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Une lutte ininterrompue de la révolution constitutionnelle à la résistance démocratique en Iran

Sattar Khan, le leader de la révolution constitutionnelle iranienne de 1906

Depuis plus d’un siècle, le peuple iranien a fait preuve de résilience face aux tempêtes brutales – d’abord la monarchie, puis la théocratie –, refusant de renoncer à son aspiration à la liberté. Il a traversé une patrie ensanglantée et opprimée, le cœur brûlant d’espoir. De la révolution constitutionnelle de 1906 aux soulèvements nationaux du XXIe siècle, il a fait preuve de résilience, poursuivant sa lutte face à une répression brutale.

L’arc historique de la résistance
L’aube de la résistance moderne en Iran fut la Révolution constitutionnelle, où la nation brandit l’étendard de l’État de droit contre le pouvoir absolu d’un monarque non élu. Ce premier cri de justice n’était pas le fruit des salons de l’élite, mais le courage de citoyens ordinaires, de religieux éclairés, d’intellectuels et de bazaris. Ils refusèrent de laisser l’Iran devenir un repaire de tyrannie, ouvrant la voie du sang de héros comme Sattar Khan et Bagher Khan.

Mais le rêve fut trahi. Reza Shah, installé au pouvoir par des manipulations étrangères, démantela l’ordre constitutionnel naissant et le remplaça par un despotisme militarisé. Pourtant, l’appel à la liberté reprit de plus belle au Gilan, où Mirza Kuchak Khan et le mouvement Jangal firent entendre la justice, pour être réduits au silence par les mêmes forces de la tyrannie et de la collusion coloniale.

Des années plus tard, Mohammad Mossadegh, homme intègre et respectueux des lois, se leva pour nationaliser le pétrole iranien et défendre sa souveraineté. Avec le soutien du peuple, il aspirait à l’indépendance, non seulement économique, mais aussi politique. Son camarade Hossein Fatemi affirmait : « Si le peuple a réclamé son pétrole, il doit aussi réclamer son droit de vote.» Mais une fois de plus, la tyrannie frappa. Le coup d’État d’août 1953, soutenu par la CIA et le MI6, mit fin à un moment glorieux de démocratie, contraignant Mossadegh à l’assignation à résidence et exécutant Fatemi. La monarchie revint en force, jusqu’à ce que la nation se relève.

La révolution détournée, mais pas oubliée
En 1979, les Iraniens renversèrent la monarchie, animés par des rêves de liberté. Mais avant même qu’ils puissent goûter à la liberté, une dictature cléricale au nom de la religion s’empara de la révolution. Ruhollah Khomeini a instauré une théocratie reflétant la même oppression, avec désormais un turban au lieu d’une couronne. Le CGRI a remplacé la SAVAK, et la dissidence a été brutalement réprimée.

Mais l’esprit de résistance a perduré. Du massacre des prisonniers politiques dans les années 1980 aux manifestations étudiantes de 1999, en passant par les soulèvements de décembre 2017 et novembre 2019, et enfin le mouvement national de 2022-2023 mené par les femmes et les jeunes, chaque génération a porté haut les couleurs de la liberté. Les Iraniens ont enduré les balles, la prison, la torture et la mort pour reconquérir leur avenir.

Une résistance renaît : Le CNRI
Au cœur de cette lutte centenaire, une nouvelle force a émergé, non pas liée au passé, mais ancrée en lui. Le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), fondé par Massoud Radjavi en 1981, a ravivé l’héritage des constitutionnalistes, du mouvement Jangal, du Front national de Mossadegh et les aspirations originelles de la Révolution de 1979. Le CNRI n’est pas seulement une alternative politique ; c’est la mémoire vivante de la lutte pour la liberté en Iran.

Au fil des ans, la Résistance a préservé les rêves que le régime a tenté d’effacer : la voix de Fatemi, la vision de Mossadegh, le courage des femmes de 2022 et les espoirs d’une nation réduite au silence.

Même en 2025, la liste des martyrs s’allonge. Le 27 juillet, Behrouz Ehsani et Mehdi Hassani, membres de l’OMPI, ont été exécutés par le régime. Mais leurs paroles restent immortelles. Behrouz a déclaré : « Je ne marchande pas ma vie.» Mehdi a écrit à son enfant : « Mange la liberté comme du pain, respire-la comme de l’air.» Ce n’étaient pas des adieux, mais des engagements pour un Iran meilleur.

La fin de la tyrannie, l’aube d’une ère nouvelle
Aujourd’hui, le régime des mollahs traverse une crise existentielle. Il manque de légitimité, d’avenir viable et de confiance de son propre peuple. L’économie est en ruine, la colère populaire est palpable et la confiance internationale s’est érodée. En désespoir de cause, le régime se tourne vers des éléments monarchistes, longtemps défaillants, pour se préserver.

Mais l’Iran a dépassé le Shah et les mollahs. La nation ne cherche pas un retour au passé, mais un projet d’avenir audacieux. Le CNRI, fort de sa structure démocratique, de ses cadres expérimentés, de son profond sens du sacrifice et du leadership de Mme Maryam Radjavi, offre cet avenir.

Son plan en 10 points prévoit :

Un Iran sans exécutions,
L’égalité des sexes,
Séparation de la religion et de l’État,
Un pouvoir judiciaire indépendant,
La liberté d’expression et de croyance,
Et une politique étrangère pacifique et non nucléaire.

Le choix de l’histoire
Alors que l’histoire tourne, le peuple iranien est confronté à un choix. De même qu’il a renversé le Shah, il doit aujourd’hui se lever pour reléguer le régime clérical aux oubliettes de l’histoire. Ce n’est pas un tyran, mais tous les symboles de l’arriération qui doivent être vaincus. L’heure n’est plus à la nostalgie ; c’est à la construction.

La Résistance n’est pas un retour en arrière. C’est une voie à suivre. Le chemin vers un Iran libre ne passe pas par des palais ou des chaires, mais par le sacrifice, la mémoire et la volonté démocratique de son peuple.