dimanche, décembre 4, 2022
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L’Iran, ce n’est pas l’Iran des mollahs – le maire Jean-Pierre Muller

CNRI –  » Et j’attends avec impatience le jour où la liberté et la démocratie auront été rétablies en Iran, parce que l’Iran c’est l’alternative démocratique », a déclaré Jean-Pierre Muller, maire de Magny-en-Vexin.

Il participait le 24 septembre à une conférence a été organisée à la salle Wagram à l’occasion du non-lieu prononcé dans l’affaire instruite contre la Résistance iranienne en France.

Dans son intervention, le coprésident du Comité des Maires pour la défense des Achrafiens a ajouté : « La France est un pays démocratique, la France est un État de droit, avec une constitution, avec une justice indépendante.

Et partout, à l’intérieur de ses frontières comme à l’extérieur, elle combat, là où elle le peut, la barbarie et le terrorisme. Elle le montre ou elle le démontre de par l’engagement de ses soldats à travers le monde, et de par les derniers textes qui ont été adoptés par l’Assemblée Nationale.

Et dans un État de droit, dans notre pays, il y a des choses que l’on fait et des choses que l’on ne fait pas. Et les choses que l’on ne fait pas, on ne les fait pas parce qu’on est obligé, mais parce que l’on considère que c’est contraire à une certaine éthique, à une certaine morale qui correspond à nos valeurs essentielles, à nos valeurs intrinsèques de liberté, d’égalité et de fraternité, mais pas circonscrites aux frontières de l’Hexagone, mais que nous voulons universelles.


« Et il faut bien le dire, et cela a été dit de nombreuses fois cet après-midi, l’honneur de la France a été bafouée, avec ce qui s’est passé, et le mot rafle convient malheureusement parfaitement, le 17 juin 2003.

Un pays comme la France, un pays libre avec son histoire, avec cette façon dont elle est considérée, cette nation dans le monde comme pays des droits de l’homme, ne pouvait pas, quel que soit le gouvernement, échanger, vendre à bas prix ses valeurs, son honneur, ce qui était essentiel dans ce qui représente la France, dans ses valeurs intrinsèques, pour du pétrole, pour un marché de dupes. Et cette France-là de 2003, ce n’était pas la nôtre.

Les témoignages ont été poignants cet après-midi. Mais en fait, quand on revoit les images, quand on se remémore et quand on se souvient, on se disait 1200 policiers, 80 gendarmes du GIGN … Et c’est vrai que l’on a l’impression où l’on pouvait penser que ce n’était pas possible, on considérait que c’était inimaginable.

Et malheureusement les faits ont été là, les faits sont là, ça s’est passé comme cela a été raconté. Avec tous les propos immondes. Oui, quand on s’immole par le feu, on est un résistant, et vous l’avez bien dit.

« Le premier résistant, j’avais 16 ans, qui m’a fait verser des larmes, c’est Jan Palach en 1968 à Prague. Qui dans cette salle et ailleurs, n’a jamais considéré Jan Palach comme un résistant et un héros qui a fait don de sa vie. On s’en souvient aujourd’hui. Alors, justement aujourd’hui, on vous rend justice et l’expression convient parfaitement. Des années et des années après, onze ans après, enfin, enfin ! Et c’est bien ainsi.

La justice est indépendante et elle le montre. Même s’il lui faut beaucoup de temps et s’il lui faut des juges courageux, et il y en a, ils constituent la majorité, pour le moins, objectifs, fiers de faire en sorte de traduire concrètement au quotidien le respect des droits de l’homme.

« Mais nous savons que les réactions telles que nous les souhaitons, de nos gouvernements occidentaux, de notre gouvernement, sont lentes en terme de concrétisation, en termes d’avancées. Et nous ne faisons que le constater avec notre impatience.

« Nous en avons parlé dimanche, en tant que coprésident du Comité des Maires pour la défense des Achrafiens, je pense qu’il faut que les peuples soient à nos côtés.

 Et je propose solennellement ce soir que tous les maires qui constituent les maires du Comité des 14 000 maires, je ne donne pas de leçon, fassent comme moi à Magny-en-Vexin et baptisent, je ne sais pas si c’est le terme qui convient, dans leur hôtel de ville, un salon Téhéran pour faire école, pour avoir une pédagogie, pour dire ce que c’est que le mouvement des Moudjahidine du Peuple et pour dire quelle est la réalité de la vie en Iran. L’Iran, ce n’est pas l’Iran des mollahs.

« L’Iran, c’est vous, c’est l’alternative démocratique. Et le temps nous est compté. Nous ne pouvons pas dire ici tout ce que vous proposez en termes démocratiques, mais il faudra le dire. Non seulement aux élus du monde entier qui sont nombreux à vos côtés, mais je le répète, à tous les peuples, parce qu’ils seront les premiers vecteurs.

« Et bien, j’attends avec impatience le jour où on pourra sauter les dernières marches de l’escalier avec les larmes aux yeux et peut-être davantage, parce que la liberté et la démocratie auront été rétablies en Iran. Parce que l’Iran, c’est vous ! »

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