mercredi, décembre 7, 2022
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Iran : un mandat d’arrêt pour 50 travailleurs du groupe national d’acier

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Suite à la grève et au rassemblement de centaines de travailleurs du Groupe national d’acier d’Ahvaz, au sud-ouest de l’Iran, le régime iranien a émis des mandats d’arrêt pour 50 employés du complexe, les menaçant de mettre fin à leurs contrats.

Selon le Syndicat libre des travailleurs iraniens, à la suite de l’interdiction faite à un certain nombre de travailleurs d’entrer dans le bâtiment de l’usine, des centaines de leurs collègues ont organisé une grève et se sont rassemblés devant le bâtiment du complexe industriel le samedi 15 avril.

Les travailleurs ont demandé la levée de l’interdiction d’accès de leurs collègues au complexe leur permettant d’accéder au bâtiment et aux zones de travail.

Selon le Syndicat libre, le chef du département de la sécurité a annoncé qu’un mandat d’arrêt avait été émis contre 50 travailleurs et que la police et les forces de sécurité les arrêtaient progressivement.

Iran - Ahvaz, Les sidérurgistes d'Ahwaz se sont rassemblés devant le gouvernorat du régime

Le bureau des relations publiques du complexe industriel a annoncé dans un communiqué que leurs contrats seraient résiliés.

Actuellement, seule la section de tuyauterie du complexe est active avec 400 travailleurs, et les autres secteurs ne sont pas actifs en raison du manque de matières premières.

Selon la décision du conseil d’administration, « les fiches de présence des personnes qui bloquent la production et le chargement des produits et des déchets seront bloquées, leurs contrats seront annulés et ils seront traités conformément à la réglementation ».

Selon cet ordre, « tout rassemblement illégal est considéré comme un crime et, en plus de la résiliation du contrat, les auteurs seront présentés aux autorités judiciaires ».

Farhad Afsharinia, chef du système judiciaire du régime au Khouzistan, a considéré le rassemblement des travailleurs comme « illégal » le 4 mars et a menacé : « Notre patience a des limites et si leurs rassemblements se poursuivent, nous devrons aussi nous occuper de ces autres personnes. »

Les travailleurs du complexe industriel ont mis en garde contre ces menaces et ont déclaré que tant que leurs collègues expulsés ne retrouveront pas leur emploi, la nouvelle série de protestations et de grèves se poursuivra.

Quatre mille travailleurs du Groupe ont pu recevoir deux mois d’arriérés de salaires à la suite de leurs grèves, de leur marche et de leur rassemblement devant le gouvernorat du Khouzistan au cours des dernières semaines. Toutefois, une partie de leurs demandes n’a pas encore été satisfaite.

Ces dernières années, le non-paiement des salaires est devenu l’un des plus gros problèmes pour les travailleurs, ce qui a conduit à des protestations des travailleurs dans différentes régions de l’Iran. De nombreux travailleurs et des militants syndicaux ont également été arrêtés dans diverses régions de l’Iran ou emprisonnés sur des accusations d’ordre sécuritaire.

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