La chaîne «Al-Tagheer» (le changement) – le 27 septembre 2014 : Les réfugiés politiques iraniens vivent dans le camp Liberty en Irak – un camp de réfugiés transformé en camp de prisonniers – ont été soumis à un blocus alimentaire et médical depuis deux ans. Les membres de la Résistance iranienne ont été contraints de quitter leur lieu de résidence au camp d’Achraf. Plus de 2.000 d’entre eux vivent actuellement dans le camp Liberty, situé près de l’aéroport de Bagdad.
Les résidents du camp Liberty ont été la cible de nombreuses exactions et atrocités commises par des milices liées au gouvernement irakien. A la suite des pressions exercées par le régime iranien, ces milices ont empêché l’entrée dans ce camp des denrées alimentaires, des médicaments et du carburant. Ce blocus a causé d’importantes souffrances auprès des résidents du camp Liberty.
Ce blocus alimentaire et médical – doublé d’une intense guerre psychologique menée avec acharnement et haine – a causé jusqu’à présent la mort de 21 personnes parmi les résidents de ce camp. La dernière victime s’appelait Taghi Abbasian. Gravement malade, son état de santé s’est considérablement détérioré à cause du blocus imposé à ce camp. Le personnel médical présent dans le camp ne disposait d’aucun moyen pour atténuer les souffrances de ce patient et empêcher sa mort. Le régime de Téhéran s’est réjouit à plusieurs reprises des souffrances imposées aux résidents du camp Liberty.
M. Abbasian avait contacté l’Office des droits de l’Homme de l’UNAMI et avait sollicité les médicaments et les soins médicaux dont lui et ses camarades ont eu besoin. Ses demandes n’ont pas été prises en compte et cette situation a aboutit à son décès. Ainsi, la liste des martyrs de la Résistance iranienne décédés à cause de manque de soins médicaux dans le camp Liberty s’allonge de jour en jour.
Le gouvernement irakien est moralement et juridiquement responsable de cette situation. Les observateurs ont appelé Bagdad à traiter de façon correcte et humaine les membres de l’opposition iranienne qui bénéficient d’un soutien international. Il est primordial que les besoins basiques et élémentaires des réfugiés vivant dans le camp Liberty soient satisfaits. Le gouvernement irakien doit montrer qu’il agit de façon souveraine et que ses décisions ne sont pas dictées par certains pays étrangers.
Photo: Taghi Abbasian, résident du camp Liberty et membre de l’OMPI, souffrait d’une maladie cardiaque et d’une maladie neurologique. Le 18 septembre, il a perdu la vie à cause de manque du blocus médical du camp Liberty.

