mardi, novembre 29, 2022
AccueilActualitésActualités: Iran RésistanceLa conférence de La Haye appelle l'ONU à reconnaître Liberty comme camp...

La conférence de La Haye appelle l’ONU à reconnaître Liberty comme camp de réfugiés

CNRI – D’éminents dignitaires internationaux se sont rassemblés à La Haye ville de la Cour pénale internationale le 30 octobre pour y tenir une conférence et appeler les Nations Unies à reconnaître Liberty, en Irak, comme un camp de réfugiés sous la surveillance et la protection de l’ONU et du HCR.

Le Professeur Henk de Haan, président du groupe néerlandais des Amis d’un Iran Libre, l’ancien congressman américain Patrick Kennedy, Me Juan E. Garces, éminent juriste international, ainsi que le colonel Wesley Martin, ancien commandant américain au camp d’Achraf figuraient au nombre des participants.

Mme Maryam Radjavi, Présidente élue de la Résistance iranienne, a envoyé un message vidéo à la conférence, soulignant l’importance de la protection de l’ONU pour Achraf.

« J’aimerais saisir l’opportunité pour souligner la nécessité d’une intervention active des États-Unis et de l’Union européenne concernant la situation des membres de l’opposition à Achraf et à Liberty. La situation actuelle dans laquelle ils sont privés des normes en matière humanitaire et des droits de l’homme est la conséquence de la complaisance des puissances occidentales avec le fascisme religieux en Iran et son gouvernement fantoche en Irak. Par leur silence et leur inaction, ils ont permis la poursuite dans la pratique de la répression et des crimes des mollahs contre les membres de l’opposition. De fait qu’à l’heure actuelle, les résidents de Liberty sont privés du minimum de leurs droits humains  bien qu’ils soient des « personnes protégées » en vertu de la 4ème Convention de Genève et qu’ils ont été reconnus comme des « demandeurs d’asile » et des « personnes relevant de la compétence » du HCR. Malheureusement, les Nations Unies n’ont pas rempli leur obligation envers les résidents non plus. Le plus regrettable est que dans la pratique, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU se tient également du côté du gouvernement irakien. J’appelle les États-Unis ainsi que les États membres de l’UE, tels que le gouvernement néerlandais, à contraindre le gouvernement irakien à cesser d’enfreindre les droits juridiques et humains des résidents de Liberty et d’Achraf et à exhorter l’ONU à déclarer le camp Liberty comme un camp de réfugié afin de faciliter la réinstallation des résidents », a-t-elle dit dans son discours.

L’ancien congressman Patrick Kennedy participait également à cette conférence, soulignant que l’ONU devait assumer de son rôle primordial.
« Nous avons enfin réussi aux États-Unis à retirer cette étiquette terroriste de l’OMPI, et pour finir les gens du camp d’Achraf et à présent de Liberty doivent être reconnues par l’ONU et les États-Unis comme les réfugiés qu’ils sont et traités avec respect en vertu des droits de l’homme parce que c’est ce qu’ils méritent. Le colonel Martin vous dira comment l’ONU et les États-Unis empêchent toujours les personnes du camp Liberty de vivre librement et en sécurité. C’est un camp de réfugié traité comme un camp de concentration. Ils vivent dans une situation insupportable, privés de médicaments, privés de facilités pour les handicapés, privés d’eau et d’électricité dans certains cas. Ici à La Haye, nous attendons de l’ONU qu’elle fasse respecter sa charte pour protéger les personnes dans le camp Liberty et qu’elle s’assure qu’elles bénéficient de toute la dignité humaine qu’elles méritent en tant que demandeurs d’asile », a-t-il martelé.

Me Juan E. Garces, éminent juriste international, a mis en lumière l’aspect juridique de ce dossier. « Après le droit à la vie et à la liberté c’est le droit à la propriété dont sont privés les résidents d’Achraf. Les autorités irakiennes s’ingèrent dans le transfert des possessions, tout en sachant que même la législation nationale de l’Irak. Est-ce alors troublant que la mission de l’ONU sur ce dossier infirme en pratique également le droit à la propriété en vertu de l’état de droit. Il est temps que certains États, certains gouvernements et le secrétaire général de l’ONU mettent en place une commission indépendante pour enquêter sur le non-respect du droit international pratiqué au sein de la MANUI depuis le départ de M. Ad Melkert. Les résidents à Liberty sont désormais des demandeurs d’asile et des réfugiés. Dès lors, le gouvernement irakien et le HCR de l’ONU doivent intervenir et déclarer Liberty camp de réfugiés pour s’assurer que leurs droits sont respectés, comme le droit à la liberté de mouvement. »

Le Pr Henk de Haan, président du groupe néerlandais des Amis d’un Iran Libre a déclaré dans son discours : « La raison pour laquelle nous sommes ici, c’est que nous avons tous profondément affligés par la situation de nos amis à Liberty. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons organisé cette rencontre afin d’attirer l’attention de nos amis politiques aux Pays-Bas, mais également en Europe, afin d’avoir des positions actives pour sauver la vie des personnes à Liberty. »

Le colonel Wesley Martin, ancien commandant américain au camp d’Achraf, a décrit l’aspect humanitaire de cette affaire. « Les États-Unis et l’ONU ont minimisé l’importance des attaques de 2009 et 2011. Ils ont prétendu, particulièrement l’ambassadeur Kobler, que Liberty était un endroit très convenable pour vivre. Ce n’est pas le cas. J’ai vécu à Liberty lorsque je travaillais aux Opérations de détentions. Oui, à l’époque c’était très habitable. Mais une fois que les Américains sont partis, le camp a été pillé par l’armée irakienne. Il a probablement été détruit par l’armée irakienne. Et le temps a détérioré les joints, les citernes d’eaux usées et un tas d’autres choses. Personne n’a rien fait pour retirer le colonel Sadeq de Liberty. Ils sont privés d’eau, de médicaments, et sont continuellement tourmentés, continuellement sous des pressions psychologiques, continuellement sous des menaces. On a refusé l’entrée des groupes électrogènes dans le camp, des pièces de rechange endommagées n’ont pu être remplacées, et finalement le Département d’État s’en est mêlé et a fait entrer les groupes électrogènes. »

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe