jeudi, janvier 26, 2023

La menace iranienne

Par Tom McInerney et Fred Gedrich*

The Washington Times, 27 août – Éditorial – S’exprimant récemment devant le Conseil de Direction Démocratique, l’ancien président Clinton a appelé à "plus de diplomatie" comme une façon d’améliorer les relations hostiles de l’Amérique avec des pays tel l’Iran. Se contenter d’agiter une baguette magique diplomatique devant cet ennemi ne fera pas disparaître les problèmes qu’il cause en Irak et  ailleurs.

Par Tom McInerney et Fred Gedrich*

The Washington Times, 27 août – Éditorial – S’exprimant récemment devant le Conseil de Direction Démocratique, l’ancien président Clinton a appelé à "plus de diplomatie" comme une façon d’améliorer les relations hostiles de l’Amérique avec des pays tel l’Iran. Se contenter d’agiter une baguette magique diplomatique devant cet ennemi ne fera pas disparaître les problèmes qu’il cause en Irak et  ailleurs. Les principaux buts des dirigeants religieux de l’Iran sont de chasser les Etats-Unis des pays musulmans, de détruire Israël et les démocraties fragiles soutenues par les Etats-Unis en Afghanistan, en Irak et au Liban, et de créer une base de pouvoir de régimes qui lui ressemblent à travers le monde arabe principalement peuplé de musulmans sunnites.

A commencer par l’administration Carter, toute une série de présidents américains, y compris M. Clinton, ont échoué à inventer et mettre en oeuvre une politique efficace pour résister aux activités bellicistes du régime chi’ite de l’Iran, qui pratique une forme brutale d’intégrisme islamique.

Les dirigeants de l’Iran ont mené une guerre unilatérale avec les Etats-Unis pendant 28 ans. Leurs larbins ont saisi l’ambassade américaine à Téhéran et ont retenu 52 Américains en otages pendant 444 jours, ont  bombardé l’ambassade américaine au Liban et des résidences américaines en Arabie Saoudite, et ont enlevé et assassiné des Américains. Le régime fabrique et fournit actuellement des bombes de bord de route mortelles aux milices chi’ites en Irak et aux Talibans en Afghanistan qui tuent et mutilent les troupes américaines.

En réponse à ces actes agressifs, les Etats-Unis ont rompu leurs relations diplomatiques avec l’Iran en 1979, l’ont déclaré chaque année depuis 1984 Etat terroriste et lui ont imposé des sanctions économiques et un contrôle des exportations. Les Etats-Unis ont aussi travaillé via le Conseil de sécurité de l’ONU pour tenter de freiner le programme de développement nucléaire de l’Iran et tenu récemment des réunions où des ambassadeurs américains et iraniens en Irak ont discuté de la sécurité du pays.

Ces actions n’ont pas diminué les ambitions de l’Iran et ses capacités de créer des troubles. En l’absence d’affaires avec les Etats-Unis, le commerce de l’Iran avec d’autres pays a augmenté pour atteindre environ 110 milliards de $ pour 2006, avec la Chine, le Japon, l’Allemagne, la France et la Russie parmi les principaux partenaires. Deux membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, la Chine et la Russie, continuent à fournir au régime la technologie d’armes dangereuses et des armes. Et l’ambassadeur américain en Irak Ryan Crocker a annoncé "une escalade pas une désescalade" du soutien iranien aux milices chi’ites après les discussions récentes avec sa contrepartie iranienne.

Ce manque de progrès illustre la futilité de ne vouloir s’appuyer que sur la diplomatie, des sanctions et la communauté internationale comme des armes primaires contre ce mastodonte du terrorisme. Les Etats-Unis pourraient intelligemment recalibrer dans son ensemble leur stratégie vis-à-vis de l’Iran en prenant les mesures suivantes :

– A – Informer l’Iran qu’il doit arrêter : (1) de développer son programme nucléaire immédiatement et de manière vérifiable ; (2) de fournir des armes et des entraînements aux milices chi’ites irakiennes comme l’Armée du Mahdi, l’organisation Badr et d’autres ; (3) de soutenir les groupes terroristes étrangers comme le Hezbollah, le Hamas et le Jihad Islamique palestinien; et (4) de fournir un sanctuaire aux leaders et aux agents d’Al-Qaida. Si l’Iran ne cessent pas ces activités, les conséquences seront des raids aériens américains sélectifs sur des équipements nucléaires et tout ce qui les soutient, les usines d’explosifs IED, et les forces navales spéciales, aériennes et terrestres des unités du corps de gardiens de la révolution.

-B- Encourager l’opposition iranienne et les groupes de résistance et des dissidents à combiner leurs efforts en vue d’un changement pacifique du gouvernement de l’Iran. Le temps semble mûr. Le régime prive 65 millions de citoyens de droits politiques élémentaires, de libertés civiques et d’une presse libre. Et une mauvaise politique gouvernementale a créé un chômage et une inflation élevés. De plus, le régime recourt à une vague de répression contre les syndicalistes, les enseignants, les journalistes, les étudiants et les intellectuels. Pendant les quatre derniers mois, il a  arrêté plus d’un million de personnes et a pendu et lapidé plusieurs centaines d’entre elles.

-C- Après consultations du Congrès, révoquer la décision du Département d’Etat Clinton/Albright 1997 de placer l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MeK) sur la liste du terrorisme des Etats-Unis. L’OMPI est le plus grand, le mieux organisé et le plus craint de tous les groupes de résistance iraniens et plus de 50.000 de ses membres ont été tués par le régime islamique.

Ce groupe a aidé à dénoncer le programme nucléaire secret de l’Iran et fournit actuellement aux Etats-Unis des renseignements d’une importance majeure. L’administration Clinton l’a mis sur la liste noire en espérant semble-t-il que la mesure favoriserait de meilleures relations avec l’Iran. La dirigeante de l’OMPI, Maryam Radjavi, est une Iranienne musulmane qui préconise la création d’un Etat laïc, démocratique, non nucléaire et sans peine de mort. L’ouvrage de 2006 intitulés "La complaisance avec les ayatollahs ou la répression de la démocratie" dévoile les raisons principales de l’inscription du groupe sur la liste noire.

L’Iran pose un danger clair et actuel aux Etats-Unis. Et le Président Bush semble obligé d’agir si l’Iran ne modifie pas son comportement. Pendant les jours sombres menant à la Deuxième Guerre mondiale, beaucoup de dirigeants européens et américains ont fait l’erreur de penser qu’ils pourraient négocier ou isoler leurs pays des forces sinistres qui menaçaient l’humanité. Leur échec à reconnaître directement le bien du mal les a empêchés d’agir promptement et collectivement contre cette menace. En conséquence, 60 millions de personnes sont mortes, y compris 6 millions de Juifs. L’histoire montre que la complaisance est une politique qui a échoué. Assurons-nous qu’elle ne se répète pas.

* Le général Tom McInerney est un analyste militaire de Fox News et un ancien assistant du vice commandant de l’armée de l’air américaine. Fred Gedrich est un analyste de politique étrangère et de sécurité nationale et a servi dans les départements d’Etat et de la Défense.

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