vendredi, décembre 2, 2022
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« Merci à Maryam Radjavi d’avoir fait de cet iftar fraternel une tradition » – Sid Ahmed Ghozali

CNRI – « Je crains que le pouvoir dictatorial religieux de Téhéran ne vise qu’une chose, c’est d’éradiquer cette population d’Achraf. Nous avons attiré l’attention sur les risques d’un nouveau Srebrenica, et nous voyons que le danger se précise. Il faut que la communauté internationale fasse d’abord pression sur les coupables, sur les responsables, et non pas sur les victimes », s’est exclamé Sid Ahmed Ghozali le 4 aout à la Plaine St-Denis, près de Paris.

L’ancien premier ministre algérien, présidait une conférence internationale arabo-musulmane suivie d’un Iftar (rupture du jeûne) en solidarité avec la Résistance iranienne et Achraf qui rassemblait autour de Maryam Radjavi, des centaines de personnalités musulmanes de 17 pays et des délégations parlementaires de 14 pays arabes. La conférence a appelé à la condamnation de l’Irak par l’Assemblée générale de l’ONU, l’Organisation de la conférence islamique et la Ligue arabe, pour sa répression des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) dans les camps d’Achraf et de Liberty. Des personnalités comme Bariza Khiari, vice-présidente du sénat français, Patrick Kennedy, des représentants de la communauté musulmane de France avec notamment Khalil Meroun recteur de la mosquée d’Evry, et des délégations du Moyen-Orient et d’Afrique du nord, ont pris la parole.

Voici l’intervention de Sid Ahmed Ghozali :

Mesdames et Messieurs, mes chers frères et mes chères sœurs, chère Madame Maryam Radjavi
 
Je vous salue toutes et tous, et au nom du Comité arabo-musulman de défense des résidents d’Achraf, je vous souhaite la bienvenue et vous présente mes meilleurs vœux à l’occasion du mois de Ramadan, le mois de la révélation du Coran, un mois de rapprochement avec Dieu, un mois de piété et de rapprochement des cœurs, et de la solidarité entre tous les hommes, qu’ils soient musulmans ou d’une autre croyance.

Comme je l’ai dit à l’ouverture, j’ai exprimé une seule prière en ce mois de Ramadan. J’ai dit « Dieu préserve, préserve les habitants d’Achraf contre les actions injustes. » Et ma pensée en cette ouverture, va bien sûr à tout le peuple iranien et aussi au peuple syrien dont nous suivons quotidiennement, je dirai d’heure en heure, les souffrances.

Je salue toutes les délégations qui viennent de tous les pays, bien sûr des pays arabes et musulmans, mais aussi du monde occidental, notamment des États-Unis d’Amérique, de Grande-Bretagne et bien sûr de France, cette terre d’asile et des droits de l’homme, et qui a été, je le rappelle, il y a trente ans, le premier pays occidental à avoir accordé l’asile à la résistance iranienne.

Cette large diversité est le reflet de cette solidarité dont j’ai parlé entre les êtres humains, et particulièrement entre les défenseurs des causes justes.

Je suis reconnaissant envers Madame Maryam Radjavi ainsi que l’ensemble des dirigeants et des militants de l’organisation des Moudjahidine du peuple pour avoir fait de cette rencontre autour d’un iftar fraternel une tradition qui nous permet de nous conforter mutuellement et d’avoir une pensée solidaire avec tous nos frères et tous nos sœurs qui souffrent à travers le monde et en particulier aujourd’hui, comme je le disais, nous pensons à Achraf et à la Syrie.

Et je voudrai, à ce propos, avant de vous parler du programme, faire des observations à caractère purement politique. J’ai parlé de solidarité avec le peuple syrien et avec le peuple iranien, parce que ces deux peuples souffrent, chacun à sa manière, supportent les affres de ce que c’est que la dictature. Il n’est pas question pour moi d’opposer les deux peuples, mais je voudrais attirer l’attention sur le fait que nous qui suivons à travers les chaînes de télévision, à travers les radios, à travers les médias, à chaque heure, ce qui se passe en Syrie, nous voulons attirer l’attention que ce qui se passe en Iran, mais dans le silence, à l’abri des caméras, est peut-être encore plus dangereux.

Alors que la pression de la communauté internationale s’exerce à juste titre en Syrie contre le pouvoir dominateur et le pouvoir massacreur, à Bagdad, c’est sur les victimes que s’exerce la pression la plus insupportable. Je ne parle pas des conditions de vie, mes amis et nos frères iraniens vous en parleront quotidiennement, on oblige 3400 personnes à des conditions de vie infrahumaines et ça c’est intolérable, et à l’abri des caméras. Je crains que le pouvoir dictatorial religieux de Téhéran ne vise qu’une chose, c’est d’éradiquer cette population.

Nous avons, ces dernières années, attiré l’attention sur les risques d’un nouveau Srebrenica, et nous voyons que le danger se précise de plus en plus, et il faut que la communauté internationale cesse de pratiquer la politique de deux poids et deux mesures et qu’elle fasse d’abord pression sur les coupables, sur les responsables, et non pas sur les victimes.

 

 

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