jeudi, février 2, 2023
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L’administration Obama doit agir pour protéger les opposants iraniens menacés en Irak


Prise de position d’anciens hauts responsables américains et dirigeants de la communauté irano-américaine

CNRI – Les personnalités américaines qui défendent la résistance iranienne sont de plus en plus critique à l’égard de l’administration Obama pour n’avoir pas tenu la promesse des États-Unis de protéger plus de 3000 opposants iraniens dans un camp de réfugiés surpeuplé en Irak, où ils ont été l’objet d’attaques meurtrières répétées par des hommes armés irakiens.

 » Il s’agissait d’un accord et les États-Unis n’ont jamais été à la hauteur de ce marché » affirme Ed Rendell, ancien président du Parti démocrate, lors d’un forum ce week-end d’Irano-Américains au Convention Center de Los Angeles le 22 février.

Les opposants iraniens ont remis volontairement leurs armes aux forces américaines en 2003 en échange d’un engagement des États-Unis de les traiter comme des personnes protégées en vertu des Conventions de Genève. Mais en 2009, l’administration Obama a transféré cette responsabilité au gouvernement irakien, qui plus tard a lancé trois attaques meurtrières contre les opposants au camp d’Achraf, leur foyer pendant 27 ans au nord de Bagdad, et a facilité quatre autres attaques à la roquette sur le camp Liberty, près de l’aéroport international de Bagdad, où près de 3.000 opposants se trouvent actuellement.

M. Rendell a également dénoncé l’ONU de ne pas ouvrir une enquête indépendante sur ces attentats et de s’appuyer sur le gouvernement irakien pour une enquête sur ces meurtres.

« C’est comme demander à Al Capone d’enquêter sur les meurtres de la Saint-Valentin », a-t-il dit, se référant à des règlements de compte infâmes à Chicago en 1929.

Patrick Kennedy, un ancien député démocrate de Rhode Island, n’a déclaré que la politique américaine envers l’Iran «doit changer, et doit changer maintenant ».

Il a qualifié les opposants de « courageux » et dénoncé le régime théocratique brutal et intolérant de l’Iran.

« Il torture et emprisonne et réprime ses 78 millions de personnes (…) Il est également le banquier central et marchand d’armes en chef de chaque organisation terroriste majeur dans le monde. Téhéran soutient les deux régimes les plus violents au Moyen-Orient : Bachar Al-Assad de Syrie et Nouri Al-Maliki en Irak a déclaré M. Kennedy, le neveu du président américain John F. Kennedy et fils de feu le sénateur Edward M. Kennedy du Massachusetts.

Tom Ridge, ancien secrétaire à la Sécurité intérieure a également critiqué l’administration pour ses « mots vides  » et ses « promesses non tenues ». «J’affirme personnellement – comme ancien soldat , ancien fonctionnaire et maintenant en tant que citoyen privé – que mon pays n’a pas tenu sa parole », a-t-il dit.

Newt Gingrich, ex- président du parti républicain et ancien président de la Chambre des représentants, a récusé les négociations nucléaires actuelles avec l’Iran et a critiqué le Département d’Etat pour prétendre que les négociations vont bon train, malgré les commentaires du guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei affirmant que les négociations sont inutiles.

« Il n’y aura soit pas d’accord ou un accord si mauvais que même le New York Times ne sera pas capable de le supporter », a prédit M. Gingrich

Un intervenant qui a exprimé le plus grand regret sur le sort des opposants en Irak était un homme qui s’était directement impliqué pour persuader les habitants de quitter le camp d’Achraf pour un camp beaucoup plus petite, délabrée, et sans sécurité, celui de Liberty à Bagdad. Le lieutenant-colonel à la retraite Leo McCloskey a dit que lui et ses officiers ont cru aux promesses faites par les responsables irakiens qu’ils protégeraient les dissidents des représailles iraniennes et aideraient à les envoyer vers des pays sûrs. « J’ai le cœur plein de tristesse pour ce qui a été fait à ces gens désarmés et sans défense », a-t-il dit.

« Le monde garde le silence sur leur sort. Ils meurent par balles, par des roquettes et par manque de soins médicaux. Ce sont pourtant des combattants de la liberté qui ne désirent qu’une chose : libérer de l’oppression leur pays d’origine, l’Iran. »

«Nous voyons Rohani comme ce qu’il est, un démagogue, et un mollah meurtrier. Il s’est vanté de la répression des étudiants et d’avoir trompé l’Occident, et nous n’allons pas être dupe », a souligné Nasser Sharif, président de l’Association de la Californie pour la démocratie en Iran, qui a organisé le colloque.

En partageant ce point de vue, Ross Amin, vice-président de l’Organisation des Communautés irano-américains (OIAC.ORG), a ajouté: «La communauté internationale, en particulier les Etats-Unis, doit garder sa vigilance et agir avec fermeté. Le seul résultat acceptable des négociations nucléaires doit être le démantèlement complet du programme d’armes nucléaires et les inspections de tous les sites suspects par l’AIEA. ».

SOURCE OIAC

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