mercredi, février 8, 2023
AccueilActualitésActualités: Iran Résistance« Nous devons trouver des moyens de protéger les Iraniens du camp...

« Nous devons trouver des moyens de protéger les Iraniens du camp d’Achraf », Bill Richardson ancien officiel US

CNRI – « Nous devons à l’évidence trouver des moyens de protéger les Iraniens au camp d’Achraf. Je pense qu’il est inexcusable que nous ne le fassions pas. On parle de moyen de pression sur le gouvernement irakien. Nous l’avons », a déclaré Bill Richardson, haut responsable américain.

L’ancien Secrétaire à l’Energie de Bill Clinton s’exprimait le 20 janvier  dans une conférence à Washington organisée par ExecutiveAction qui rassemblait d’anciens hauts responsables des administrations Obama, Bush et Clinton. Intitulée « Les menaces nucléaires et terroristes de l’Iran et ses violations de droits. Après le rapprochement et les sanctions, quoi d’autre ? », elle affichait un panel de haute volée avec le général James Jones, ancien conseiller à la sécurité nationale du président Obama, le général Anthony Zinni, ancien commandant du CENTCOM, James Woolsey, ancien directeur de la CIA, Michael Mukasey, ancien ministre de la Justice, Tom Ridge, ancien Secrétaire à la sécurité intérieure, Louis Freeh, ancien directeur du FBI, et Mitchell Reiss, ancien directeur de la planification politique du Département d’Etat. le modérateur était l’ancien sénateur Robert Torricelli.

Tous se sont exprimés en faveur de la radiation de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) de la liste du terrorisme des Etats-Unis, et d’un changement de politique américaine vis-à-vis du régime des mollahs et de la Résistance iranienne.

Voici les moments forts de l’intervention de Bill Richardson :

J’aborderai trois domaines que nous partageons tous. Je pense qu’il est important que nous trouvions des moyens de traiter avec l’opposition iranienne, à la fois en Iran et à l’extérieur de l’Iran. Il est important que nous embrassions la cause de ces mouvements de libération.

Deuxièmement, concernant l’OMPI, oui, je pense qu’il est logique de les enlever de la liste du terrorisme. Je ne suis pas en train de faire des excuses, mais je pense que c’est quelque chose que nous avons vraiment besoin de reconsidérer sur le champ, immédiatement. Il semble qu’il s’agisse d’un mouvement naissant, important et nous devrions prendre des mesures pour que cela arrive.

Le troisième domaine est la situation au camp d’Achraf. Nous devons à l’évidence trouver des moyens de protéger les Iraniens qui s’y trouvent. Je pense qu’il est inexcusable que nous ne le fassions pas. On parle de moyen de pression sur le gouvernement irakien. Nous l’avons. Nous devrions trouver le moyen de faire en sorte que cela arrive. A présent notre désir ultime serait d’avoir à Téhéran un gouvernement stable, démocratique, coopératif, qui agisse comme un membre responsable de la communauté internationale.

Malheureusement, comme nous le savons tous, la situation est actuellement différente, radicalement différente. Je voudrais donc faire deux hypothèses sur lesquelles vous serez peut-être d’accord avec moi.

Ce dont nous avons besoin c’est de savoir comment faire des progrès. Nous savons que les Iraniens partagent un sens profond de fierté nationale pour que leur pays soit respecté pour son histoire, ses réalisations et son importance géostratégique.

Le second principe sur lequel je pense que nous convenons tous, c’est qu’il n’existe aucune excuse pour le soutien prouvé du gouvernement actuel au terrorisme international, à ses violations des droits de l’homme, à ses rejets d’ouvertures internationales pour parvenir à un accord sur le programme nucléaire, à la négation de l’Holocauste et plus encore. Aussi, sommes-nous sans doute jusqu’ici tous sur la même corde. La question est de savoir ce que nous faisons à propos de tout ceci, à part faire de bons discours ? Comment faire avancer les choses ?

Je voudrais me pencher sur deux éléments de la politique américaine. D’abord sur le régime iranien et ensuite sur le peuple iranien.

Nous devons être sûrs que le gouvernement iranien sait qu’un Iran nucléaire est inacceptable et  nous devons être crédibles quand nous disons que nous ferons ce qu’il faut si l’Iran continue à mépriser la volonté de la communauté internationale.
Je suis pour des sanctions. Je pense à des sanctions efficaces soutenues par la communauté internationale, nos alliés européens, qui sont finalement devenus quelque peu sérieux sur les sanctions ;  nous devons continuer, pas seulement en les poussant mais en trouvant des moyens de les rendre plus efficaces.

Nous devons trouver des moyens avec le peuple iranien, en soutenant l’opposition, en trouvant ces éléments dans la société iranienne ayant besoin de communiquer.

Je n’ai aucune illusion qu’un dialogue, de gouvernement à gouvernement, comme cela devrait se faire, se fasse aujourd’hui à Istanbul, marche. Mais je pense que c’est une mauvaise idée de ne pas avoir de sanctions et une approche internationale unifiée.

Je pense que les sanctions sont un instrument, elles doivent être affinées et maintenues, elles doivent être combinées avec une nouvelle approche pour parler au peuple iranien.  L’une passe par le groupe de l’OMPI, au moins en lui donnant quelque crédibilité, en lui parlant  et en trouver des moyens de travailler ensemble.

L’autre à l’évidence est de protéger les droits des gens dans ce camp – quelque que chose dont je n’étais pas au courant jusqu’à ce matin. La troisième est de savoir communiquer avec l’opposition, aux Etats-Unis, en Europe, en Iran.

Je pense que cette question est si importante qu’elle doit impliquer le peuple américain, elle doit vous impliquer, elle doit impliquer les membres directement concernés par  cette question. Cela implique que vous alliez parler à votre sénateur et à votre représentant au Congrès, en trouvant des moyens de faire participer la population américaine de votre Etat à ce dialogue.