vendredi, décembre 2, 2022
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La jeunesse mondiale peut jouer un grand rôle dans la lutte pour la liberté en Iran – Vidéo

Un panel de jeunes gens a participé le 12 août, Journée Internationale de la Jeunesse, à une conférence en ligne sur le sujet des problèmes en Iran et dans la région. Ils ont participé du Canada, de Suède, du Royaume-Uni, de France et de Hollande et ont discuté de la répression en Iran et de la façon dont la jeunesse y fait face.

Nikou Kalbali, étudiant iranien au Canada, a mis l’accent sur la situation générale de l’Iran. Elle a affirmé qu’il n’y avait pas d’égalité des genres, pas de liberté d’expression et que la jeunesse était particulièrement victime de la répression (ils n’ont pas le droit de choisir ce qu’ils portent, par exemple).

Musali Buhaibeh, doctorant en France, bien que choqué par les récentes déclarations du parlement iranien, reste optimiste. Il a été surpris d’entendre un général des gardes révolutionnaires affirmer que ce qui se passe au Yémen est un reflet de la vision islamique, mais il pense que le peuple iranien est très doué pour défendre ses droits. Selon lui, le régime détourne l’attention de la communauté internationale des souffrances économiques et sociales du peuple iranien.

Le chômage est un autre problème affectant particulièrement la jeunesse iranienne. Reza Rezai, professeur assistant au Canada, a affirmé que « les gens ne peuvent pas trouver d’emplois, et s’ils en trouvent, ce sont des contrats minimaux » qui ne leur permet même pas de gagner suffisamment d’argent pour vivre.

Le taux d’exécutions par personne est le plus élevé du monde et le niveau de répression et de peur imposé par les mollahs (les pendaisons publiques pour terroriser la population, par exemple) est choquant, tout comme leurs actions en Syrie, au Liban, en Irak, au Yémen etc., a affirmé Omid Ebrahimi, étudiant iranien en Angleterre. Quoi qu’il en soit, il a souligné le rôle essentiel joué par la jeunesse. Par exemple, une simple manifestation intitulée « où est ma voix dans les élections ? » a fini par devenir un sérieux mouvement de protestation anti-régime. Il espère que le « renversement du régime des mollahs aura lieu bientôt ». Wissam Alawayed, élève syrien au lycée en France, est d’accord avec le fait que « les jeunes sont ceux qui ont commencé à sortir dans les rues pour demander la liberté. »

Hanif Eslamvand, éudiant iranien en Suède, a déclaré au public qu’en tant que jeune personne vivant à Stockholm, il vivait comme il était censé vivre. Il est étudiant et entraîneur d’une équipe de football féminine – chose impossible en Iran. Sa cousine joue au volley en Iran, et pourtant son propre père n’a pas pu la voir jouer, pour la simple raison qu’il est du sexe opposé.

Eslamvand s’est montré scandalisé qu’un pays comme l’Iran, où beaucoup vivent dans la pauvreté, utilise des grues pour pendre les gens plutôt que pour développer des villes et des villages – quelque chose dont le pays a désespérément besoin. Son rêve est qu’un jour la jeunesse d’Iran soit capable de parler de son pays avec « joie et fierté », non en pleurant.

Interrogés sur ce que souhaite la jeunesse iranienne et ce que le futur lui réserve, Kalbali a affirmé qu’ils cherchaient à vivre dans « une société libre et démocratique ». Elle a dit que les jeunes représentaient 60% de la population, et qu’ils travaillaient dur pour dévoiler les atrocités commises par le régime. Ils font de plus en plus de révélations chaque jour, malgré les efforts du régime pour les en empêcher. Elle a fait remarquer que la cyber-police avait pour ordre de bloquer le flux d’informations et que l’Iran était le plus gros consommateur mondial d’équipement de filtrage internet.

D’après Rezai, le « régime est dans une position d’extrême faiblesse ». L’accord nucléaire a suscité beaucoup de désaccords, ce qui a provoqué une hausse des exécutions. Ils sont dans une situation désespérée et « font tout leur possible pour réprimer le peuple ».

Un spectateur a demandé comment le régime pouvait être poussé hors du pouvoir et Wissam Alawayed a répondu que selon lui, une fois que le régime syrien sera renversé, le régime iranien subira le même sort peu après. Il a dit que les situations étaient liées.

Tariq Bashir, un étudiant irakien vivant en Hollande, est optimiste pour un changement en Iran. Il a un avenir brillant devant lui et trouve « injuste » que la jeunesse iranienne en soit privée. « Restez positifs », dit-il à la jeunesse en Iran et dans la région. « Plus nous serons à nous battre, le mieux ce sera. En faisant front commun, nous serons plus fort. »

Nikou Kalbali a dit qu’il était très difficile d’aider directement les gens en Iran, tant le pays est fermé et le peuple réprimé à l’extrême. Quoi qu’il en soit, elle a affirmé que la mobilisation internationale fonctionnait, comme dans le cas d’un mineur qui avait été condamné à mort – à cause du tollé international, son exécution à été ajournée à maintes occasions.

Sur le même sujet, Omid Ebrahimi a affirmé que l’objectif des conférences en lignes était de mobiliser la jeunesse hors d’Iran. En dehors de l’Iran, alors qu’il n’y a pas de répression, « nous pouvons nous réunir pour libérer l’Iran des mollahs ». D’après Musali Buhaibeh, les journalistes et activistes font un travail formidable, « mais nous voulons que les leaders des gouvernements de nos pays guident l’Iran dans le processus de changement. »

Rezai a également souligné l’importance pour la jeunesse hors d’Iran d’étendre la sensibilisation. Il a fait remarquer que le grand public présume que depuis l’accord nucléaire, la situation en Iran est résolue et n’est plus un problème. Mais « la réalité est très différente ». Il a souligné que les occidentaux ignoraient largement le problème de prolifération de crystal meth en Iran. Un pourcentage énorme de la population est dépendante à cette drogue – beaucoup de femmes, jeunes pour la plupart. Le régime se réjouit de cette situation, parce que tous ces individus ne sont plus préoccupés par les problèmes politiques et sociaux, uniquement soucieux de se procurer de la drogue.

Un point qui a été répété encore et encore pendant la conférence, c’est que le peuple hors d’Iran peut faire une énorme différence dans le combat pour la liberté en Iran. Le courage de la population iranienne a été loué et les jeunes panellistes ont tous exprimé leur espoir que la répression cesse bientôt.

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