dimanche, décembre 4, 2022
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L’Argentine ne renouvellera pas son pacte avec l’Iran pour enquêter sur les attentats de 1994

L’Argentine ne renouvellera pas son pacte avec l’Iran pour enquêter sur les attentats de 1994

Le ministre de la Justice, Germán Garavano, a déclaré vendredi que le nouveau gouvernement argentin n’essaierait pas de renouveler l’accord avec le régime iranien pour enquêter conjointement sur les attentats de 1994 du centre juif de Buenos Aires.

L’année dernière, une cour fédérale en Argentine a déclaré inconstitutionnelle l’accord entre le gouvernement argentin et le régime iranien pour enquêter sur les attentats dont Téhéran est accusé par les procureurs.

Selon le New York Times, la décision du gouvernement du président Mauricio Macri de ne pas renouveler le pacte est un signal qu’il veut mettre un terme à ce problème.

Selon le Times, M. Garavano aurait déclaré lors d’une interview téléphonique jeudi « nous informons nos avocats aujourd’hui d’arrêter l’appel lundi. »

Alberto Nisman, le procureur argentin qui a conduit les investigations, est décédé cette année après des blessures à la tête par arme à feu dans des circonstances mystérieuses.

M. Nisman avait affirmé que c’était en fait une manière de dissimuler un accord secret entre l’ancien président argentin et le régime iranien, dans lequel l’Argentine recevrait des avantages commerciaux de l’Iran en échange d’une protection des fonctionnaires du régime iranien qui avaient orchestré les attentats de 1994.

Selon l’enquête du procureur Nisman, les plans pour détruire le centre juif de Buenos Aires avaient été discutés lors d’une réunion le 14 août 1993 au Conseil suprême de sécurité nationale du régime iranien avec Khamenei (le guide suprême actuel), Hachemi Rafsandjani (alors président), Ali Akbar Velayati (alors ministre des Affaires étrangères), et Ali Fallahian (ministre des renseignements du gouvernement). Une fois la décision prise pour l’attentat, Khamenei a chargé le ministère des renseignements et le corps des gardiens de la révolution islamique (pasdaran) de mener à bien ce projet.

Selon les accusations des procureurs argentins en charge du dossier, le président actuel du régime iranien, Hassan Rohani, faisait également partie du ce comité spécial qui a commandité les attentats de Buenos Aires.

Lors des accusations supplémentaires, aussi bien que dans les originales que la cour a présentées en 2006, le procureur spécial a consulté les conférences de presse, les interviews et les déclarations dans la presse du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) et l’Organisation des moudjahidines du peuple iranien (OMPI) qui ont divulgué les détails exacts du rôle du régime iranien dans ce crime.

Trois semaines après les attentats de Buenos Aires, lors d’une conférence de presse à Washington le 10 août 1994, avec la présence de douzaines de reporters, la Résistance iranienne a souligné que ces attentats avaient été planifiés et organisés par le Conseil suprême de sécurité nationale du régime iranien.

 

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