samedi, décembre 3, 2022
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Iran-Résistance : Conférence internationale de juristes sur la Cité d’Achraf

CNRI – Voilà trois ans désormais, que le régime iranien essaie par tous les moyens de faire disparaître la Cité d’Achraf en Irak, qui abritent des combattants de la liberté, hommes et femmes, décidés à résister à la dictature religieuse qui sévit en Iran. Après des enlèvements, des pressions pour faire couper le ravitaillement en nourriture, en médicaments, en carburant et même en eau, les mollahs font pressions sur le gouvernement irakien pour obtenir leur déportation vers l’Iran ou leur expulsion vers tout autre pays.

Or les Moudjahidine du peuple d’Iran résidant à Achraf, ont été reconnu par la force multinational comme personnes protégées en vertu de la Ive convention de Genève, ce qui signifie que tout déplacement forcé est une violation des conventions internationales. De plus ils sont considérés comme réfugiés politiques par la loi irakienne.

Lors d’une conférence internationale le 25 octobre à Bruxelles, de nombreux juristes, éminents se sont réunis autour de Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, pour réfléchir au statut et aux droits de ces combattants.

Venu de Suisse, Me Marc Henzelin, qui animait les débats, a dénoncé les complots du régime iranien contre la cité d’Achraf en précisant que l’expulsion et le déplacement obligatoire des Moudjahidine était une violation des droits de l’homme.

Le Pr. Eric David, expert belge de la loi humanitaire internationale et directeur du centre de droit international de l’université libre de Bruxelles, a fait un exposé très précis de la situation juridique des Moudjahidine du peuple à la Cité d’Achraf. A ses yeux le droit d’asile politique des Moudjahidine ne fait aucun doute. Le Pr. Eric David a insisté sur le fait que conformément aux conventions et aux lois internationales on ne pouvait pas déplacer les Moudjahidine de la Cité d’Achraf, vers un pays tiers même si ce dernier n’avait pas l’intention de les expulser en Iran.

Le britannique Marc Muller, directeur de la Comité des droits de l’homme du barreau britannique, a déclaré que les résidents de la Cité d’Achraf sont des personnes protégés en vertu de la IVe Convention de Genève et que, conformément à la loi de 1970 sur les réfugiés en Irak, ils bénéficient du droit d’asile. « Les propos du Premier ministre irakien le 19 juillet dernier sur les résidents d’Achraf m’ont inquiétés. Il est certain que s’ils étaient livrés à l’Iran ils seraient torturés et harcelés et c’est pourquoi la communauté international ne doit jamais le permettre. » Il a estimé que l’étiquette terroriste collé au Moudjahidine était un signe de bonne volonté vis-à-vis des mollahs et il a appelé à sa suppression.

Trond Olsen Naess, juriste norvégien, a déclaré  pour sa part que l’expulsion des Moudjahidine de la Cité d’Achraf est un crime international, car s’ils se rendent en Iran, ils seront immédiatement exécutés. Or comme la première tentative d’expulsion en 2004 a échoué, cette fois non plus, ils ne pourront le faire.

Edward Grieves, un juriste éminent anglais, membre du comité des droits de l’homme du barreau britannique, a souligné le droit d’asile politique des Moudjahidine du peuple en Irak, demandant aux pays européens d’appeler le gouvernement irakien à réaffirmer ce droit certain. Il a déclaré que le la présence du nom des Moudjahidine du peuple sur la liste du terrorisme était injuste et il en a demandé le retrait.

Vidar Ravgland, juriste norvégien, s’est lui aussi appuyé sur les lois internationales et la loi d’asile en Irak pour souligner que les Moudjahidine de la cité d’Achraf bénéficiaient du droit d’asile politique et que tout déplacement obligatoire à leur encontre constituait un crime de guerre.

Gilles Paruelle, ancien bâtonnier du Val-d’Oise, a estimé que la  visite de Maryam Radjavi à Bruxelles était une victoire de la justice sur la politique et l’en a félicitée.
A ses yeux Achraf est un symbole de la démocratie que les mollahs veulent faire disparaître par tous les moyens.

La conférence s’est terminée sur une déclaration soutenant le droit d’asile des Moudjahidine de la Cité d’Achraf en Irak.
  

 

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