CNRI Le 12 décembre, le premier vice président du Parlement européen prenait part à une conférence de presse au PE à Strasbourg, aux côtés de Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne. Cette conférence intervenait immédiatement après le jugement rendu par la Cour européenne de justice levant la décision de lUnion européenne de geler les avoirs financiers de Moudjahidine du peuple dIran. M. Vidal Quadras sest fermement prononcé en faveur dun changement de politique européenne vis-à-vis du régime en Iran et de son alternative, la Résistance iranienne :
Je voudrais commencer par féliciter Mme Maryam Radjavi pour sa grande victoire aujourdhui à la Cour européenne de Justice. Je voudrais aussi féliciter les membres des Moudjahidine du peuple de la Cité dAchraf.
Nous disons depuis plusieurs années que linscription des Moudjahidine du peuple
sur la liste terroriste a une motivation politique et aucun fondement légal. Notre système judiciaire a fait la preuve de son indépendance et justice a été faite.
Je souhaite la bienvenue à Mme Radjavi au Parlement européen. Jai hâte de lentendre lors de notre réunion du groupe PPE-DE ce soir. Comme vous devez tous le savoir, Mme Radjavi a été invitée par notre groupe lété dernier, mais le régime iranien avait menacé lUE de rompre les négociations nucléaires si la visite était maintenue.
Face à cette manifestation très claire de chantage, notre groupe avait tout de même décidé de maintenir la réunion, mais Mme Radjavi avait sagement et élégamment décidé de reporter le meeting. Comme elle lavait dit à lépoque, ce nétait quune excuse et le régime des mollahs nabandonnera jamais
lenrichissement duranium.
Une fois de plus, elle a eu raison. Je pense donc que nous devrions à partir daujourdhui écouter ce quelle a à dire avec plus dattention. LUnion européenne doit regarder la réalité en face. Le régime des mollahs na aucunement lintention dabandonner son programme nucléaire et il ne fait aucun doute quil poursuit un programme darmement.
Cest également valable pour lintervention du régime iranien en Irak. LIraq Study Group a appelé à juste titre à un changement de politique vis-à-vis de lIrak. Il a aussi appelé avec raison à une offensive
diplomatique. Je pense que tout le monde est daccord sur le fait que lIrak est un problème majeur et que la solution à ce problème est avant tout une solution politique.
Toutefois, je ne crois pas que des pourparlers avec Téhéran ou une collaboration avec les mollahs soit une solution. Loffensive diplomatique doit se concentrer sur larrêt de lingérence et de linfluence croissantes de lIran en Irak. Cest là la bonne approche. Nous ne devons pas nous engager dans des négociations très longues avec les mollahs pour nous apercevoir plusieurs mois ou plusieurs années après quils nous ont trompés.
Le régime iranien a recours aux tactiques classiques des dictateurs. Sil existe des problèmes à lintérieur du pays et quils ne peuvent pas répondre aux demandes de leur propre peuple, ils provoquent une crise externe ou une guerre étrangère pour dissimuler leur vulnérabilité dans le pays. Pour moi, lattitude de plus en plus marginale de ce régime est le signe de sa fragilité.
Donc, selon moi, lUnion européenne doit modifier son approche de lIran. Laspect le plus frappant de ce changement doit être notre approche du mouvement dopposition iranien, le Conseil national de la Résistance iranienne et de lorganisation des Moudjahidine du peuple dIran.
LUE doit sengager dans un dialogue et une coopération avec le Conseil national de la Résistance iranienne. Linvitation de Mme Radjavi par le groupe PPE-DE est un pas dans cette direction. Nous devons clairement faire savoir à Ahmadinejad que lEurope et la communauté internationale ne
tolèreront plus sa politique agressive et destructrice.

