vendredi, février 3, 2023
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« L’attitude de l’Union Européenne vis-à-vis de l’OMPI est inadmissible » (vice-président du PE)

CNRI – « Dans ces circonstances, l’attitude de l’UE vis-à-vis de l’OMPI est inadmissible et a seulement un message pour le régime : Continuez avec votre répression brutale », a déclaré Alejo Vidal-Quadras, vice-président du Parlement européen, le 30 mai dans une conférence de presse. Réunie à Bruxelles, la conférence entendait dire clairement que le maintien par le Conseil européen des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) sur la liste du terrorisme était un acte illégal.

Autour d’Alejo Vidal Quadras, se trouvaient Mohammad Mohadessine, président de la commission des Affaires étrangères du CNRI, et Jean-Pierre Spitzer, avocat français de l’OMPI. Voici l’intervention de M. Vidal Quadras.

Mesdames et messieurs,

Je viens ici aujourd’hui de la part de mes collègues du Parlement européen et en particulier de l’Intergroupe des Amis d’un Iran Libre qui bénéficie de l’appui actif de plus de cent eurodéputés, de droite et de gauche, dont cinq Vice-présidents.

Depuis l’inscription initiale des Moudjahidine du peuple dans la liste du terrorisme de l’UE, nous avons suivi avec attention le dossier de l’OMPI. Nous avons conduit des recherches complètes sur ce sujet.

Nous avons adressé le résultat de notre enquête au Conseil et avons demandé à être reçu pour transmettre des détails sur nos travaux. J’ai là le rapport que nous avons envoyé au Conseil en mars.

Pour préparer ce rapport, des membres des Amis d’un Iran Libre se sont rendu à la Cité d’Achraf, en Irak, où sont situés les membres de l’OMPI et y ont préparé un rapport détaillé basé sur des interviews en tête-à-tête avec des centaines de personnes. Nous avons aussi parlé avec d’autres personnes, y compris des experts en terrorisme et avons conduit des recherches détaillées sur l’histoire de l’OMPI.

Nous n’avons rencontré aucune preuve qui justifierait le maintien de l’OMPI dans la liste. Le groupe a arrêté toute activité militaire en juillet 2001 et sa direction et ses troupes ont formellement renoncé à la violence et au terrorisme en 2004.

Malgré tous nos efforts, cependant, nous n’avons pas reçu des nouvelles du Conseil. Et je vous dis de par mon expérience, dans de telles circonstances, il n’y a qu’une raison à cette opposition. Ils n’ont pas de preuve et leur décision est motivée par des considérations politiques ou économiques.

Beaucoup de mes collègues parlementaires et moi-même avons écrit séparément au Conseil pour lui rappeler son obligation conformément au Traité de la CE et appeler le Conseil à nous fournir la preuve sur laquelle il s’appuie pour justifier son intention de maintenir l’OMPI dans la liste.

On ne nous a rien donné, simplement parce que cette preuve n’existe pas.

La manière dont le Conseil traite ce dossier est scandaleuse. À ma connaissance, tous les documents fournis contre l’OMPI remontent de six à vingt ans. Cela montre clairement qu’il y a des motifs politiques ultérieurs qui affectent le processus de prise de décision.

Et je dis qu’aujourd’hui, c’est un jour triste pour l’Europe. Notre principe le plus sacré, l’état de droit, est violé pour satisfaire la dictature religieuse au pouvoir en Iran, qui, nous le savons tous, recherche des armes nucléaires, intervient en Irak, fomentent la violence au Liban et brutalisent ses propres citoyens, comme on l’a vu ces dernières semaines.

Ces dernières semaines nous avons assisté à de vastes protestations à travers l’Iran, en particulier dans la capitale, Téhéran. La réponse par le régime a été une répression sans précédent. C’est un signe clair de désespoir d’un régime qui estime qu’il peut survivre en intensifiant sa répression.

Dans ces circonstances, l’attitude de l’UE vis-à-vis de l’OMPI est inadmissible et a seulement un message pour le régime : Continuez avec votre répression brutale.

Aujourd’hui, la victime principale de cette injustice est l’OMPI et ses partisans. Mais je ferai cette mise en garde : inscrire l’OMPI dans la liste, en ignorant l’arrêt de justice, sans aucune preuve, je le répète, sans la moindre preuve, est une recette pour un désastre. C’est politiquement et moralement un déshonneur.

Permettez-moi de conclure :

Le tribunal a annulé la décision du Conseil d’inscrire l’OMPI dans la liste et le Conseil doit l’appliquer.

Le Conseil continue à enfreindre son obligation en n’enlevant pas l’OMPI de la liste.

L’intention du Conseil "de maintenir" l’OMPI dans la liste est illégale.

Le Conseil doit fournir des informations précises et crédibles sur les activités actuelles de l’OMPI pour montrer qu’elle est actuellement engagée dans le terrorisme. On n’a encore fourni aucune preuve de ce genre.

Le Conseil doit écouter toutes les voix. Le Conseil doit prendre en considération les rapports indépendants sur la question. Le Conseil doit écouter la voix de plus de 1000 parlementaires en mars de cette année qui l’ont appelé à enlever l’OMPI de la liste.

Et je dis au Conseil que nous au Parlement européen, nous continuerons nos efforts avec vigilance jusqu’à ce que la justice l’emporte. Merci.

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