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L’ex – Premier ministre irakien : le régime iranien est un obstacle à la réconciliation nationale

CNRI – Iyad Allawi, l’ex-Premier ministre irakien, a affirmé sur la chaîne télévisée Al-Arabia que « le régime iranien a une présence anormale en Irak et constitue un obstacle à la réconciliation nationale du pays ».

Le docteur Iyad Allawi est le principal dirigeant du Mouvement national irakien qui a obtenu lors des dernières législatives en Irak 91 sièges, devenant ainsi la plus large coalition politique du parlement. Nouri Al-Maliki dont la liste n’avait obtenu que 89 sièges, mais qui était massivement soutenu par le régime iranien, a réussi à usurper le pouvoir et à se maintenir à la tête du gouvernement.

Dans son interview du 13 janvier avec Al-Arabia, Iyad Allawi a critiqué l’attitude de l’ONU sur les conflits intercommunautaires en Irak. Faisant allusion à la récente visite de Ban Ki-Moon dans ce pays, l’ancien Premier ministre irakien a estimé que « la visite du Secrétaire général de l’ONU a complètement échoué. Le rôle de l’ONU dans la résolution des conflits en Irak, mais aussi dans les autres conflits de la région tourmentée du Moyen-Orient a été très faible, voire insignifiant. A mon avis, M. Ban Ki-Moon aurait dû rencontrer les chefs de tribus irakiennes et les représentants des manifestants pacifiques de la province d’Al-Anbar. Il aurait dû les rencontrer à Bagdad ou dans un autre lieu sûr. »

 Le leader du Mouvement national irakien a également fustigé l’attitude négative des Etats-Unis dans la grave crise que traverse l’Irak. Iyad Allawi a affirmé : « Je doute que Washington ait envie de résoudre les problèmes de la région. Dans tout le Moyen-Orient, nous constatons que Washington a uniquement compliqué la situation. Le gouvernement américain n’a pas de position claire vis-à-vis du terrorisme. Certaines actions des Etats-Unis ont eu comme conséquence le renforcement des groupes terroristes et fondamentalistes dans la région. Les Américains n’ont pas été capables de proposer des solutions pertinentes aux problèmes de la région, nous avons l’exemple syrien sous les yeux. »