dimanche, décembre 4, 2022
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L’ancien Premier ministre irakien Nouri Maliki responsable de la chute de Mossoul

L’ancien Premier ministre irakien Nouri Maliki responsable de la chute de Mossoul

L’ancien Premier ministre est visé par un rapport d’enquête parlementaire l’impliquant dans la chute en juin 2014 de Mossoul aux mains des jihadistes du groupe Etat islamique (EI). Nouri Maliki, actuellement vice-président, semble s’être enfuit en Iran pour demander protection à son mentor, le guide suprême du régime intégriste, Ali Khamenei.

L’EI s’était emparé de Mossoul, la deuxième ville d’Irak, au début de son offensive fulgurante lancée dans le nord de l’Irak en juin 2014 face à des forces gouvernementales en déroute.

Le rapport, remis dimanche au président du Parlement, Salim al-Joubouri, implique 35 autres responsables, dont ceux du ministre de la Défense de l’époque Saadoun al-Doulaimi et du gouverneur de la province de Ninive, dont Mossoul est le chef-lieu, Atheel al-Nujaifi.

« Aucun des noms présents dans ce rapport ne sera effacé, et tous seront transmis à la justice (…) et ceux qui sont responsables de la chute de Mossoul devront rendre des comptes », a assuré M. Joubouri.

En tant que commandant en chef de l’armée, M. Maliki a cherché à centraliser le contrôle de l’armée dans ses services et joué une part importante dans son affaiblissement, en nommant notamment des commandants choisis pour leur loyauté plutôt que leur compétence, selon plusieurs experts.

La politique de Maliki avait suscité le mécontentement de la minorité arabe sunnite. Sous l’influence de l’Iran, elle a consisté en une guerre ouverte contre les revendications des démocrates irakiens, chiites et sunnites confondus, pour le partage du pouvoir et le respect des règles démocratiques. Ces revendications qui s’exprimaient au départ de façon pacifique à travers les rassemblements et les manifestations des tribus sunnites, encouragés en 2012 par le printemps arabe, n’ont eu pour réponse que le massacre des populations innocentes.

Des milliers de personnes ont été emprisonnées, torturées et exécutées, plaçant l’Irak au troisième rang du classement mondial pour les peines capitales. C’est sur cette frénésie meurtrière que s’est appuyé le Daech pour lancer sa conquête morbide.

 

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