jeudi, décembre 8, 2022
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La nature destructrice du rôle de l’Iran en Irak – Général George Casey

CNRI – « Le régime iranien a activement employé le terrorisme pour atteindre ses objectifs politiques en Irak. L’entrainement et l’équipement des milices irakiennes ont été un facteur majeur pour alimenter la violence confessionnelle qui a sévi en Irak en 2006 et 2009.  Nous avons réellement commencé à voir l’impact total de l’influence de l’Iran après l’attentat à la bombe de la mosquée al-Askari à Samara en février 2006 », a révélé le général américain George Casey.

Chef d’état-major de l’armée américaine de 2007 à 2011 et commandant général de la force multinationale en Irak de 2004 to 2007, George Casey s’exprimait devant des dizaines de milliers d’Iraniens et d’amis de la Résistance au meeting annuel du Conseil national de la résistance iranienne. Sa présidente élue, Maryam Radjavi, y recevait également 600 personnalités politiques et parlementaires de 50 pays du monde.

Voici les points forts de l’intervention du général Casey :

C’est un plaisir d’être de retour ici avec vous pour la seconde année de suite. On m’a demandé de parler de mon expérience personnelle en Irak aussi bien avec l’OMPI qu’avec le régime iranien.

Mais tout d’abord, félicitations, Madame Radjavi, et à vous tous, pour avoir réussi à radier l’OMPI de la liste terroriste américaine. Je rends hommage à la persévérance et la persistance de cette organisation ; mais franchement, en me fondant sur mon expérience, cela aurait dû être fait depuis longtemps.

J’étais en Irak en 2004 lorsque l’OMPI a reçu le statut de personnes protégées. J’ai étroitement surveillé ses activités pendant environ les trois ans où j’étais en Irak. J’ai reçu des rapports hebdomadaires de mes généraux qui connaissaient certains d’entre vous. Les généraux Miller, Brandenburg et Gardner. Je peux vous dire que l’OMPI n’a jamais posé aucun problème et que le camp d’Achraf était toujours calme.

Par conséquent, j’ai observé avec une grave inquiétude les événements de 2009, 2011 et les récentes attaques. Et il est évident pour moi que notre travail avec l’OMPI est loin d’être terminé. Les hommes et les femmes au camp Liberty sont toujours en danger. Les Nations Unies, le gouvernement américain et le gouvernement irakien ont tous convenu que l’OMPI devait être protégée. Ils doivent voir que cela est fait. Davantage doit être fait et davantage doit être fait rapidement, en particulier de la part du gouvernement Maliki en Irak. Ils doivent améliorer la force de protection au camp Liberty. Maintenant, tandis que je crois que le traitement par les Nations Unies est toujours la meilleure opportunité pour le retrait sain et sauf de l’OMPI du sol irakien, nous devons nous assurer de cette protection pendant tout le temps qu’ils sont là-bas. L’OMPI a continuellement respecté sa part d’engagement. Nous devons lui apporter la sécurité et nous lui devons son avenir.

À présent, permettez-moi de prendre les dernières minutes pour parler du rôle que le régime iranien a joué dans la déstabilisation de l’Irak. C’était il y a six ans, mais je pense que c’était un signe avant-coureur d’éléments à venir pour la région.

J’ai vu en personne la brutalité et la nature destructrice du rôle de l’Iran en Irak. A mes yeux, quatre éléments concernant le régime iranien sont clairs comme de l’eau de roche. Premièrement, le régime a activement employé le terrorisme pour atteindre ses objectifs politiques.
Deuxièmement, l’entrainement et l’équipement des milices irakiennes ont été un facteur majeur pour alimenter la violence confessionnelle qui a sévi en Irak en 2006 et 2009. Troisièmement, ce régime est directement responsable du meurtre de centaines de forces de la coalition et de milliers d’Irakiens. Et enfin, à cause de ces éléments, il mérite amplement sa qualification d’État parrain du terrorisme.

Nous pensons qu’en entrant en Irak, l’Iran avait pour objectif de voir un régime ami s’installer en Irak. Il voulait également que le gouvernement américain échoue à édifier une démocratie stable en Irak. Cela nous a pris un certain temps, mais nous avons observé qu’il emploie une approche en trois axes pour réussir cela. Il gagne en influence politique en soutenant financièrement les partis politiques et les dirigeants politiques irakiens. Il gagne le soutien public en apportant une aide économique aux Irakiens, essentiellement dans la partie sud du pays. Et il a encouragé l’instabilité en Irak via l’entrainement et l’équipement d’organisations terroristes.

Nous avons observé dès le départ qu’il y avait une étroite connexion entre la force Qods et la milice chiite. Mais nous n’avons réellement commencé à voir l’impact total de l’influence de l’Iran qu’après l’attentat à la bombe de la mosquée al-Askari à Samara en février 2006. Au fur et à mesure que nos services de renseignement s’amélioraient, que nous menions davantage de raids contre les milices soutenues par les Iraniens, nous avons découvert un type particulier d’engin explosif improvisé qui était fabriqué en Iran. Nous avons découvert les dernières grenades autopropulsées. Ainsi que des mortiers et des roquettes avec des inscriptions en persan et les dates de fabrication, de sorte qu’il était évident qu’elles venaient d’arriver d’Iran.

Au milieu de l’année 2006, il ne faisait plus de doute que l’Iran armait et équipait les organisations terroristes en Irak. Avec l’ambassadeur américain, j’ai apporté cette information au nouveau premier ministre, Maliki. Nous lui avons parlé des armes et du matériel, nous lui avons parlé des camps d’entraînement en Iran, et nous lui avons parlé de la présence de la force Qods. À la fin du briefing, il m’a regardé et m’a dit : « Ils propagent le terrorisme dans mon pays. » J’ai dit : « Oui, monsieur le premier ministre, ils le font. » Et ils le font probablement encore aujourd’hui.

Nous avons observé une autre tendance inquiétante fin 2006. Il nous a semblé que la milice irakienne soutenue par l’Iran forçait les Irakiens à quitter leurs quartiers à Bagdad pour accroître leur contrôle sur la ville. Nous avons confirmé cela en décembre 2006 lorsque nous avons capturé six agents de la force Qods dans une cellule d’opération à Bagdad. Dans cette cellule il y avait un centre de commandement, et sur le mur une carte. Sur cette carte, il y avait des sections de Bagdad codées par couleur, et par couleur de groupes confessionnels. Sur la carte se trouvaient également des flèches montrant le mouvement potentiel de ces populations.

Immédiatement nous avons parfaitement compris que l’Iran fomentait intentionnellement et directement la violence confessionnelle pour déstabiliser l’Irak. Par conséquent, que faut-il tirer de tout cela ? L’Histoire est importante pour guider l’avenir. Je peux vous dire que ce régime ne cessera pas son soutien au terrorisme et continuera de l’employer pour atteindre ses objectifs politiques et répandre l’instabilité à travers le Moyen-Orient.

Quand on ajoute cela à sa course continue aux armes nucléaires, je pense que ce régime présente une menace intolérable aussi bien pour la région que pour la communauté internationale. Et je ne peux penser à aucun autre cas de figure où une opposition démocratique à un régime en place est autant justifiée. Par conséquent, je vous applaudis pour vos efforts et je vous souhaite tous les succès.

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