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L’Iran a continué à adopter une loi répressive à l’égard des femmes (Kristy Brimelow)

L'Iran a continué à adopter une loi répressive à l'égard des femmes (Kristy Brimelow)

L’avocate britannique Kristy Brimelow intervenait lors d’une conférence le 27 février à la Défense, en présence de Maryam Radjavi, présidente élue de la résistance iranienne à Paris devant une assistance composée de personnalités venant de 26 pays du monde. Cette conférence était organisée par la commission des femmes du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI).

Mme Brimelow a souligné qu’en pratique « ce qui se passe en Iran c’est qu’il y a une promotion de l’inégalité envers les femmes, ce qui est contraire à leur protection et à leurs droits en vertu du droit international. »

Voici un extrait de son intervention :

Je suis l’un des praticiens, un des avocats qui travaillent effectivement avec les lois publiques internationales, donc, je travaille dans les tribunaux, ainsi que dans les cours du monde entier jugeant des violations des droits de l’Homme.

La seule chose que je dirais, c’est que cela prend malheureusement du temps. J’ai un cas à l’heure actuelle au Royaume-Uni où mes clients sont tous des réfugiés du Kosovo qui vivent dans des camps de réfugiés en Serbie. En fait, je viens de rentrer de Serbie. Et ce cas est en relation avec les meurtres de leurs proches après le bombardement du Kosovo en 1999. Ainsi, 16 ans plus tard, ils se retrouvent dans un tribunal.

Le Comité du barreau des droits de l’Homme travaille et se lève contre la situation en Iran, et celle du camp Liberty en vue des violations et des atrocités qui y sont commises.

Le président Rohani a déclaré que le gouvernement va prospérer de telle sorte que 50 % de la société en Iran ne restera pas au chômage, isolé. Voilà ce qu’il avait dit en avril 2015. C’est étonnant, car l’Iran a continué à adopter une loi répressive à l’égard des femmes. Et une partie de son plan pour promouvoir la vertu et prévenir le vice a donné lieu à une législation très répressive, ce qui est contraire au droit international. Donc, en pratique, ce qui se passe en Iran c’est qu’il y a une promotion de l’inégalité envers les femmes, ce qui est contraire à leur protection et à leurs droits en vertu du droit international.

En tant que praticien, que faites-vous à ce sujet ? Eh bien, c’est assez évident. La constitution doit changer. Vous ne pouvez pas avoir une constitution qui est fondée sur des règlements et des structures juridiques qui sont ancrées dans l’époque médiévale. Alors que les besoins sont en constante évolution. Les règlements doivent changer, comme les plus récents, tels que ceux qui empêchent les femmes de devenir juges. Ils datent des années 1990 seulement, et désormais ils limitent les droits des femmes comme celui de devenir juge. Donc vous devez tout changer de A à Z. Qu’en est-il du président ? Eh bien, le président en vertu de la réglementation en Iran est élu parmi les hommes politiques et religieux. Cela doit changer.

Camp Liberty

Qu’est-ce qui doit être fait concernant le camp Liberty ? Eh bien, il y a eu un siège, et aussi des attaques atroces à plusieurs reprises au lance-roquettes, la dernière en date étant celle du 29 octobre 2015, lorsque 24 personnes ont été tuées. Et le silence de l’Irak était assourdissant.

Le Camp Liberty, c’est là où l’ONU doit vraiment faire quelque chose, plutôt que de simplement faire de beaux discours. L’ONU doit reconnaître le camp Liberty comme un camp de réfugiés. À l’heure actuelle, c’est plutôt un centre de détention. Ils doivent veiller à ce qu’il existe des protections pour les personnes vivant dans le camp. Ce n’est pas un grand pas pour l’ONU, car le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies a déjà dit qu’il considère que ces réfugiés sont des personnes dont on se soucie. Donc, légalement, ce n’est qu’un petit pas.

Le Royaume-Uni et d’autres pays qui font partie du Conseil national de sécurité doivent tenir l’Irak pour responsable lorsque des atrocités pareilles se produisent et pour éviter qu’elles se reproduisent. Et là encore, le silence était assourdissant concernant ces meurtres récents qui se sont produits à la fin de l’année dernière.

Je vais vous laisser cependant sur une note positive, car il n’y a pas si longtemps que nous combattions, et surtout moi-même, avec un pays ayant une histoire coloniale terrible ; luttant contre le fléau de l’esclavage sur une très grande échelle. Et je vais vous laisser simplement avec les mots d’un verset de Maya Angelou, qui a dit :

« Sur les cabanes de la honte de l’histoire je me lève

Je suis un océan noir, sautant et large

La remontée et l’enflure je porte dans la marée.

Laissant derrière des nuits de terreur et de peur

Je me lève

Dans un lever du jour qui est merveilleusement clair

Je me lève

Apportant les cadeaux que mes ancêtres ont donnés,

Je suis le rêve et l’espoir de l’esclave.

Je me lève
Je me lève
Je me lève. »