vendredi, décembre 9, 2022
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« Le peuple en Iran cherche un gouvernement qu’il puisse respecter : c’est le CNRI » (Lord Archer)

« Le peuple en Iran cherche un gouvernement qu’il puisse respecter : c’est le CNRI » (Lord Archer)CNRI – Lord Archer of Sandwell a pris part au débat du 9 février à la Chambre des Lords à Londres sur la situation en Iran la levée de la proscription qui frappe le principal mouvement de la Résistance iranienne, les Moudjahdine du peuple d’Iran :

Messieurs, je félicite également le noble Lord Hurd, pour avoir pris l’initiative de ce débat qui tombe à point nommé et pour son introduction clairvoyante. J’espère que le noble Lord Phillips me pardonnera si je résiste cette fois-ci à la tentation de m’engager dans un débat bilatéral avec lui. Si nos contributions semblent superficielles et quelque peu à bout de souffle, elles reflètent la petite part de temps qui nous a été impartie. Je ne me plains pas. La chambre des Lords peut se glorifier d’avoir une réserve d’expérience et d’expertise, elle peut se glorifier d’avoir tout, excepté du temps.

Il est inutile de discuter le fait que le gouvernement iranien cherche à se procurer du matériel et de l’équipement pour le développement d’armes nucléaires. Bien entendu, son objectif n’est pas d’obtenir de l’énergie nucléaire civile, mais de terroriser, sinon d’attaquer, d’autres États souverains. Le président a fièrement annoncé son désir de voir Israël « rayé de la carte ». Ce n’est pas le moment de discuter de l’avenir du Traité de Non-prolifération nucléaire, bien que ce soit un plaisir, comme toujours, d’être du même avis que la noble baronne Lady Williams à ce sujet. Il est vrai que ce régime serait sérieusement menacé, en particulier par les États voisins, si l’Iran venait à acquérir des armes nucléaires sans attirer la désapprobation manifeste de la communauté internationale.

Cependant, cette situation revêt un aspect encore plus grave. Une arme nucléaire entre les mains de l’actuel gouvernement iranien n’est pas simplement un cas de prolifération horizontale parmi les États normaux. Ce gouvernement est totalement indifférent à la vie humaine et soutient un réseau de terrorisme aussi bien au-delà qu’à l’intérieur des frontières de l’Irak. Je ne répèterai pas ce qu’ont dit de manière aussi éloquente ma noble amie Lady Gould of Potternewton ainsi que le noble Lord Waddington, mais la situation des droits humains en Iran est tellement épouvantable que les organismes des droits humains des Nations Unies ont condamné le pays à 54 reprises, sans aucune réponse ni aucune amélioration.

Il n’est pas facile de faire preuve de respect lorsqu’on n’en ressent pas. Il n’y a aucun avenir pour les négociations d’apaisement avec un régime qui a à maintes reprises rompu ses engagements avant même que ses délégués n’aient le temps de rentrer chez eux. Le Conseil de Sécurité serait responsable d’imposer des questions en vertu du chapitre 7 de la charte, mais nous connaissons tous la difficulté d’imposer des sanctions à caractère non militaire. La réaction du conseil à une proposition d’intervention militaire n’est pas toujours rapide et sure. Une action non autorisée par la charte délivrerait un coup destructeur à la loi internationale, pour lequel le monde devrait subir les conséquences. Je suis d’accord avec les nobles Lords qui ont développé ce point.

Il n’y a pas de solutions simples, mais la solution la plus prometteuse de ce dilemme et la moins douloureuse pour le peuple d’Iran réside dans le peuple d’Iran lui-même. Il n’y a aucun doute sur le fait que la majorité silencieuse désire un changement. Nous avons entendu mon noble ami Lord Temple-Morris ainsi que le très révérend prélat évêque de Rochester à ce sujet. J’ai dit majorité silencieuse, mais bien sûr, elle ne l’est pas tout le temps. Le gouvernement iranien reconnaît qu’en 2004, il y a eu 1300 manifestations en raison des restrictions économiques et culturelles imposées désormais aux Iraniens. Et ce, en dépit de la brutalité de la police et des sentences répressives.

Ce régime est instable dans les trois sens du terme. Les Iraniens recherchent un gouvernement qu’ils puissent respecter. Celui-ci est à portée de main. C’est le Conseil National de la Résistance Iranienne qui a révélé en 1991 le programme nucléaire de l’Iran et qui a exposé en 2002 l’existence du site de Natanz. Le CNRI est depuis longtemps le fer de lance de la résistance au réseau du terrorisme mondial. Toute la résistance ne provient pas de l’extérieur de l’Iran. Il existe à l’intérieur de ses frontières des militants très courageux.

Il est tragique qu’en 1991, le gouvernement du Royaume-Uni ait inclus parmi les organisations terroristes un des groupes constituant le CNRI, l’OMPI. Il a été le premier à condamner le régime, toutefois ses membres ont été catalogués de terroristes. Cette décision ainsi que la procédure qui a abouti à celle-ci ont beaucoup préoccupé les juristes et législateurs à travers le monde. Certains d’entre eux ont exprimé cette inquiétude lors d’un débat à la chambre des Lords le 37 mars 2001. Cela fait partie de l’histoire et je n’ai pas l’intention de répéter aujourd’hui ce qu’un grand nombre d’entre vous ont dit maintes et maintes fois durant toutes ces années. Depuis que la décision d’inclure l’OMPI dans la liste a été prise, beaucoup de choses ont changé. Il n’a jamais été question, comme l’ancien ministre de l’Intérieur, mon très honorable ami Jack Straw l’a bien fait comprendre, de menace contre le Royaume Uni. L’OMPI n’a jamais usé de violence en dehors des frontières de l’Iran. Il est vrai que certains membres de l’OMPI ont mené des opérations violentes en Iran. Je n’excuse pas un tel comportement, mais ces actes étaient minutieusement dirigés contre des individus qui pratiquaient la torture. Aucune autre personne n’a été mise en danger.

En juin 2001, l’organisation a complètement renoncé à la violence et je crois savoir que le gouvernement britannique en a été avisé. Le groupe a choisi la prohibition auto-imposée. Des enquêtes ont eu lieu et un grand nombre de juristes et d’hommes politiques ont examiné la situation. En novembre, 500 juristes de 15 pays européens ont considéré que l’OMPI ne devait pas paraître sur cette liste. Le noble et éminent Lord Slynn, a étudié la question et il est parvenu à la même conclusion. Le temps joue contre moi, mais ce dernier m’a demandé de vous dire qu’il regrettait de ne pas être présent à ce débat où il aurait pris la parole, il avait malheureusement un engagement ailleurs. Si le CNRI pouvait mener ses activités sans les obstacles qui lui sont imposés par cette étiquette, et avec l’assurance que sa répugnance pour ce régime est partagée par tout pays honnête en Europe, je crois que la solution à ce dilemme peut être trouvée à l’intérieur de l’Iran, dans le peuple iranien.

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