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Leutheusser-Schnarrenberger appelle à des sanctions ciblées contre le régime iranien et soutient le plan en dix points du CNRI

Leutheusser-Schnarrenberger appelle à des sanctions ciblées contre le régime iranien et soutient le plan en dix points du CNRI
L’ancienne ministre allemande de la Justice, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, s’adresse au rassemblement du CNRI à Berlin le 7 février 2026

Debout devant la porte de Brandebourg le 7 février 2026, alors que des dizaines de milliers d’Iraniens et de sympathisants de la Résistance iranienne se rassemblaient à Berlin, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, ancienne ministre fédérale de la Justice allemande, a présenté la scène comme un écho délibéré de la propre lutte de l’Allemagne contre la censure et l’emprisonnement politique.

Leutheusser Schnarrenberger supports NCRI's Ten-Point Plan at Berlin rally on Feb 7, 2026

« Nous sommes au bon endroit », a déclaré l’ancienne ministre de la Justice, présentant le monument comme un avertissement à l’Europe : ne pas détourner le regard alors que des Iraniens sont « arrêtés, torturés, assassinés et exécutés » pour avoir manifesté. Elle a soutenu que les dirigeants religieux de Téhéran devaient être traités comme des « parias » et a plaidé pour un changement radical de la pression – isolement, sanctions ciblées et interruption des flux financiers – tout en insistant sur le fait que l’escalade ne nécessite pas la guerre.

Son défi le plus direct concernait la diplomatie : alors que des contacts nucléaires indirects sont en cours, a-t-elle déclaré, toute démarche doit commencer par une revendication relative aux droits humains. « La première revendication doit être : la libération des détenus », a-t-elle affirmé, en référence aux personnes emprisonnées pour les récentes manifestations. Elle a lié cette position à Mme Maryam Radjavi et au Plan en dix points du Conseil national de la Résistance iranienne – liberté d’expression et de réunion, élections libres, séparation de la religion et de l’État – et a souligné que les droits des femmes constituent le critère le plus évident d’un changement démocratique.

Voici le texte du discours de Sabine Leutheusser-Schnarrenberger :

Leutheusser Schnarrenberger soutient le Plan en dix points du CNRI lors du rassemblement de Berlin le 7 février 2026.

Madame Radjavi, Monsieur Charles Michel, Monsieur Peter Altmaier, chers amis, vous qui êtes ici pour lutter pour un Iran libre et présenter clairement vos points de vue au public, merci infiniment d’être présents !

Nous sommes au bon endroit, à la porte de Brandebourg. C’est ici que les espoirs de millions de personnes opprimées dans une Allemagne divisée se sont réalisés : des personnes réprimées, réduites au silence et emprisonnées.

Nous savons qu’en Iran, des personnes sont arrêtées, torturées, assassinées et exécutées parce qu’elles descendent dans la rue pour réclamer la liberté. Ce que le régime des mollahs inflige de manière criminelle et brutale à ses propres citoyens en Iran est inacceptable. C’est pourquoi nous sommes ici, chers amis.

Nous sommes réunis ici car nous ne devons pas oublier ce qui est arrivé au peuple iranien ces dernières semaines [lors du soulèvement national]. Tant de choses se passent dans le monde, et beaucoup sont reléguées au second plan. Mais chaque jour, nous devons nous souvenir avec quel courage le peuple iranien est descendu dans la rue et a risqué sa vie pour lutter pour un changement de régime.

 

À bas les mollahs ! Enfin la liberté, enfin une vie vécue comme on l’entend. Oui, il est grand temps, chers amis.

C’est précisément ce que réclame Mme Radjavi, ce que vous réclamez : enfin la liberté d’expression, la liberté de réunion, des élections libres et la séparation de la religion et de l’État. Plus d’oppression religieuse et de prétention insupportable au pouvoir absolu.

Et enfin, les droits des femmes : vivre comme elles l’entendent, avoir le droit d’apprendre, de pouvoir étudier et de sortir dans la rue sans voile, sans craindre de disparaître dans des chambres de torture pendant des années.

Voilà pourquoi nous sommes ici. Un message très clair aux mollahs : vous n’avez pas votre place dans ce monde. Ce régime doit être isolé par tous les États. Il doit l’être car, comme le dit M. Kermani, c’est un paria avec lequel on n’ose plus s’asseoir à la même table.

Pour l’instant, certains sont assis à la même table. Des négociations ont lieu via Oman avec les Iraniens et les Américains au sujet de l’accord sur le nucléaire. Mais quel est le sujet de ces pourparlers, s’ils ont déjà lieu ?

La première revendication doit être la libération des détenus iraniens emprisonnés pour avoir manifesté pacifiquement pour leur liberté et avoir ensuite été brutalement massacrés. C’est la condition sine qua non pour entamer des négociations.

Le message est donc clair : on ne peut pas poursuivre les négociations et ensuite reprendre les affaires comme si de rien n’était. Des mesures décisives doivent être prises dès maintenant pour exercer une pression beaucoup plus forte sur le régime criminel des mollahs.

Cela inclut bien sûr des sanctions – des sanctions ciblées – et surtout l’arrêt des flux financiers qui continuent d’alimenter les poches des mollahs. Tout cela peut se faire sans conflit armé, tout en accentuant la pression sur les mollahs.

Seule cette approche permettra de concrétiser la vision que vous portez, chère Madame Radjavi, ainsi que celle de la Résistance iranienne.

 

Votre présence parmi nous aujourd’hui, porteuse du message d’un Iran libre et, enfin, d’une république démocratique, nous donne l’espoir. À bas la République islamique !

À bas cette République islamique ! À bas ces mollahs qui ont prouvé que la vie humaine ne compte pas pour eux, seul le pouvoir importe. Le peuple iranien ne mérite pas cela.

Merci infiniment pour votre soutien et votre présence. Tous nos vœux de réussite vous accompagnent. Nous n’oublions pas ce qui se passe en Iran et nous nous efforcerons de le porter constamment à l’attention du public en Europe, en Allemagne et au-delà.

Merci encore, tous nos vœux de réussite.