
La récente guerre régionale, qui a duré 12 jours, a révélé une réalité politique crue : les politiques menées de longue date par la communauté internationale à l’égard de l’Iran ont échoué. Pendant des décennies, les capitales occidentales ont oscillé entre deux stratégies sans issue : une politique de complaisance qui n’a fait qu’encourager le régime à exporter la terreur et l’instabilité, et la menace d’un conflit militaire dévastateur. Le dernier conflit confirme qu’aucune de ces deux voies n’offre de solution durable. La complaisance a conduit au désastre, tandis que la guerre elle-même ne peut résoudre le problème fondamental posé par la dictature théocratique de Téhéran.
La fermeté avec le régime des mollahs et le soutien au peuple iranien et à sa Résistance sont les critères d’une politique de principe et efficace face aux mollahs. pic.twitter.com/9BjkShvPQU
— Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi_F) 17 juin 2025
La troisième option
Dans ce vide politique, une voie viable et démocratique existe depuis longtemps. Depuis plus de deux décennies, la Résistance iranienne prône une « Troisième Option », une solution qui évite le faux choix entre guerre et complaisance.
Comme l’a déclaré Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), lors d’un récent discours au Parlement européen, cette option rejette « tant la complaisance envers le régime clérical que la guerre ou l’intervention militaire, privilégiant un changement démocratique mené par le peuple iranien et la Résistance iranienne ». Il ne s’agit pas d’une proposition réactive née de la crise actuelle, mais d’une position cohérente et fondée sur des principes, reconnaissant que la seule voie vers la paix régionale passe par la mise en place d’un gouvernement reflétant la volonté du peuple iranien.
Au cours des quatre dernières décennies, les mollahs ont rarement été aussi confrontés à la question de la survie de leur régime qu’ils ne le sont aujourd’hui. C’est pourquoi ils mènent une guerre contre le peuple iranien en procédant à d’innombrables exécutions.… pic.twitter.com/a9zwQNDrbs
— Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi_F) 1 juillet 2025
La viabilité de cette Troisième Option ne repose pas sur la théorie, mais sur des faits tangibles sur le terrain. Le peuple iranien a clairement démontré son rejet de la théocratie au pouvoir. Au cours des sept dernières années, ils ont organisé quatre soulèvements nationaux et des dizaines de manifestations régionales, ainsi que des boycotts généralisés et organisés des élections présidentielles, parlementaires et de l’Assemblée des experts organisées par le régime.
Cette opposition populaire est canalisée par un mouvement organisé sophistiqué et profondément enraciné. La Résistance iranienne dispose d’un vaste réseau d’« unités de résistance » – composées de volontaires dévoués et formés – opérant dans les 31 provinces iraniennes et dans des centaines de villes et villages. Ces unités ont prouvé leur capacité à organiser et à diriger des manifestations populaires et sont prêtes à sécuriser les infrastructures critiques lors d’une transition démocratique.
Ce mouvement a également fourni au monde des centaines de révélations cruciales sur les programmes nucléaires, de missiles et de drones du régime, empêchant ainsi un paysage sécuritaire international bien plus meurtrier.
Deux images contrastées
Alors que le régime sent son emprise sur le pouvoir s’affaiblir, il a intensifié sa campagne de terreur intérieure. Depuis début 2025, le nombre effarant de 650 personnes exécutées a augmenté de 2,5 fois celui de la même période l’an dernier. Soixante prisonniers politiques sont actuellement dans le couloir de la mort, dont beaucoup sont accusés de liens avec l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK), leur seul crime étant d’avoir revendiqué une société libre et juste.
Cette répression brutale contraste fortement avec la vision démocratique portée par la Résistance. Le Plan en dix points du CNRI pour un Iran de demain – qui appelle à une république laïque, à l’égalité des sexes, à l’abolition de la peine de mort et à une politique étrangère non nucléaire – a bénéficié d’un soutien international massif, approuvé par des majorités dans des dizaines de parlements, par plus de 135 anciens dirigeants mondiaux et plus de 80 lauréats du prix Nobel.
Comme l’affirme Mme Radjavi : « Notre objectif n’est pas de prendre le pouvoir à n’importe quel prix. Notre objectif est de garantir la liberté, la démocratie et le libre choix du peuple iranien, quel qu’en soit le prix. » Ce que le monde peut faire
Le peuple iranien et sa Résistance organisée ont la capacité et le projet de parvenir à un changement démocratique. Ils n’ont besoin ni d’intervention militaire étrangère ni d’aide financière. Ce dont ils ont besoin, c’est que le monde adopte une nouvelle politique fondée sur des principes.
Les gouvernements doivent cesser de normaliser ce régime brutal. Il est temps de mettre fin à tout contact avec le régime iranien, de reconnaître la lutte du peuple iranien pour la liberté et de reconnaître la légitimité de son mouvement de Résistance. Après plus de quatre décennies de criminalité et de terreur, la communauté internationale est confrontée à un moment décisif. Elle doit enfin choisir de se ranger du bon côté de l’histoire : aux côtés du peuple iranien.

