mardi, décembre 6, 2022
AccueilActualitésActualités: Iran RésistanceDéputé Sir David Amess : Nous devons soutenir le changement de régime en...

Député Sir David Amess : Nous devons soutenir le changement de régime en Iran

La communauté internationale se doit de faciliter le renversement du régime des mollahs en Iran, de façon à garantir que Téhéran ne devienne pas un état doté de l’arme nucléaire, a écrit jeudi Sir David Amess, Membre du Parlement du Royaume-Uni.« L’accord nucléaire, indéniablement faible, est un pas en arrière par rapport aux concessions que l’on aurait pu obtenir de Téhéran si nous étions restés inflexibles. Dans ce sens, c’est un échec.

Mais vous pouvez échouer à un test et réussir tout de même votre examen, et je reste optimiste sur l’issue de cette situation quand la politique de l’Occident envers l’Iran, en particulier celle des américains, entrera dans de nouvelles phases après la fin de la présidence Obama », a écrit M. Amess dans Business Insider. 

Sir David Amess 

« Le fait est que dans tout accord il aurait suffi que les États-Unis et leurs alliés n’abdiquent pas complètement leurs responsabilités pour voir le régime iranien opérer un repli majeur. Durant la majeure partie de son existence, la République Islamique a maintenu ses ambitions nucléaires comme un élément majeur de sa stratégie pour s’accrocher au pouvoir et viser l’hégémonie dans la région », a-t-il écrit. 

« Ces ambitions sont toujours d’actualité et restent viables, mais avec les dispositions de l’accord nucléaire, l’Iran va devoir accroître son effort de tromperie pour obtenir une bombe, ou bien devra attendre à peu près dix ans avant de pouvoir commencer à enrichir de l’uranium ouvertement et faire avancer son programme nucléaire avec la bénédiction de la communauté mondiale. » 

« L’accord nucléaire n’exclut clairement pas la possibilité pour l’Iran d’obtenir une arme nucléaire à une date ultérieure. Mais il présente tout de même l’opportunité d’éliminer cette possibilité en s’assurant que le régime religieux de Téhéran n’existe plus dans dix ans. » 

« Actuellement, les responsables du gouvernement Obama emploient des mots comme « irréelles » pour qualifier les demandes passées de leurs opposants pour un accord nucléaire qui bloque complètement les ambitions nucléaires de Téhéran en le forçant à abandonner tout enrichissement nucléaire et à éliminer ses réserves de missiles balistiques. Au milieu de ce discours, certains américains peuvent être enclins à penser qu’il est tout aussi « irréaliste » de s’attendre à ce que le régime iranien soit poussé à sa chute dans une courte période de temps. Mais rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité. » 

« Le Guide Suprême du régime Khamenei a fait marche arrière aux derniers jours des négociations nucléaires sur certaines des lignes rouges qu’il revendiquait. Cela pointe le fait que les négociations auraient pu accomplir bien plus, mais cela souligne aussi le fait que tout recul de la part du régime révèle sa vulnérabilité interne. » 

« Tout cela a été souligné récemment dans une déclaration politique du Conseil National de la Résistance Iranienne (CNRI) concernant la manière de procéder après l’accord nucléaire. Comme principal mouvement d’opposition au régime des mollahs, le CNRI, qui a aussi révélé le programme nucléaire clandestin du régime, a les yeux braqués sur la dissidence grandissante au sein de la République Islamique. Il semble que les mesures répressives continuelles envers les activistes politiques ont échoué à faire cesser les appels à un changement généralisé. » 

 « Ces menaces intérieures sont de tels signes d’échec pour le régime qu’il ne peut pas reculer sur la question nucléaire. Manquant de légitimité à l’intérieur, il a besoin d’armes de destruction massive pour l’aider à établir son statut dans la région. Et c’est d’autant plus vrai au vu des défis toujours plus nombreux hors de ses frontières, de la dissidence israëlienne contre un accord nucléaire faible à la formation de coalitions menées par les saoudiens pour combattre l’ingérence de l’Iran au Yémen. » 

« Si seul le programme nucléaire iranien avait été vulnérable pendant la période de négociations avec les pays du P5+1, l’accord du 14 juillet serait un échec, point final. Mais du moment qu’il fait ne serait-ce qu’un petit progrès, la possibilité d’une victoire sur le régime religieux reste certaine. Et elle dépend plus de notre politique globale envers le régime que de notre réussite dans une quelconque dimension. » 

« Étant donnée la faiblesse de l’accord nucléaire, le seul moyen à présent de garantir que l’Iran ne deviendra pas un état doté de l’arme nucléaire est de faciliter la fin de ce gouvernement, et de soutenir l’idéologie qui fait que le peuple de Téhéran est dévoué à cet aboutissement. Et la faiblesse actuelle du régime signifie que cela ne nécessite pas beaucoup d’investissement de la part des démocraties occidentales. Cela peut être fait simplement en reconnaissant les aspirations démocratiques du peuple iranien et en soutenant l’opposition organisée au régime à une échelle nationale et régionale. » 

« Mais si nous échouons à formaliser cette politique, y compris à ouvrir la coopération avec le CNRI, dirigé par Maryam Radjavi, une femme musulmane tolérante, et à appuyer les actions de la coalition arabe, nous aurons véritablement gâché notre opportunité, pas seulement de mettre fin au programme nucléaire iranien aussi de mettre fin aussi aux plus larges menaces que l’Iran constitue pour la sécurité internationale. » 

« C’est-à-dire que, sous un accord nucléaire faible, l’Iran se trouve considérablement enrichi par la levée des sanctions et l’investissement mondial. L’économie du régime mettra du temps à se relever, en particulier au vu de sa mauvaise gestion chronique et de la persistance de l’influence corrompue des Pasdaran (GRI). Ainsi, il existe une opportunité unique, mais la fenêtre est déjà en train de se fermer, et si nous n’agissons pas rapidement, la menace iranienne deviendra plus grande que tout ce que nous avons connu ces 35 dernières années. » 

« Je suis loin d’être convaincu que le Congrès américain va ratifier l’accord du Président Obama avec le Président iranien Rohani. Mieux vaut débattre que se battre, mais nous devrions être attentifs et prudents lorsque nous traitons avec l’Iran en ce moment précis. Donc je conseille vivement au gouvernement britannique et au ministère des Affaires étrangères d’agir avec une grande prudence sur cette question », a-t-il ajouté. 

Sir David Amess est député Conservateur de la Chambre des communes et co-président du Comité du Parlement britannique pour la Liberté en Iran (BPCIF).

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe