CNRI Dans un rassemblement de sunnites et de chiites lundi à Auvers-sur-Oise dans sa résidence au nord de Paris, Maryam Radjavi, présidente de la République élue du Conseil national de la Résistance iranienne, a condamné lattentat de Samara en Irak et accusé la dictature religieuse de Téhéran de cet acte barbare.
On comptait parmi les nombreux participants Sid Ahmed Ghozali, ancien premier ministre algérien, des dirigeants religieux du nord de Paris, dont le Cheikh Mammadou Tsango Tchara, imam de la Mosquée de Taverny, Mme Hoda Shaker Marouf Al Naimi professeur de sciences politique de luniversité de Bagdad et Mme Souha Mohammad Al-Azawy, ancienne députée irakienne et représentante du mouvement national irakien membre du front Maram, le Dr. Saleh Radjavi, représentant du CNRI en France et en Suisse, M. Moncef Marzouki , ancien président de la commission arabe des droits de lHomme, Abdel-Rahim Casbari , représentant dune association détudiants musulmans, et layatollah Jalal Gandjeï, président de la commission de la liberté de cultes du CNRI.
La réunion était diffusée en directe par la chaîne de télévision de la résistance. Dans son intervention, Mme Radjavi a adressé ses condoléances à tous les musulmans, en particulier aux chiites, pour lattentat criminel du mausolée sacré chiite de Samara. Elle a mis laccent sur la fraternité entre les sunnites et les chiites. Elle a aussi souligné que Samara était une ville sainte pour tous les musulmans et quelle nappartenait pas à une minorité religieuse en particulier.
Mme Radjavi a vivement condamné lingérence du régime iranien en Irak et a déclaré que lattentat de Samara, les attaques planifiées contre les mosquées sunnites, le meurtre des dirigeants religieux, de personnalités politiques, de journalistes et dautres citoyens, entraient dans le cadre dune guerre que les mollahs de Téhéran ont déclenchée contre le peuple irakien.
A ses yeux, les motifs du régime iranien pour fomenter de telles violences sont clairs, car il na pas réussi à atteindre les buts quil sétait fixé lors des élections législatives en Irak. Elle a rappelé quun front de forces démocratiques prenait corps et quil était conscient des menaces posées par lintégrisme de Téhéran. Elle a souligné quun gouvernement dunité nationale en Irak ne servait pas les intérêts du fascisme religieux dans lIran voisin.
Mme Radjavi a également salué lappel à lunion lancé immédiatement par les chefs de partis et groupes politiques irakiens après lattentat de Samara et a accusé le régime iranien de ce crime ignoble.

