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« Il n’y a aucun autre endroit où la liberté a été expérimentée comme à Achraf » – Paulo Casaca

CNRI – « C’est un témoignage de sept voyages en Irak et de plusieurs séjours à Achraf. S’il y a un ilot de liberté, de démocratie, de tolérance religieuse où on a pu voir dans la même mosquée chiites et sunnites, c’est à Achraf.  A l’exception du Kurdistan irakien, où il y a vraiment une avancée très importante, il n’y a aucun autre endroit où la liberté a été expérimentée comme à Achraf et ça, pour les Irakiens, parce que c’était un refuge de liberté pour les Irakiens », a déclaré Paulo Casaca à Bruxelles le 2 décembre.

L’ancien eurodéputé portugais s’exprimait lors d’un symposium dans la capitale belge sur les obligations de la communauté internationale vis-à-vis d’Achraf. Etaient rassemblées des sommités du monde politique et juridique international, et l’invitée d’honneur était Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne.

Voici les points forts de son intervention:
 
C’est pour moi un très grand honneur d’être ici parmi cette table remplie de personnalités très importantes dans le monde politique et juridique international. Je viens vous parler d’abord d’un rapport que va marquer la fondation d’une association qui vient de se constituer légalement. Elle sera présentée le 10 décembre. C’est l’Alliance pour renouveler la coopération entre l’humanité, c’est en anglais que cette association s’est constituée, même si son siège est ici à Bruxelles. Le rapport sera disponible sur Internet vous pouvez y accéder à travers mon site personnel. C’est un rapport sur Achraf  et la politique occidental par rapport à l’Irak. Dans ce rapport je voudrais souligner trois choses.

Une chose qui n’est pas vraiment dans le rapport, mais qui est un témoignage de sept voyages en Irak et plusieurs séjours, parfois prolongés, à Achraf et je crois qu’il est important de s’en souvenir maintenant. S’il y a un ilot de liberté, de démocratie, de tolérance religieuse où on a pu voir par exemple dans la même mosquée la capacité  de rassembler chiites et sunnites, c’est à Achraf.  Je suis allé dans le sud, à Nassaria, je suis allé à toutes les frontières avec la Turquie, la Syrie, l’Iran, la Jordanie, je suis allé à Mossoul, partout. A l’exception du Kurdistan irakien, où il y a vraiment une avancée très importante, il n’y a aucun autre endroit où la liberté a été expérimentée comme à Achraf et ça, pour les Irakiens, parce que c’était un refuge de liberté pour les Irakiens. Donc quand on voit ces images, quand on parle par rapport à des choses Guantanamo, il faut faire une distinction essentielle : ceux qui luttent pour la liberté sont à l’intérieur, et ceux qui menacent la liberté sont à l’extérieur. C’est fondamental à prendre en considération.

Ce rapport aborde plusieurs points. Mais il y en a deux qui me paraissent fondamentaux.  Le premier point, c’est l’importance géopolitique de l’Irak. Je crois que le roi Abdallah a bien compris depuis très longtemps que si l’Iran arrive à remplir ses objectifs en Irak, c’est-à-dire à faire complètement de l’Irak un satellite iranien, c’est évident, l’Arabie saoudite sera immédiatement l’objectif suivant.

Le deuxième point qui me parait très oublié, c’est qu’il y a un accord commercial qui est en train de se négocier entre l’UE et l’Irak. Ce qui est vraiment étonnant, c’est que la question des droits humains a toujours été très importante dans ce genre de négociations. à titre d’exemples très récents, l’accord avec la Syrie n’a jamais été approuvé exactement à cause d’un désaccord sur des clauses humanitaires. Ce qui a fait échouer l’initiative parallèle avec le conseil de coopération du Golfe, c’est exactement la même chose. On voit avec étonnement que dans ces négociations, il n’y a aucune référence à la question humanitaire, ni à Achraf, mais il n’y a pas non plus de référence à la question humanitaire irakienne.

Or surtout après les révélations de Wikileaks, on sait ce qui se passe en Irak. On pourrait le savoir parce qu’il y a cinq millions de déplacés, de réfugiés, il y en a beaucoup en Europe. Et il faut seulement leur parler et leur demander ce qu’ils ont vécu, comment les choses se passent, pour savoir quel respect des droits humains la clique théocratique iranienne a imposé à travers ses satellites en Irak. C’est une question essentielle.

Je crois que les institutions européennes doivent faire ici un point fondamental : il ne peut y avoir d’accord commercial sans faire de la question humanitaire et surtout de la question d’Achraf, parce qu’Achraf  c’est ce qu’il y a de plus symbolique par rapport aux droits humains en Irak, un point essentiel.