
CNRI – Dans un discours prononcé le 23 janvier à Birjand (à l’est de l’Iran), le porte-parole de la Commission de sécurité du Parlement des mollahs, Seyed-Hossein Naghavi-Hosseini, a évoqué les discussions qui existent au sein du régime iranien sur la pertinence de la participation de l’Iran à la guerre en Syrie.
Il a déclaré : « C’est assez surprenant que nous entendions certaines personnes au sein du régime dire que nous devrons nous désengager de la guerre en Syrie et défendre nos intérêts nationaux à l’intérieur de nos frontières. Il faut dire à ces personnes que si la République islamique arrête aujourd’hui de se battre en Syrie, demain elle devra se battre au Kurdistan iranien. »
Il a ajouté que la Syrie et l’Irak sont considérés comme la ligne de front du régime iranien et que si le régime arrête de se battre là-bas, il devra lutter dans les provinces iraniennes, notamment à Khuzestan, à Kurdistan et à Khorasan du Sud.
En réaction aux récentes déclaration du président du régime des mollahs, Hassan Rohani, Naghavi-Hosseini a dit sur un ton moqueur : « Je suis tout à fait d’accord avec M. Rohani lorsqu’il a dit : ‘ceux qui ne peuvent pas voir les conséquences de l’accord nucléaire doivent porter des lunettes’. Il a raison. Les conséquences de l’accord nucléaire sont tellement petites qu’on ne peut pas les voir sans utiliser des lunettes, et pas n’importe quel type de lunettes. Il faut que nous lui empruntions à M. Rohani ses propres lunettes pour voir les conséquences de l’accord nucléaire. »
Le 13 janvier, Iraj Masjedi (un général de la force Ghods des pasdaran qui vient d’être nommé ambassadeur du régime iranien en Irak) avait dit lors de la cérémonie de l’anniversaire de la mort en Syrie d’un autre général des pasdaran : « Hier, nos combattants étaient Abadan, Khorramchahr et Mehran ; maintenant nos combattants sont à Mossoul, à Alep et au Liban. »
En juin 2016, il avait déclaré qu’en se battant en Syrie et en Irak, les forces du régime iranien défendaient les frontières de l’Iran.
Masjedi est l’un des commandants les plus anciens et les plus âgés de la force terroriste Ghods. Durant les dernières années, sa principale mission était de faciliter les ingérences du régime iranien en Irak. Il a joué un rôle actif dans l’organisation d’attaques terroristes en Irak, ainsi que dans la formation et l’envoie de mercenaires vers la Syrie.
En septembre 2007, Masjedi était le chef de la base militaire du Ramadan et à ce poste, il était chargé de préparer des plans pour la formation des milices irakiennes. Ramadan est la principale base militaire du régime iranien utilisée pour les ingérences de ce régime en Irak.
Une autre mission d’Iraj Masjedi en Irak est d’envoyer des miliciens irakiens vers la Syrie. En juin 2015, pendant un voyage en Irak et lors d’une réunion avec les groupes terroristes et les milices affiliées au régime iranien, Masjedi, a fixé pour chaque groupe un quota de personnes à envoyer en Syrie. Ainsi, entre 4000 et 5000 miliciens irakiens y ont été envoyés. Ce plan d’envoi de miliciens irakiens a été mis en place après que le régime iranien a subi de lourdes pertes humaines dans la guerre en Syrie.

