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Patrick J. Kennedy : Le début d’une nouvelle ère dans l’histoire de la résistance iranienne

Patrick J. Kennedy : Le début d’une nouvelle ère dans l’histoire de la résistance iranienne

Patrick J. Kennedy, un ami sincère et un sympathisant du peuple iranien et de sa résistance organisée, dans son article paru sur thehill.com le 1er octobre, décrit la dernière situation de la résistance iranienne et pourquoi il croît que le soutien international en sa faveur continuera de s’accroître à partir de maintenant. Voici le texte complet :

Succès : le déménagement des exilés iraniens conduit à une importance grandissante de la résistance iranienne

Le 9 septembre, le dernier groupe d’opposants iraniens résidant au Camp Liberty, en Irak, a quitté le pays pour l’Europe. Bien que l’action collective internationale ait tardé à venir, son succès éventuel aide à démontrer que la reconnaissance de la résistance iranienne et la sympathie envers elle sont en hausse.

Les opposants sont des membres du principal mouvement d’opposition iranienne, les Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI / MEK). Treize ans plus tôt, après l’invasion de l’Irak, les Etats-Unis les ont reconnus comme des personnes protégées par la Quatrième Convention de Genève. Mais en janvier 2009, leur sécurité a été confiée au gouvernement d’Irak. Depuis lors, ils ont été soumis à plusieurs attentats meurtriers commis par les forces de sécurité irakienne agissant à la demande de Téhéran ou des terroristes paramilitaires en Irak affiliés au régime théocratique en Iran.

Certains au Congrès et ailleurs craignaient que les Etats-Unis échouent à maintenir leur engagement à protéger les opposants et ont critiqué l’Administration Obama. Mais selon elle, le Département d’Etat des Etats-Unis a aidé, dans les dernières étapes, à garantir que la réinstallation hors d’Irak soit menée à terme. Plusieurs opposants sont allés en Albanie, tandis qu’un certain nombre de pays Ouest Européens ont accueilli un plus petit nombre de réfugiés du MEK / l’OMPI.

L’OMPI est au Moyen-Orient le mouvement politique le plus organisé et le plus sophistiqué recherchant un système démocratique. En tant qu’élément constitutive principal du Conseil National de la Résistance iranienne, il a présenté un plan en dix points pour le futur du pays qui inclut un engagement à la laïcité, la démocratie, la non-ingérence régionale, et les droits des femmes et des minorités. En d’autres termes, il défend toutes les choses auxquelles le régime iranien actuel s’oppose.

Il n’est pas étonnant, qu’à l’époque, Téhéran et ses allies régionaux aient conjugué leurs efforts pour arrêter la réinstallation des membres du l’OMPI et pour forcer les la communauté du Camp Liberty à capituler. En somme, 177 personnes ont été tuées ou kidnappées avant que le Camp Liberty ne soit totalement vidé ce mois-ci.

En effet, au cours des 37 dernières années, le régime Iranien a tout essayé pour exterminer ce mouvement. Le monde est encore dans le noir au sujet du massacre des prisonniers politiques à l’été de 1988 par les autorités iraniennes, visant principalement l’OMPI et ses affiliés. Suivant un décret de l’Ayatollah Khomeini, 30.000 prisonniers politiques ont été massacrés en seulement quelques mois parce qu’ils ont refuse de renoncer à leur affiliation au l’OMPI.

Bien que l’OMPI et sa lutte de plusieurs décennies contre la tyrannie religieuse ne soient pas au premier rang à l’esprit des décideurs politiques Occidentaux, nous pouvons dire avec assurance que le mépris à l’égard de la résistance iranienne appartient au passé. L’organisation a une liste de centaines de défenseurs dévoués au sein des organes législatifs Européens et Américains et leur nombre est croissant. Leur implication a apporté la sécurité aux résidents du Camp Liberty, et un point tout aussi important, cela les a rapprocher des gouvernements Européens et de la communauté mondiale, où ils peuvent raconter leurs histoires et continuer leurs actions militantes en faveur du changement de régime à Téhéran.

On peut affirmer sans crainte de se tromper que le soutien au l’OMPI va seulement continuer à croître à partir de maintenant. En fait, la libération des résidents du Camp Liberty peut être le début d’une nouvelle ère dans l’histoire de la résistance iranienne et un pas en avant significatif vers la libération du peuple iranien dans son ensemble.

Par une coïncidence remarquable, la résolution de la crise des réfugiés est survenue juste après la révélation de la nouvelle information au sujet du massacre de 1988, faisant de cela le principal sujet de discussion parmi les militants et la société civile en Iran. Cette discussion jette un nouvel éclairage sur l’ampleur de la violence du régime iranien dans ses premiers jours et sur la façon dont cette violence a modelé la nature du régime sur les trois décennies qui ont suivi.

Comme la plupart de ces informations parviennent à l’Occident – y compris l’identité des responsables iraniens actuels qui ont activement participé au massacre de 1988 – il deviendra plus évident que les efforts de la communauté mondiale en faveur du Camp Liberty n’étaient pas seulement moralement justes, mais absolument nécessaires. Et dans un sens plus large, il deviendra de plus en plus clair que la même chose est vraie pour l’OMPI lui-même et ses objectifs pour le future de l’Iran.

Kennedy a exercé dans la Chambre des représentants de 1995-2011.

 

Source: The Hill