
L’ancien sénateur américain Robert Torricelli a appelé la communauté internationale à rejeter la prétention de Téhéran de représenter le peuple iranien et a déclaré que le changement politique durable en Iran devait être réalisé par les Iraniens eux-mêmes. Il s’exprimait devant des milliers d’Iraniens et de partisans du CNRI rassemblés devant le siège des Nations Unies à New York le 23 septembre 2026.
Le sénateur Torricelli a dénoncé la répression du pouvoir clérical et a salué les jeunes militants. Le sénateur Torricelli a évoqué les Unités de résistance dirigées par l’OMPI et opérant en Iran, arguant que les troubles récents avaient démontré à la fois la vulnérabilité du système en place et la persistance de l’opposition organisée. Il a également vivement critiqué Reza Pahlavi, rejetant la restauration de la monarchie et réaffirmant la position du mouvement : « Non aux mollahs, non aux rois ».
S’adressant aux Iraniens à l’intérieur du pays, le sénateur Torricelli a déclaré que la liberté ne viendrait ni des États-Unis, ni de l’Europe, ni d’aucune autre puissance étrangère. Il a exhorté les citoyens de tous les horizons à cesser de coopérer avec les autorités et à participer à des actions de résistance pacifiques.
Il a présenté l’OMPI, le Conseil national de la résistance iranienne et le Plan en dix points de Maryam Radjavi comme une alternative démocratique organisée, insistant sur les engagements en faveur des élections, de l’égalité des sexes, d’un gouvernement laïque et d’un Iran non nucléaire. Il a conclu en exhortant les Iraniens et leurs sympathisants à ne pas abandonner la lutte pour un avenir démocratique.
Le texte du discours du sénateur Torricelli:
Aujourd’hui, alors que nous sommes réunis ici, les délégués prennent place à l’Assemblée générale, attendant d’entendre les dirigeants du monde, élus par leurs peuples, qui représentent ce que leurs pays ont de meilleur.
🚨 Former Senator Robert Torricelli (D-NJ) remarks at the rally by thousands of supporters of the NCRI and its President-elect Maryam Rajavi outside UN, on Sept 23, 2026, denouncing Iran regime’s presence at the #UNGA81 and calling for a democratic republic. pic.twitter.com/OYNvxBvkOj
— NCRI-U.S. Rep Office (@NCRIUS) September 26, 2026
Je veux qu’ils entendent ma voix, car l’un d’entre eux n’a pas sa place dans ce lieu d’honneur.
Pezechkian a du sang sur les mains. Il n’a aucun droit de représenter le peuple iranien, qui est fier de son pays.
Son régime est illégitime et bafoue tous les principes des Nations Unies. Il ne recherche ni la paix ni ne défend la justice.
Nations du monde, vous pouvez entendre ses paroles, mais rejetez qui il est. Rejetez son régime et son gouvernement.
Les Nations Unies méritent mieux. Tournez-lui le dos, comme nous le faisons aujourd’hui !
Au maire Giuliani et aux autres dirigeants des États-Unis qui sont venus ici année après année, merci de votre soutien indéfectible au peuple iranien.
Nos liens sont indéfectibles et indissolubles. Nous ne tournerons jamais le dos au peuple libre d’Iran.
Alors que nous nous retrouvons ici, beaucoup de choses peuvent sembler familières. Nous connaissons cette place, nous avons vu ces arbres, et vos visages nous sont familiers.
Mais ne vous y trompez pas : le sol sous vos pieds a changé. Il y a douze mois, le régime des mollahs a révélé sa véritable nature.
Alors que des milliers d’Iraniens descendaient dans la rue pour réclamer leur liberté et justice, ils ont été tués par milliers, et les mollahs ont révélé leur vrai visage : incapables, injustes, indignes du pouvoir en Iran.
Ils ne sont plus les mêmes. Nous savons qui ils sont. Ils se sont démasqués. Le sol a changé sous leurs pieds.
Et l’OMPI, l’OMPI et Mme Rajavi – nous avons, nous aussi, révélé notre vrai visage.
Les jeunes gens courageux des Unités de Résistance, dans les petits villages, les villes et les métropoles de tout l’Iran, face à la mort, sont descendus dans la rue, se sont organisés, ont exigé d’être entendus et ont réclamé, au cœur de cette lutte, un Iran meilleur et plus libre.
Le régime – nous savons qui ils sont. Mais nous en savons aussi plus sur le caractère des membres de l’OMPI ici et de ceux qui vivent en Iran. À eux, nous saluons votre courage.
Mais vous savez, rien de tout cela ne nous surprend concernant l’OMPI, et je ne suis pas vraiment surpris par le régime. Ils sont ce qu’ils ont toujours été, en pire.
Mais une chose m’a surpris cette année : le prince d’Hollywood, le prince Pahlavi.
Face à toute cette mort et cette destruction, il s’entête et parle avec la fierté de sa famille et de son père.
A-t-il appris quoi que ce soit sur le sens de la liberté, après avoir vécu toutes ces années en Amérique ?
Face aux dissensions internes en Iran, il dénigre les Kurdes et les autres minorités et menace l’unité iranienne.
A-t-il seulement compris ce que signifie la solidarité en Iran, au sein de son peuple ?
Et tandis que nos courageuses Unités de la Résistance manifestent chaque jour dans les rues des villes iraniennes, il collabore avec les Gardiens de la révolution.
A-t-il seulement compris le sens de ce combat ?
Nous y croyions alors, nous y croyons aujourd’hui : Non aux mollahs, non au Shah!
Nous ne voulons ni d’une dictature de gauche ni d’une dictature de droite, ni d’une dictature religieuse ni d’une dictature politique.
Nous voulons un Iran libre, libre de tous ces gens !
Former Senator Robert Torricelli summarizes it perfectly – give the people the power to choose their own future! pic.twitter.com/OKzJ17DKw4
— OIAC: Organization of Iranian American Communities (@OrgIAC) September 23, 2026
Permettez-moi donc de m’adresser à vous aussi, à tous ceux qui entendent nos voix à travers le monde, alors que ce message est diffusé aujourd’hui :
Tout d’abord, je tiens à ce que le peuple albanais sache : nous n’oublierons jamais que lorsque le peuple iranien avait besoin d’un refuge, d’un endroit où accueillir nos courageux combattants en sécurité, vous avez ouvert vos portes aux personnes qui vivent aujourd’hui au camp d’Achraf. Au peuple albanais : Merci, merci, merci !
Et je le répète, comme je l’ai dit tant de fois :
Au fil des années et des générations, on enseignera dans les écoles de tout l’Iran que, même dans les heures les plus sombres du peuple iranien, les courageux habitants d’Achraf n’ont jamais cédé.
Tandis que le reste de l’Iran était asservi, il y a toujours eu des Iraniens libres.
Ils vivaient à Achraf. Ils n’ont jamais baissé les bras, ils n’ont jamais cédé. À eux, toute notre admiration. Merci, merci, merci !
Et enfin, au peuple iranien – au peuple iranien qui entendra peut-être nos voix – parlons-lui franchement.
Nous aimerions pouvoir vous promettre qu’une baguette magique vous apportera la liberté. Ce ne sera pas le cas.
Les mollahs tomberont, mais ils détiennent un pouvoir absolu, gangrené par la corruption. Ils ne l’abandonneront pas facilement.
J’aimerais pouvoir vous dire qu’un dirigeant étranger, même de notre propre pays, pourrait vous apporter la liberté. Mais nous ne le pouvons pas.
La révolution en cours sera gagnée par les enfants, les étudiants, les travailleurs et même les soldats qui refusent de tirer sur leur propre peuple.
Cette révolution n’est ni américaine, ni européenne. Elle est iranienne.
Vous avez nos prières. Vous avez nos prières, vous avez notre soutien. Nous ne vous abandonnerons jamais.
Mais nous savons à qui appartient ce combat. La victoire n’en sera que plus douce et plus durable.
Car nous ne cherchons pas à changer les dirigeants ; nous cherchons à changer la culture politique, le caractère de la nation – à la rendre libre non pas pour une seule élection, non pas pour un seul régime, mais à faire de l’Iran un pays libre et prospère pour toujours.
Pour toujours !
Alors, peuple iranien, si vous nous entendez aujourd’hui :
Si vous détenez une arme pour l’armée iranienne, déposez-la. Elle n’est pas faite pour être utilisée contre votre propre peuple.
Si vous êtes policier et que vous organisez une manifestation, quittez votre poste. Le peuple que vous opprimez est le vôtre, et il se bat pour sa liberté et la vôtre.
Si vous êtes travailleur, chef d’entreprise, cessez de payer des impôts à un régime qui utilise cet argent pour massacrer son propre peuple.
Si vous êtes gardien de prison et que vous exécutez les jeunes qui se battent pour un Iran libre, quittez votre poste.
Tournez le dos. Sauvons notre dignité. Soyez fiers de qui vous êtes et de votre pays. Chacun a un rôle à jouer.
En Iran, personne n’est trop petit, trop jeune, trop vieux, trop pauvre, trop malade pour ne pouvoir agir : écrire un slogan, distribuer un tract, parler à un voisin, se poster au coin d’une rue, brandir une pancarte.
Chaque Iranien a cette obligation.
Un Iran libre ne viendra pas d’Amérique. Il ne viendra pas de l’ONU. Il ne viendra pas d’Europe.
Cela émane du cœur et de l’esprit d’un peuple iranien qui, enfin, souhaite la fin de ce régime et aspire à un Iran libre, juste, démocratique et prospère.
Plus jamais de perte de liberté !
Plus jamais une génération sacrifiée à la pauvreté et à l’indignité !
Et voici notre dernier argument :
À ces délégués, et à mon propre gouvernement, qui prétendent que les mollahs sont peut-être mauvais, que le régime est peut-être despotique, mais qu’il n’y a pas d’autre choix :
Écoutez-moi bien !
Non seulement il existe un choix, mais il existe un bon choix.
Lisez le Plan en dix points.
Maryam Radjavi : L’Occident doit axer sa politique envers l’Iran sur la révolte interne https://t.co/7A5FhsZxyc @Maryam_Rajavi_F
— Afchine Alavi (@afchine_alavi) September 24, 2026
Comprenez qu’un mouvement se développe dans le monde entier et en Iran, présent chaque jour dans les rues et prêt à prendre le pouvoir ; un mouvement qui croit en un Iran non nucléaire, un Iran égalitaire, un Iran gouverné non par une religion, mais par la foi en la liberté et la démocratie, selon ses propres principes.
Comprenez qu’une alternative existe.
Cette alternative, c’est l’OMPI, les Moudjahidine du peuple (MEK) et une femme incroyablement fière et d’une force extraordinaire, qui s’est levée chaque jour, chaque mois, chaque année, et a consacré sa vie à ce combat.
Mesdames et Messieurs, voici la présidente élue, notre dirigeante, une femme d’une grande inspiration : Maryam Rajavi !
Merci à tous.

