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L’ancien secrétaire de l’ONU, qui a soutenu les droits des Iraniens du camp Achraf, est décédé

L'ancien secrétaire de l'ONU, qui a soutenu les droits des Iraniens du camp Achraf, est décédé

Boutros Boutros-Ghali, un haut diplomate égyptien, le premier Secrétaire général de l’ONU venant du continent africain et partisan des droits des membres de l’opposition iranienne du camp d’Achraf en Irak, est mort mardi à l’âge de 93 ans.

Boutros-Ghali entra en fonction en 1992, à une époque de changements mondiaux spectaculaires, comme l’effondrement de l’Union soviétique et la fin de la guerre froide entre autres.

Les membres du Conseil de sécurité des Nations Unies ont tenu une minute de silence mardi.

Selon l’agence de presse officielle égyptienne, Boutros-Ghali est mort mardi dans un hôpital du Caire.

Dans son discours d’adieu à l’ONU, Boutros-Ghali a déclaré qu’il pensait lorsqu’il a pris le poste de secrétaire, que le temps était venu pour les Nations Unies de jouer un rôle efficace dans un monde qui n’était plus divisé entre les deux camps de la guerre froide.

Dans une lettre au Secrétaire général des Nations Unies le 9 juillet 2011, il a mis en garde à propos des massacres contre des membres de l’opposition iranienne du camp Achraf et décrit leur déplacement forcé comme « illégal », « un prélude à un nouveau massacre » et « un cadeau au régime iranien et ses agents en Irak ».

Voici le texte du 9 juillet 2011, lettre du regretté Boutros-Ghali au Secrétaire général Ban Ki-moon concernant les menaces qui pèsent sur les membres du principal groupe d’opposition : les moudjahidines du peuple iranien (OMPI) en Irak. Les membres de l’OMPI du camp Achraf ont ensuite été transférés au camp Liberty, à Bagdad.

Les forces irakiennes et les mandataires terroristes du régime iranien ont mené un certain nombre d’attaques meurtrières contre les résidents non armés et sans défense dans ces deux camps. Durant la dernière attaque au lance-roquette le 29 octobre 2015, 24 résidents du camp Liberty ont été tués.

Le 9 juillet 2011

Honorable Ban Ki-moon,

Secrétaire général des Nations Unies

Nations Unies New York 10017

États-Unis

Monsieur le Secrétaire général,

Le camp Achraf, qui abrite 3400 membres de l’opposition iranienne, les moudjahidines du peuple iranien (OMPI), a fait l’objet d’une attaque meurtrière en avril 2011, où des douzaines de personnes ont été : tués et des centaines d’autres ont été blessés (L’ONU a confirmé 34 morts à la suite d’une visite au camp, mais depuis lors, deux autres sont morts de la suite de leurs blessures). Dans un incident précédent en juillet 2009, onze personnes ont été tuées et 500 blessées.

Plusieurs gouvernements, y compris les États-Unis, le Royaume-Uni, la Norvège ainsi que le Haut Commissariat des Nations Unies pour les droits de l’Homme, Navi Pillay, a condamné le raid sur Achraf. Mme Pillay a souligné dans un communiqué, « Il doit y avoir une enquête indépendante » et la baronne Ashton, a également demandé une enquête au nom de l’UE.

Depuis que la protection Achraf a été transférée aux autorités irakiennes en 2009, le camp est en état de siège. Tout indique qu’une autre attaque se prépare. Le gouvernement irakien a annoncé que le camp Achraf sera fermé d’ici la fin de l’année, ce qui rend les résidents plus vulnérables.

Les responsables du régime iranien, y compris le ministre des Affaires étrangères et des Renseignements, ont salué l’attaque et ont appelé le gouvernement irakien à lancer une nouvelle attaque afin d’anéantir le camp et ses habitants.

La communauté internationale ne peut pas laisser un autre Srebrenica se produire devant ses yeux. Le monde a été pleinement informé de la menace d’une catastrophe pour l’humanité à plus grande échelle.

La suggestion du déplacement du camp en Irak est totalement illogique et ne résout pas le problème. En effet, le déplacement forcé des résidents est non seulement illégale, mais aussi un prélude à un nouveau massacre. C’est un cadeau pour le régime iranien et ses agents en Irak pour réaliser leur objectif : éliminer les résidents d’Achraf.

Sur la base de mon expérience dans la région et compte tenu du risque d’une autre tragédie humaine imminente, la situation actuelle d’Achraf exige une action immédiate. Dans ce contexte et en raison du rôle de l’administration américaine dans la situation irakienne depuis 2003, étant donné les obligations qui sont la conséquence d’un tel rôle sur les plans juridique, politique et moral, je considérerais la relocalisation de tous les 3.400 résidents du camp Achraf vers des territoires américains comme le moyen le plus approprié et fiable pour assurer la transition et la protection de la population d’Achraf.

 

Recevez mes sincères salutations.

 

 

 

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