mercredi, février 1, 2023
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Iran : Un musicien et un cameraman en situation critique à la prison d’Evine

Iran : Un musicien et un cameraman en situation critique à la prison d'Evine

CNRI – En raison du manque d’accès aux installations médicales dans la prison, le musicien Mehdi Rajabian a perdu sa capacité à marcher après avoir été diagnostiqué d’une sclérose en plaques il y a quelques mois.

Sur la base des avertissements donnés par son médecin, la famille de Rajabian a informé le responsable de la prison d’Evine, dès le premier jour où il est arrivé, qu’il est atteint de sclérose en plaques et que sa vie serait menacée à moins qu’il ne reçoive les traitements médicaux adéquats.

Trois mois après que sa maladie a été diagnostiquée et alors qu’il purge son 319e jour d’emprisonnement injuste, Rajabian s’est tellement affaibli qu’il a perdu sa capacité à marcher.

Détenu à la prison d’Evine à partir depuis le mai 2016 pour ses activités artistiques, Rajabian a fait une longue grève de la faim pour protester contre le fait qu’on le prive de congé maladie. L’état de santé de Rajabian s’est détérioré et se trouve dans un état critique. Pendant ce temps, le médecin de la prison a également approuvé sa maladie, mais cela n’a eu aucun effet sur la façon dont il est traité en prison.

La maladie de Rajabian a également été approuvée par la commission médicale, mais les agents responsables de son cas (les pasdaran) l’empêchent toujours d’être traité ou libéré.

Le frère de l’artiste, Hossein Rajabian, est également détenu à la prison d’Evin, et comme son frère, il est privé de l’accès à des traitements médicaux malgré le fait qu’il souffre de problèmes rénaux.

La branche 28 du soi-disant Tribunal révolutionnaire de Téhéran présidée par le juge Mohammad Moghiseh, a condamné Mehdi et Hossein à six ans de prison pour « propagande contre l’Etat ». Ils ont ensuite été emmenés à la prison d’Evine le 5 juin 2016 pour purger leurs peines.

Leurs peines ont ensuite été modifiées par la Branche 54 du même tribunal à trois ans d’emprisonnement et à trois ans de prison avec sursis, et une amende de 20 millions de tomans, puis envoyées au Bureau d’exécution du Tribunal pénale d’Evine pour être appliquées.

Les deux ont été privés de l’accès à un avocat pendant leur procès, qui aurait duré seulement un quart d’heure. Une source avisée affirme à cet égard : « ils n’avaient pas d’avocat pendant les interrogatoires, et même pas devant les tribunaux, puisqu’on leur a dit que le statut de leur dossier exigeait qu’ils donnent des explications eux-mêmes. »

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