mardi, novembre 29, 2022
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Iran – Pillay demande que les droits de l’Homme soient évoqués lors des négociations sur le nucléaire

Les pourparlers entre le régime iranien et les six puissances mondiales visant à parvenir à un accord sur le programme nucléaire de ce régime devraient inclure les préoccupations relatives aux droits de l’Homme, a déclaré jeudi la Haut-Commissaire de l’ONU pour les droits de l’Homme.

Mme Navi Pillay a déclaré que l’Organisation des Nations Unies est particulièrement préoccupée par les exécutions en Iran, notamment l’exécution programmée d’une femme reconnue coupable du meurtre de son mari à l’âge de 17 ans.
« Ces très nombreux condamnations à mort à l’issu de procès que nous considérons comme injustes et fondés sur des accusations fallacieuses suscitent d’énormes inquiétudes », a-t-elle dit aux journalistes en marge d’une conférence à Vienne.
« J’encourage que toute négociation avec l’Iran inclut pleinement des discussions sur la situation des droits de l’Homme. Nous avons besoin d’un engagement de la part de l’Iran qu’ils vont protéger les droits humains de leurs citoyens. »
La Haut-Commissaire de l’ONU pour les droits de l’Homme, Navi Pillay, a exprimé jeudi dernier les inquiétudes suscitées par le grand nombre d’exécutions en Iran depuis le début de cette année. Elle a appelé les autorités de ce pays à mettre un terme à ces exécutions et en particulier stopper l’exécution imminente d’un condamné à mort ayant été mineur au moment des faits qui lui reprochés.
« L’exécution imminente de Razieh Ebrahimi a encore une nouvelle fois mis en lumière l’utilisation inacceptable de la peine de mort contre des mineurs en Iran », a déclaré Madame Pillay.
Madame Ebrahimi a été reconnue coupable du meurtre de son mari quand elle avait 17 ans. Elle avait été mariée avec lui à l’âge de 14 ans, a donné naissance à un enfant quand elle avait 15 ans et dit avoir été victime de violence conjugale.
« Quelles que soient les circonstances de la commission de ce délit, l’exécution de personnes mineures est clairement interdite par les lois internationales en matière des droits de l’Homme », a ajouté Madame Pillay.
« Les verdicts de condamnation à mort prononcés contre les personnes de moins de 18 ans et la mise en application de ces verdicts sont manifestement incompatibles avec les obligations internationales de l’Iran en vertu du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Convention relative aux droits de l’enfant. »
« Je demande instamment aux autorités iraniennes de renoncer à l’exécution de Razieh et de tous les autres condamnés à mort mineurs », a déclaré Madame Pillay.
Un autre mineur délinquant âgé de 17 ans (un garçon afghan, nommé Jannat Mir) a été pendu en avril dernier dans une prison situé à Ispahan (au centre de l’Iran) pour des infractions liées à la drogue.
Selon des rapports, il n’a pas eu accès à un avocat ou aux services consulaires de son pays. Cette situation a suscité des préoccupations à propos du respect des principes d’un procès équitable dans son cas et dans les cas de cinq autres Afghans exécutés avec lui pour des infractions similaires.
Pillay a exprimé son inquiétude vis-à-vis du fait qu’un grand nombre de délinquants mineurs se trouvent dans le couloir de la mort en Iran.
Selon les informations recueillies par le Bureau des droits de l’Homme de l’ONU auprès de sources fiables, environ 160 personnes seraient condamnés à mort en Iran pour des crimes qu’ils auraient commis au moment où elles avaient moins de 18 ans.
Le Haut Commissaire a également condamné l’exécution d’un certain nombre de prisonniers politiques – au moins six depuis le début de cette année. Quatre autres – Hamed Ahmadi, Kamal Malaï, Jahangir Dehghani et Jamshid Dehghani – tous issus de la minorité ethnique kurde – sont exposés au risque d’une exécution imminente. Ils ont été condamnés en 2010 après avoir été accusés de « Moharebeh » (« être en guerre contre le Dieu ») et de « Fassad-fil-arz », (« corruption sur la la terre ») lors des procès non-équitables selon les normes internationales.
Madame Navi Pillay a exhorté le régime iranien d’imposer immédiatement un moratoire sur toutes les exécutions, en vue d’abolir la peine de mort en Iran.

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