Je vous remercie de m’avoir conviée à venir participer à cette cérémonie si émouvante, si impressionnante où je vois les amis français de Lord Slynn qui était nombreux et qui sont nombreux, à côté de leurs amis iraniens, à regretter sa disparition.
Je vous remercie de m’avoir conviée à venir participer à cette cérémonie si émouvante, si impressionnante où je vois les amis français de Lord Slynn qui était nombreux et qui sont nombreux, à côté de leurs amis iraniens, à regretter sa disparition.
Effectivement nous avons affaire à une grande figure de la justice, à un moment où la justice est souvent controversée ici et là, à une figure qui n’a jamais transigé. C’est-à-dire quelqu’un qui, lorsqu’il était persuadé qu’une cause était juste, allait jusqu’au bout, y compris en dehors de ses fonctions professionnelles.
Il est tout à fait admirable, à une époque où, chacun travaille quand même plus où mois pour ses propres intérêts, de se rendre compte qu’il existe encore des personnes capables d’assumer non seulement des fonctions mais aussi des missions qu’ils sentent être justes, simplement parce qu’elles sont justes. C’est tout à fait impressionnant et très rare.
J’ai peu connu Lord Slynn. Je crois l’avoir vu deux ou trois fois avec nos amis de la Résistance iranienne, dont je partage tout à fait les points de vue et que j’ai toujours essayé de défendre contre les injustices dont ils ont fait l’objet.
Mais j’ai eu l’occasion de voir Lord Slynn dans une autre perspective et dans un autre contexte. Il avait été juge effectivement au tribunal de Luxembourg, et lorsque j’ai eu moi-même de grosses difficultés en tant que commissaire européen où j’étais très attaquée par les conservateurs allemands, j’ai vu quelqu’un que je ne connaissais pas, qui n’étais plus juge et qui était d’ailleurs conservateur, prendre ma défense, tout simplement parc qu’il considérait que c’était une injustice. J’ai trouvé cela admirable. De plus, il n’était pas français, il était britannique. J’ai trouvé ça quelque chose de tellement extraordinaire, que ça m’a vraiment frappée, et je lui en ai été très reconnaissante.
Je crois que pour la cause iranienne, ceux qui s’opposent à ce régime terrible qui sévit en Iran, bien sûr pouvoir compter sur une personnalité aussi forte, aussi respectée, aussi reconnue et pas seulement dans son pays, était quelque chose d’extraordinaire. Il ne faudrait pas évidement que du fait de son décès, l’intérêt retombe pour votre cause qui est juste. J’espère que d’autres personnalités aussi éminentes ou en tout cas pouvant jouer un rôle aussi considérable, là où elles sont, pourront continuer à vous aider.
Votre cause est juste. Bien sûr on sait la place que tiennent les intérêts dans ce genre de conflit. On sait aussi que c’est toujours très difficile de faire éclater la vérité. Et que les passions, l’information biaisée, la façon quelque fois tendancieuse de présenter les choses, peut induire les gens en erreur. Le combat que vous menez est juste. Je pense que, puisque vous avez déjà remporté des succès considérables avec le retrait de la liste au niveau européen, et j’espère un jour au niveau américain, cette cause avancera.
Je vous serai gré Maryam d’avoir organisé cette réunion pour que chacun puisse prendre bien conscience du fait que dans les périodes difficile, et Dieu sait si notre pays en a traversées, il y a toujours, mais cette fois-ci on le signale avec force, des personnalités qui prennent le côté de ceux qui sont opprimés injustement, de ceux qui ont une cause juste à défendre, et d’ailleurs ceux-là on les appelle « les justes ».
Je souhaite que des personnes de cette nature, de ce calibre, il y en ait d’autres, il n’y en a pas beaucoup, mais en tout cas, je voudrais du fond du cœur dire la gratitude que j’ai envers Lord Slynn. Je voudrais dire à son épouse toute l’admiration que j’ai pour cette grande figure et lui dire que je suis de tout cœur avec elle aujourd’hui.

