vendredi, décembre 9, 2022
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L’Iran détient le palmarès mondial en matière de « fuite des cerveaux »

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L’Iran se classe au premier rang mondial en matière de fuite des cerveaux ; environ 25% de sa population instruite vit actuellement dans les pays développés. Selon le Fonds monétaire international (FMI), l’émigration des Iraniens instruits à l’étranger a fortement augmenté ; chaque année, entre 150 à 180 000 personnes quittent le pays, ce qui équivaut à un énorme capital de 150 milliards de dollars.

Un média gouvernemental, « eqtesad va kasb-o kar » (économie et affaires) aborde cette augmentation qui est particulièrement remarquable depuis 1979. Avant la révolution, seulement un maximum de 50 000 personnes émigrait chaque année. Alors que la population a doublé depuis, le taux d’émigration a été multiplié par 140!

Dans un de ses articles, ce journal partage également une déclaration d’un consultant économique de l’Union européenne : « les dommages causés à l’économie iranienne par la fuite des cerveaux sont 300 fois plus importants que les dommages causés par la guerre avec l’Irak. Selon le FMI, l’Iran a le taux de fuite des cerveaux le plus élevé parmi 91 pays ; de 2003 à 2007, 180 000 émigrants iraniens ont été hautement qualifiés, 380 médaillés olympiques et 350 étudiants ayant obtenu les meilleures notes à l’examen d’entrée à l’université nationale. »

Le FMI rapporte également que plus de 250 000 ingénieurs et médecins iraniens vivent actuellement aux États-Unis.

Selon les statistiques officielles du Département iranien des passeports, rien qu’en 2008, 15 diplômés de maîtrise et 4 titulaires de doctorat ont quitté l’Iran chaque jour ; 5475 bacheliers ont également quitté l’Iran au cours de la même année.

En 2012, 150 000 autres étudiants se sont également expatriés ; ils étaient pour la plupart des doctorants.

64% des étudiants émigrés au cours des 14 dernières années ont également été médaillés d’or aux Jeux Olympiques.

Pourquoi les « cerveaux iraniens » partent-ils ?

Mahdis Ghorbani, un sociologue qui étudie les jeunes, estime que « l’émigration des talents iraniens est due à divers problèmes, notamment le manque de possibilités d’emploi, l’insuffisance du soutien financier et mental des responsables, les échecs financiers et administratifs, les inégalités sociales et les écarts salariaux, l’inadéquation entre les compétences et les revenus, l’absence de méritocratie, l’espace culturel limité, en particulier pour l’art, l’ancien système éducatif statique, le manque de sécurité et de satisfaction au travail, en particulier pour les femmes, ainsi que le faible revenu des enseignants, des étudiants et du corps professoral. »

Ghorbani poursuit : « Alors que les Iraniens sont repoussés par les problèmes mentionnés, ils sont fortement attirés par les nombreux avantages que les pays développés ont à offrir, notamment de grandes opportunités d’emploi, un statut économique optimal, la sécurité et la liberté pour les individus ainsi que pour la société, la confiance en un avenir certain et l’existence de la méritocratie. »

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