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Rudy Giuliani et Patrick Kennedy apportent leur soutien au groupe « terroriste » iranien

Par ABIGAIL R. ESMAN

Forbs blog, 19 juin 2011 – Les Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) ont trouvé quelques partisans inattendus lors de leur dernière demande de protection par les Nations Unies – notamment l’ancien secrétaire à la sécurité nationale Tom Ridge, l’ancien maire de New-York Rudy Giuliani, et l’ancien député Patrick Kennedy. Pourtant l’organisation, basée au camp d’Achraf, en Irak, est répertoriée comme un groupe terroriste aux États-Unis (et jusque récemment, en Europe) – un paradoxe, déclarent ses dirigeants, étant donné qu’elle s’oppose, comme les États-Unis et l’Union Européenne, au régime iranien.

Hier, l’OMPI a organisé un rassemblement à Villepinte, en France, demandant la protection des Nations Unies contre les forces irakiennes qui ont tenté d’éliminer le groupe et étant donné le meurtre de 35 de ses membres (non-armés) en avril dernier par l’armée irakienne. Selon Al Jazeera English, Ridge a indiqué lors de l’évènement : « L’organisation terroriste que les États-Unis devraient craindre, c’est l’Iran, non l’OMPI […] La raison pour laquelle l’OMPI  est une telle source d’irritation pour eux, c’ est simplement parce qu’elle espère diriger un Iran différent, un Iran pacifique, un Iran tolérant, un Iran non-nucléaire et c’est pour cette raison que je suis ici, avec bien d’autres personnes, Républicains et Démocrates, libéraux et conservateurs aux États-Unis et ailleurs, comme nous l’avons été durant les deux dernières années, pour appuyer vigoureusement le retrait de l’OMPI de la liste et la protection des habitants avant de leur trouver un refuge plus sûr pour eux où ils puissent vivre et élever leurs familles, et un jour, espérons-le, remplacer le régime tyrannique à Téhéran ».

Selon l’Agence France Presse (AFP), le groupe a été exclu en 1981 par le régime islamiste de l’Iran, et plus tard, lors de la guerre Iran-Irak, il a été transféré au camp d’Achraf en Irak, à l’extérieur de Bagdad. Depuis lors, il a été attaqué par les forces irakiennes, notamment lors du raid d’avril, dans lequel 300 résidents ont été blessés en plus des 35 tués. Beaucoup prétendent que l’armée irakienne maintiendrait des liens étroits avec le régime iranien.

En conséquence, selon l’Agence France Presse, « Rudy Giuliani a demandé à ce que l’OMPI soit retiré « immédiatement » de la liste noire des organisations terroristes aux États-Unis, comme cela a été fait par l’UE en 2009. Les États-Unis devraient prendre une décision à ce sujet en moins de six mois, a déclaré un responsable américain début mai ».

Est-ce un nouvel exemple de « l’ennemi de mon ennemi est mon ami » ? Devons-nous réexaminer en premier lieu la façon dont nous définissons un « groupe terroriste » ? Ou les opposants au régime iranien, tel que l’indique Ridge, ne sont-ils pas du tout des terroristes, mais des victimes de fausses déclarations ? Ce qui est clair c’est que l’unité de pensée sur la question – de Andrew Card à Patrick Kennedy – suggère que le moins qui puisse être fait, c’est de protéger la vie et l’intégrité physique des membres du groupe. Et si cela aide à créer un lien entre l’OMPI et le propre désir de l’Occident de renverser le régime iranien, ce sera tant mieux.