mercredi, février 8, 2023
AccueilActualitésActualités: Iran RésistanceIran : Un marché secret entre le gouvernement français et les mollahs...

Iran : Un marché secret entre le gouvernement français et les mollahs contre la Résistance

Conférence de presse le 20 juin 2006 à ParisCNRI – Lors d’une conférence de presse le 20 juin à Paris, plusieurs membres de la Résistance iranienne ont révélé les secrets d’un marché entre le régime clérical et le gouvernement français datant d’avant le raid du 17 juin 2003 aux bureaux de la Résistance, à Auvers-sur-Oise, au nord de Paris. La conférence s’est tenue suite à la décision de la cour d’appel de Paris de lever les restrictions imposées à Mme Radjavi et à plusieurs autres membres et partisans de la Résistance.

Parmi les nombreux orateurs de la conférence, on notera Patrick Baudouin, président d’honneur de la Fédération internationale des Droits de l’Homme, Pierre Bercis, président des Nouveaux Droits de l’Homme, et l’avocat Bernard Dartevelle, ainsi que les résistants qui avaient été frappés par ces restrictions.

En référence au raid du 17 juin, Patrick Baudouin a  estimé que la libération immédiate de la plupart des personnes arrêtées prouvait que les accusations portées à leur encontre étaient infondées et que le dossier était vide. A cette époque, a-t-il rappelé, les avocats avaient prédit que le dossier allait finir en fiasco, ce qui s’est produit. Il a comparé ce dossier à une baudruche que la décision de la cour d’appel de Paris a fait éclater.

Me Baudouin a affirmé que le dossier du 17 juin faisait partie d’un marché politique entre le la dictature religieuse et le gouvernement français. A ses yeux, les autres accusations contre les membres de la Résistance iranienne, comme le blanchiment d’argent, n’avaient absolument aucun fondement. Il a appelé à la clôture du dossier et a demandé au gouvernement français de rendre tous les biens de la Résistance.

Pierre Bercis a rappelé que cela faisait vingt ans qu’il se battait aux côtés des Moudjahidine du peuple d’Iran. Il a souhaité féliciter la cour d’appel de Paris pour sa décision. Il a estimé qu’il ne faisait que son devoir en soutenant l’OMPI. Si une bataille a été remportée, a-t-il ajouté, le combat judiciaire et politique continuait.

Le président de Nouveaux Droits de l’Homme a estimé que lorsque le raid du 17 juin a eu lieu, il a été considéré comme une gifle pour les Français. C’est pourquoi tout le monde se réjouit que la cour d’appel de Paris ait abandonné les restrictions.

Me Dartevelle a approuvé ces déclarations, affirmant que le verdict de la cour d’appel était un revers pour les magistrats instructeurs et tous ceux qui avaient orchestré le 17 juin. Cela montre que toutes les accusations portées contre la Résistance étaient complètement infondées, a-t-il conclu.  A un niveau international, cette décision est une gifle pour tous ceux qui ont placé l’OMPI sur la liste du terrorisme, a déclaré le juriste français qui a réclamé la clôture définitive de cette affaire.

Le président de la Commission des Affaires étrangères du CNRI, Mohammad Mohadessine, s’est également réjoui de cette décision de justice, mais a déclaré que c’était insuffisant. Il a lui aussi appelé à la fermeture du dossier du 17 juin.

Se basant sur un rapport confidentiel du ministère du Renseignement des mollahs, Mohadessine a révélé que lors de réunions communes avec les services secrets français, les services des mollahs étaient  informés des détails des conséquences  de l’opération contre les opposants.  Il s’agit d’un épisode dégradant où le service de contre-espionnage d’un pays occidental a étroitement coopéré avec le ministère des Renseignements du régime iranien, réputé pour ses meurtres et ses assassinats.

Pierre Mousset, habitant d’Auvers-sur-Oise où réside Mme Radjavi, a présenté à la presse une déclaration signée par 300.000 citoyens français en solidarité avec la Résistance et sa présidente élue.

Abolghasem Reza’i, secrétaire du CNRI, à qui il a été interdit de se rendre au bureau de la Résistance à Auvers-sur-Oise durant trois ans, a déclaré que la décision de la cour représentait un rejet total de toutes les accusations de terrorisme et de blanchiment d’argent portées contre la Résistance iranienne.

« Les personnes impliquées dans le dossier ont avancé que les finances du CNRI n’étaient pas transparentes, a-t-il indiqué. Je leur ai dit depuis le début que j’étais en charge des finances de la Résistance et qu’ils pouvaient me poser toutes les questions qu’ils désiraient, mais ils ne se sont même pas adressés à moi une seule fois… Maintenant que l’inexactitude des allégations a été prouvée, pourquoi ne ferment-il pas le dossier ? Pourquoi ne rendent-ils pas tous ses biens à ce mouvement ? Combien d’années encore nos 200 ordinateurs vont-ils rester en leur possession pour vérification ? Pourquoi ne rendent-ils pas les 8 millions de dollars appartenant au CNRI dont l’origine est transparente ? Pourquoi ne rendent-ils pas l’argent personnel des individus arrêtés lors du raid du 17 juin ? Ils savent très bien que, les accusations financières, comme les accusations de terrorisme, vont également s’avérer fausses. »

D’autres membres du CNRI dont les restrictions ont été levées ont déclaré lors de la conférence de presse que le temps était venu de clore l’affaire du 17 juin pour dossier vide et que des excuses soient présentées à la Résistance.