Agence France Presse – La présidente du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) Maryam Radjavi a appelé mercredi la communauté internationale à une "politique de fermeté" à l’égard du "régime des mollahs", au cours d’un colloque organisé au Sénat par le Comité français pour un Iran démocratique (CFID).
Agence France Presse – La présidente du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) Maryam Radjavi a appelé mercredi la communauté internationale à une "politique de fermeté" à l’égard du "régime des mollahs", au cours d’un colloque organisé au Sénat par le Comité français pour un Iran démocratique (CFID).
"Les mollahs n’arrêteront ni de réprimer en Iran, ni de dévorer l’Irak, ni de fabriquer la bombe atomique, parce que sinon leur régime disparaîtrait. C’est pour cela que la communauté internationale doit adopter une politique de fermeté", a déclaré Mme Radjavi.
Elle a toutefois réaffirmé son opposition à une guerre contre l’Iran, plaidant pour une "troisième voie". "Seule la troisième voie, c’est à dire un changement démocratique par le peuple iranien et sa résistance organisée, est capable de débarrasser le monde du danger du fascisme religieux", a-t-elle insisté.
En présence de Danielle Mitterrand, l’épouse de l’ancien président de la République, la présidente du CNRI a réclamé une nouvelle fois la levée des "restrictions" imposées à son mouvement, dont les avoirs ont été gelés et les biens saisis.
Le CNRI est la vitrine de l’Organisation des Moudjahidine du peuple iranien (OMPI), inscrite par l’Union européenne et les Etats-Unis sur la liste des organisations terroristes.
"Cette inscription injuste est une forme de violation des droits de l’homme avec d’immenses dégâts", a plaidé Mme Radjavi.
Le CFID s’était constitué en février au Sénat, à l’initiative de l’ancien secrétaire d’Etat PS Alain Vivien, du sénateur PS Jean-Pierre Michel et de l’ancien député PS François Colcombet, pour promouvoir une politique d’aide à la résistance iranienne.

