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« Le CNRI est la force la plus puissante de l’opposition démocratique au régime en Iran »

CNRI – « Il faut sortir de cette alternative, compromission ou guerre, en soutenant la résistance iranienne, à l’intérieur et à l’extérieur. Cette résistance est ici concrétisée par le CNRI, par Mme Maryam Radjavi, qui représente la force la plus puissante de l’opposition laïque, l’opposition démocratique au régime actuel des mollahs ; c’est cette troisième voie que nous devons adopter et soutenir », a déclaré le sénateur français Jean-Pierre Michel.

Il s’exprimait le 8 mars à Bruxelles lors d’une conférence internationale intitulée « un appel à la justice », qui se déroulait parallèlement au sommet des chefs d’Etat de l’UE. Des dizaines de parlementaires, de personnalités politiques et de juristes y assistaient, ainsi que la présidente élue de la Résistance iranienne, Maryam Radjavi.

CNRI – « Il faut sortir de cette alternative, compromission ou guerre, en soutenant la résistance iranienne, à l’intérieur et à l’extérieur. Cette résistance est ici concrétisée par le CNRI, par Mme Maryam Radjavi, qui représente la force la plus puissante de l’opposition laïque, l’opposition démocratique au régime actuel des mollahs ; c’est cette troisième voie que nous devons adopter et soutenir », a déclaré le sénateur français Jean-Pierre Michel.

Il s’exprimait le 8 mars à Bruxelles lors d’une conférence internationale intitulée « Un appel à la justice », qui se déroulait parallèlement au sommet des chefs d’Etat de l’UE. Des dizaines de parlementaires, de personnalités politiques et de juristes y assistaient, ainsi que la présidente élue de la Résistance iranienne, Maryam Radjavi.

Voici le texte de l’intervention de M. Michel :

Il y a environ un mois en France, avec François Colcombet ici présent, et Alain Vivien, qui a été ministre des Affaires étrangères, nous avons créé un comité pour une autre politique à l’égard de l’Iran, pour un Iran démocratique, parce que nous sommes tous depuis très longtemps des militants des droits de l’homme et que nous pensons que c’est sur les droits de l’homme, la démocratie, qu’on peut bâtir vraiment des pays, des nations et une politique étrangère.  

Je profite d’ailleurs de cette occasion, car nous sommes aujourd’hui le 8 mars, pour dire toute notre solidarité avec les femmes iraniennes qui sont durement réprimées, et qui ont le courage de manifester dans la rue pour dire leur opposition à ce régime qui ne leur laisse aucun droit, qui les traite comme des animaux, ce qui est pour nous, Européens, absolument insupportable.

Encore aujourd’hui on le sait, celles qui sont venues manifester pour soutenir leurs amies qui étaient l’objet d’un procès inique ont été elles-mêmes emprisonnées et prises par la police de façon très brutale. Je crois qu’aujourd’hui dans cette Journée de la Femme, il faut leur dire tout notre soutien et toute notre solidarité.

La situation que nous vivons est la raison pour laquelle nous sommes ici dans une situation absolument surréaliste. Il existe des institutions européennes, parmi lesquelles celles qui fonctionnent le mieux et celles qui suscitent le moins de contestation, sont certainement les institutions judiciaires dont l’Europe s’est dotée.

Ces institutions judiciaires, notamment la Cour de Luxembourg a rendu une décision. Cette décision, nous sommes ici un certain nombre de juristes, je suis moi-même ancien magistrat, on peut la lire, elle est limpide. Et d’ailleurs, elle reprend des jurisprudences qui existent dans tous nos pays et qui disent que lorsqu’on accuse quelqu’un, on doit en apporter la preuve et qu’il n’y a aucune preuve des accusations qui ont été menées et que donc il faut sortir l’OMPI de la liste.

On voit l’autorité politique européenne, c’est-à-dire le Conseil des Ministres et malheureusement les Etats membres, et en France le ministre des Affaires étrangères lui-même qui a pris un communiqué pour dire qu’il n’était pas question d’appliquer la décision du tribunal de Luxembourg.

Cette situation est absolument surprenante, elle est intolérable et nous ne pouvons pas l’admettre et je dirais même qu’elle va à l’encontre des intérêts de l’Europe.

Aujourd’hui, on sait bien que la construction européenne pose de nombreux problèmes, en France notamment, en Hollande et dans d’autres pays. La France a rejeté le traité constitutionnel et elle continuera à le rejeter si les autorités politiques européennes n’adoptent pas, n’acceptent pas de mettre en œuvre les décisions qui sont prises par les institutions judiciaires qu’elles se sont données. C’est le B-A-BA. C’est le début. Si on ne fait pas ça, on donne de l’Europe une image très mauvaise, très négative, aux citoyens qui s’inquiètent de la manière dont l’Europe est construite.

Je crois que ce qui est fait par le Conseil de l’Europe, la décision, les communiqués qui ont été pris par le Conseil de Ministres, les déclarations de M. Baroso lui-même, les déclarations des ministres des Affaires étrangères des Etats membres vont à l’encontre même de la construction européenne. C’est pour ça qu’aujourd’hui nous devons nous opposer formellement et demander que simplement le Conseil des Ministres accepte de mettre en œuvre et d’accepter les décisions des juridictions européennes de la Cour de Luxembourg. 

Alors ensuite sur le fond, si nous faisons cela, c’est que nous pensons toutes et tous ici que le régime des mollahs actuel est un danger en soi, un danger potentiel pour la paix dans le monde, la paix dans cette région. Nous devons sortir d’une alternative qu’on nous présente : soit de la compromission, ce qui est le cas aujourd’hui des Etats européens, donc on discute à n’en plus finir, on se fait mener en bateau ; soit la guerre, c’est-à-dire la guerre malheureuse que les Etats-Unis ont entrepris en Irak et dont on voit aujourd’hui les résultats.

Il faut sortir de cette alternative. De quelle manière ? Et bien, en soutenant la résistance iranienne, à l’intérieur et à l’extérieur. Cette résistance est ici concrétisée par le CNRI, par Mme Maryam Radjavi, qui représente la force la plus puissante de l’opposition laïque, l’opposition démocratique au régime actuel des mollahs ; c’est cette troisième voie que nous devons adopter et soutenir.

Je crois que si nous sommes ici aujourd’hui d’abord dans ce point de presse et ensuite pour manifester, c’est pour faire en sorte de que malheureusement nous ne soyons pas touchés par le déshonneur. Car rappelons nous ce qu’avez Churchill dans les années 1930 : Vous avez choisi le déshonneur mais vous aurez aussi la guerre ! Souhaitons que ça n’arrive pas.