lundi, novembre 28, 2022

Iran: un régime en faillite

CNRI – Dans la deuxième moitié du mois de décembre, le président des mollahs a présenté en projet de loi un budget de 6 milliards de dollars pour compenser le déficit budgétaire. Les modalités d'adoption ont été accélérées pour obtenir une adoption rapide.

Selon le projet de loi, une partie des 6 milliards de dollars sera acquise par la réduction des projets de développement. Les autres seront obtenus en encourageant «des économies», ce qui, dans le jargon des mollahs, signifie la hausse des prix.

Cette année, c'est la quatrième fois que le gouvernement demande l'adoption d'un projet de loi pour faire face à des déficits budgétaires. Auparavant, il avait présenté des projets de loi en juin, en juillet pour les importations, et en août, pour rembourser des prêts bancaires. Le plus récent projet de loi concerne l'éducation et le coût des carburants.

Étant donné qu’en Iran, le régime des mollahs manipule facilement les chiffres, on ne sait pas quel est le montant exact du budget. Toutefois, les autorités dans les ministères disent que le ministère de l'Education affiche à lui seul 6 milliards de dollars de déficit, les projets de gaz naturel 2 milliards de dollars de déficit et les importations d'essence (pour le budget qui a pris fin en juillet) de 7 milliards de dollars.

Pour lutter contre ces déficits, le gouvernement a également vendu 24 % des ressources en or du pays.

Pour avoir une meilleure image de l'économie iranienne, il faut regarder le taux d'inflation, qui, selon la Banque centrale, s'élève actuellement à 29%. Des observateurs indépendants, toutefois, placent ce chiffre autour de 40%. Ces deux dernières années, les prix des logements ont doublé ou triplé. Dans certaines parties de la capitale, l'achat ou la location d'une maison revient plus cher que le prix de l'immobilier à New York.

Sur la base des chiffres officiels, le nombre de chômeurs approche les 4 millions. Ce chiffre comprend les salariés, les femmes au foyer et les personnes qui travaillent au moins une heure par semaine. Sinon, comme l’ont dit des observateurs indépendants, le taux de chômage caché dépasse 35 % de la population active du pays (qui s’élève en Iran à environ 25 millions de personnes).

Selon les estimations officielles, le nombre de personnes sous le seuil de pauvreté est près de 15 millions. Toutefois, les médias gouvernementaux parlent de la moitié de la population, soit environ 36 millions de personnes, qui sont dans la pauvreté. Selon les chiffres officiels, au cours des vingt dernières années, la consommation de viande et de légumes a réduit de 50% à cause de la pauvreté. L'apport calorique en Iran est à un des niveaux les plus bas au monde.

La question est donc de savoir comment peut-on sauver l'économie iranienne? 

Supposons que les États-Unis ou une autre puissance décident d'offrir un paquet de concessions économiques au régime iranien. Et, supposons que le régime iranien soit en mesure d'accepter et endosse avec succès les conséquences politiques. Le paquet comprendrait un triplement du prix du pétrole, l'adoucissement des sanctions internationales, l’arrivée de diverses marchandises en provenance d'Europe et même des États-Unis (doublement des importations de l'Iran), et d'autres articles. Que se passerait-il dans ce cas?

La réponse est que l'économie iranienne s’effondrerait davantage et deviendrait encore plus faible. C'est exactement ce qui a commencé après l'ascension d'Ahmadinejad au pouvoir. Ce fut une période au cours de laquelle un baril à 50 dollars est passé à 147 dollars produisant 250 milliards de dollars de recettes pour le pouvoir. Mais, au lieu d'amélioration économique, cela a apporté la pauvreté, le chômage et l'inflation pour la population iranienne.

Pour comprendre cette situation, nous devons examiner l'infrastructure de l'économie iranienne: Il s'agit d'une économie pétrolière fondée sur la rente, dans laquelle une plus grande puissance, au-dessus du gouvernement, canalise l'essentiel des recettes vers l’intégrisme, le terrorisme et les poches et comptes en banque des factions de voleurs qui lui sont affiliées.

En outre, l'influence des gardiens de la révolution se renforce d’année en année sur l’économie iranienne.

En effet, il existe un monopole des intégristes qui ont un contrôle absolu de tous les organes gouvernementaux et non gouvernementaux et même du marché noir.

Les économistes conviennent que le principal obstacle au développement de l'économie iranienne est précisément ce monopole qui gèle le potentiel économique.

Les privilèges dont jouissent le guide suprême des mollahs et ses représentants, ainsi que la dictature brutale mise en place pour protéger ces privilèges et intérêts, ont détruit économie privée du pays.

Les effets naturels de ces circonstances ont conduit à l'inefficacité bureaucratique, l’insécurité judiciaire, l'anarchie et l'instabilité juridique, le manque de respect pour la propriété privée et l'absence de transparence, qui constituent autant de raisons pour la situation catastrophique de l'économie iranienne.

Par conséquent, un Iran sous le régime du «Velayat-e-Faqih" (suprématie du religieux) est non seulement incapable de réforme politique, mais aussi de réforme économique. Il n'y a pas de mesure incitative qui puisse sauver l'économie.

L'économie iranienne, qui a perdu une occasion avec l'extraordinaire hausse des prix du pétrole, se dirige vers une période difficile en 2009 avec la baisse de ces mêmes prix et ne sera pas épargnée par la récession financière mondiale.

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