lundi, novembre 28, 2022
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Kerry donne un avertissement au régime iranien avant les négociations nucléaires à Vienne

NEW YORK / WASHINGTON (Reuters) – Le Secrétaire d’Etat américain, John Kerry, a averti l’Iran qu’il devait encore prouver que ses ambitions nucléaires sont pacifiques. La dernière série des négociations nucléaires entre l’Iran et les puissances mondiales commencent à Vienne avant une date boutoir fixée au 20 juillet.

Les enjeux des négociations de Vienne – reprises le mercredi 3 juillet – sont importants. Il s’agit de chercher une solution à une impasse de plus de dix ans avec l’Iran qui a soulevé des craintes d’une nouvelle guerre au Moyen-Orient et une course aux armements nucléaires dans la région.
Les commentaires de Kerry, publié lundi soir dans la rubrique « opinion » sur le site du Washington Post, intervient peu de temps après les déclarations des diplomates selon lesquelles l’adjoint du Secrétaire d’Etat américain, Bill Burns, assisterait aux pourparlers de Vienne.
Bill Burns avait conduit les négociations secrètes entre l’Iran et les Etats-Unis qui ont rendu possible l’accord nucléaire provisoire conclu en novembre dernier. Sa présence lors des prochaines négociations de Vienne ouvrirait la possibilité de négociations bilatérales entre les deux pays antagonistes de longue date.
Dans son article, John Kerry a réprimandé l’Iran et a ajouté : « L’optimisme général sur l’issue possible de ces négociations n’a pas été corroboré, à ce jour, par les positions exprimées par l’Iran dors des réunions à huis clos. »
« Ces lacunes ne sont pas causés par des exigences excessives de notre part », a écrit Kerry. Il a précisé que les six puissances avaient « fait preuve de souplesse dans la mesure du possible. »
Le chef de la diplomatie américaine a déclaré que la date boutoir du 20 juillet pour conclure un accord « s’approche à grands pas. »
Il a suggéré que Téhéran peut soit saisir cette occasion et faire ce qui est nécessaire pour apaiser les inquiétudes concernant son programme nucléaire, soit « ils peuvent rater cette occasion historique de mettre fin à l’isolement économique et diplomatique de l’Iran et d’améliorer la vie de leur peuple. »
« Il reste une différence, cependant, entre l’intention déclarée de l’Iran à propos de son programme nucléaire et le contenu réel de ce programme à ce jour », a-t-il dit.
L’un des objectifs de Burns cette semaine pourrait être de forcer la délégation iranienne à modifier sa posture dans ces négociations. Les responsables occidentaux proches des pourparlers disent que Téhéran n’est pas encore complètement d’accord pour limiter son programme d’enrichissement d’uranium qui est parmi les principaux points de désaccord dans les négociations.
Burns a rencontré les Iraniens deux fois au cours du mois dernier, d’abord à Genève pour des discussions bilatérales, dans un effort apparent pour briser une impasse entre Téhéran et les grandes puissances sur la question nucléaire, puis à Vienne, où les négociations nucléaires plus larges sont en cours.
Lors des dernières négociations, il a abordé la possibilité d’une coopération entre les États-Unis et l’Iran pour tenter de stabiliser l’Irak contre les attaques des militants sunnites.
Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Chine, la France, la Russie et l’Allemagne forment le groupe connu sous le nom « P5 + 1 ». Ce groupe et l’Iran ont signé le 24 novembre 2013 un accord provisoire en vertu duquel l’Iran a obtenu un certain allègement des sanctions économiques et a accepté en échange certaines restrictions à ses activités nucléaires.
Leur objectif est de parvenir à un accord nucléaire global avant le 20 juillet. Or, les analystes et les diplomates sont profondément sceptiques que cet objectif puisse être atteint.
Le nouveau cycle des négociations se poursuivra au moins jusqu’à 15 juillet.
Pour les six puissances, l’objectif primordial est de prolonger le délai dont Iran aurait besoin pour fabriquer une bombe atomique, si ce pays choisit de faire ça. Pour attendre cet objectif, ils veulent que l’Iran réduise le nombre des centrifugeuses en fonctionnement. Les centrifugeuses sont des machines qui purifient l’uranium utilisé comme combustible dans les centrales nucléaire. Après être purifié à un niveau élevé, l’uranium peut être utilisé dans des armes atomiques.
Les deux parties ont déclaré que leur objectif est d’avoir un accord vers le 20 juillet et d’éviter une extension difficile de l’accord provisoire qui expirera à cette date. En privé, les diplomates occidentaux disent qu’ils seraient prêts à envisager une extension de la durée de l’accord provisoire et à continuer les pourparlers delà du 20 juillet, uniquement si un accord était clairement en perspective.

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