CNRI – « Nous ne devons jamais accepter que des individus et des organisations deviennent des instruments dans des jeux politiques, quand leur cadre juridique et leurs droits humains sont en cause », a déclaré Heidi Hautala dans une conférence de presse.
La présidente de la commission des Affaires juridiques du Parlement finlandais s'exprimait dans une conférence de presse le 27 janvier à Bruxelles, aux côtés de Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, du Dr Alejo Vidal-Quadras, vice président du PE, et de très nombreux parlementaires et personnalités politiques venus de toute l’Europe célébrer la radiation de l’OMPI de la liste noire de l’UE.
Voici son intervention :
C’est un grand privilège pour moi de me trouver ici aujourd'hui avec tous mes collègues et honorables parlementaires qui croient dans l’état de droit, même en pleine lutte internationale contre le terrorisme.
J'étais présidente du groupe des Verts au Parlement européen le 11 septembre 2001. Je peux vous assurer combien le Parlement européen, de concert avec la communauté juridique et certains Etats membres, ont essayé de montrer que même les personnes et organisations qui se sont retrouvées sur les listes des organisations terroristes et les terroristes doivent avoir une protection juridique contre l'usage abusif de ces mesures et instruments.
Je suis sûr que les lois se sont un peu améliorées par rapport à ce qu'elles auraient pu être sans l'apport de la communauté juridique, des défenseurs des droits de l'homme et du Parlement européen.
Je sais qu'un grand nombre de parlementaires qui ont signé des appels destinés à des gouvernements de l'UE sur la radiation de l’OMPI de la liste des organisations terroristes le font parce qu'ils estiment de la plus haute importance que l’état de droit soit respecté et suivi dans l'Union européenne.
Manifestement, l’OMPI, quelle que soit la façon de considérer ce dossier, est devenu un instrument dans un jeu politique. Nous ne devons jamais accepter que des individus et des organisations deviennent des instruments dans des jeux politiques, quand leur cadre juridique et leurs droits humains sont en cause. C'est quelque chose sur laquelle nous devons être fermes aussi.
A présent, pour moi il est clair que lorsque nous parlons de l'Iran, nous parlons d'une dictature religieuse. Nous devons reconnaître que c’est bien l’OMPI qui a révélé les activités nucléaire de ce régime en 2002.
A mon avis, le jour est venu où l’OMPI peut en effet montrer au monde qu’elle fait partie intégrante de l'opposition démocratique au régime iranien.
Elle peut rechercher des partenaires ; elle peut rechercher d'autres organisations dans la communauté des droits de l'homme dans le monde qui veulent aider à la défense des droits de l'homme et la perspective démocratique pour l'Iran.
Il s'agit également de la possibilité pour l’OMPI de montrer qu'elle suit vraiment les principes dans l’optique de vos objectifs. Et elle peut montrer au monde qu’elle pratique la démocratie interne dans ses propres activités, elle peut montrer qu’elle a des sceptiques et des opposants, ce qui doit en effet être le cas.
Donc, avec ces mots, je voudrais féliciter Mme Radjavi. Je sais que notre combat pour l’état de droit dans le dossier de l’OMPI n'est pas terminé. C'est pourquoi, je suis heureuse de rester dans le comité international pour l’application de la justice. Je tiens également à vous transmettre Mme Radjavi et Monsieur le Président, les salutations du Président de la commission constitutionnelle du parlement finlandais, Kimo Sasi.

