CNRI Lors du colloque parlementaire pour un changement en Iran, qui a réuni à Paris le 7 juin des élus de tout léventail politique, le député René André, membre de la commission des Affaires étrangères, a mis laccent dasn son intervention sur la nécessité de sengager auprès du CNRI pour faire entendre le message de la résistance, afin déviter la guerre dans le crise iranienne et de chercher plutôt à y instaurer la liberté et la démocratie :
Mon intervention sera très brève parce que je partage lensemble des observations qui ont été faite par mes collègues parlementaires.
Je voudrais vous dire ceci : jinterviens aujourdhui devant vous avec beaucoup de respect mais aussi beaucoup dhumilité. Beaucoup de respect pour votre combat, beaucoup de respect pour les risques que vous avez pris et que vous continuez à prendre dans votre lutte pour la liberté, aussi bien dans mon pays que dans votre pays. Et votre courage force ladmiration, parce que nous savons tous que votre engagement nest pas sans risque.
Jinterviens aussi avec beaucoup dhumilité, persuadé que je ne suis peut-être pas le mieux placé dans cette salle pour parler de ce que vous vivez. En effet si comme de tout un chacun je suis le déroulement et ce depuis longtemps du problème iranien, je ne suis pas de ceux qui se sont engagés fortement à vos côtés peut-être tout simplement parce que sensible à ce qui a été dit et ce qui a été écrit sur le mouvement des Moudjahidine, javais une certaine réticence à mengager, souhaitant être mieux informés.
Puis lévolution judiciaire, lévolution de la situation en forme daggravation dans votre pays ma convaincu quil convenait maintenant de témoigner et de sengager.
Voyez donc en quelque sorte mon engagement, ma présence, à vos côtés comme un symbole, comme une prise de conscience plus éclairée de nombreux parlementaires et je suis sûr que les malheureuses et profondément regrettables déclarations de votre Premier Ministre sur, notamment, la nécessité de radier lEtat dIsraël de la carte sont inadmissibles et motiveront beaucoup de nos parlementaires à rejoindre votre mouvement.
Dautant que lorsque je lis la déclaration qui peut-être sans doute amendée mais que pour ma part je fais mienne, je ne trouve pas quoi que ce sois à redire dans la mesure où vous soutenez, nous soutenons des objectifs dune république laïque, pluraliste, respectueuse de légalité entre les femmes et les hommes et garante des minorités ethniques et religieuses. Sur ce point il ne peut pas y avoir la moindre dispute.
De même quil ne peut pas y avoir de difficultés ni dinterrogations en ce qui me concerne sur ma ferme opposition, vous le soulignez dans cette déclaration, à une intervention militaire extérieure en Iran. Une telle intervention aurait le résultat contraire à ce qui aurait été recherché. Elle aurait des conséquences peut-être encore plus graves que lintervention que Mme le Premier ministre évoquait tout à lheure en Iran. Elle contribuerait à compliquer une situation qui lest déjà trop, et à déstabiliser une région et une zone encore plus et qui a besoin de stabilisation.
Alors vous avez dans votre propos évoquer la Tchécoslovaquie, évoquer Munich. Je crois que nous devons effectivement pour inspirer notre action, réfléchir à ce que fut lhistoire et ce que fut les erreur que nous avons commises. Il faut que nous trouvions une voie, qui fasse que nous napparaissions pas comme des munichois, comme des personnes, des hommes et des femmes, qui au non de je ne sais quelle stabilité, de je ne sais quel principe inacceptable, aurait accepté la honte et le déshonneur. Je crois que le moment est venu de nous engager. De faire savoir que ce régime est inadmissible que ce régime est indigne de la très grande nation, de ce très grand peuple quest le peuple iranien ancré dans lhistoire, ce à quoi la France est extrêmement sensible.
En ce qui concerne laction que vous menez au Conseil national de la résistance : le fait que vous soyez, à tort, jen suis persuadé, traités de terrorisme, ne doit pas nous faire peur. Je suis de la famille gaulliste, comme un certain nombre des amis ici, et je noublie pas que ceux qui ont rejoint le général de Gaulle à Londres ont tout de suite été traités de terroristes. En réalité, ils oeuvraient pour restaurer lhonneur de la France, restaurer la démocratie, et restaurer la liberté.
Je suis persuadé que le combat que vous menez avec dautres, va dans ce sens, et quil nous faudra trouver en dehors de lintervention militaire, la possibilité de faire en sorte que le message que vous nous portez, que nous porterons maintenant tous ensemble, soit entendu, non seulement en France, non seulement en Iran, mais dans lensemble de la communauté internationale.

