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Le sénateur italien Terzi s’exprime sur Reza Pahlavi : Les liens avec le régime et le soutien artificiel sapent toute prétention à diriger la transition iranienne

Le sénateur italien Terzi s'exprime sur Reza Pahlavi : Les liens avec le régime et le soutien artificiel sapent toute prétention à diriger la transition iranienne
Le sénateur Giulio Terzi prend la parole lors de la troisième session du Sommet mondial pour un Iran libre 2025 à Rome, le 31 juillet 2025

Alors que les rues d’Iran continuent de vibrer au rythme des manifestations contre le régime cruel et son bras armé, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), l’ancien ministre italien des Affaires étrangères et actuel sénateur Giulio Terzi di Sant’Agata, a livré une analyse sans concession des ambitions de Reza Pahlavi de diriger la transition post-régime.

Dans un billet publié le 16 février 2026 sur X, le sénateur Terzi remet en question l’idée que le fils exilé du dernier Shah puisse incarner une figure unificatrice ou légitime du changement. Il commence par souligner que Pahlavi se présente comme une « figure de référence » pour le peuple iranien et affirme que son nom est scandé lors des manifestations à travers le pays. Cependant, le sénateur Terzi sème rapidement le doute sur ce récit.

S’appuyant sur une enquête récente du Financial Times, le sénateur italien met en lumière la forte augmentation du nombre d’abonnés de Pahlavi sur les réseaux sociaux – notamment sur Instagram – augmentation que le journal attribue en grande partie à des comptes opérant sous de fausses identités. Selon l’article, nombre de ces comptes diffusent en boucle un contenu soigné et quasi identique faisant la promotion de Pahlavi. Ceci soulève de sérieuses questions quant à l’authenticité de son soutien, tant en Iran qu’au sein de la diaspora.

L’ancien ministre italien des Affaires étrangères soutient par ailleurs que le soutien dont bénéficie Pahlavi semble s’être largement construit au sein de la diaspora iranienne, où un récit nostalgique de la vie sous le Shah a été propagé auprès d’une population frustrée par les difficultés économiques et l’absence de réformes. Pourtant, de nombreux observateurs restent sceptiques quant à l’ampleur du soutien réel dont il bénéficie en Iran même.

Plus inquiétant encore, le sénateur Terzi souligne les préoccupations persistantes concernant les relations de longue date que Pahlavi entretient avec des éléments politiques, économiques et sécuritaires du régime actuel. Lors d’une audition devant les commissions parlementaires conjointes des droits de l’homme, des affaires étrangères et de la défense, le sénateur Terzi a publiquement remis en question les affirmations du professeur Pejman Abdolmohammadi, qui avait soutenu Pahlavi comme la seule personnalité capable de garantir une transition. Le professeur avait soutenu que Pahlavi pouvait assurer une transition pacifique et ordonnée et que des « éléments sains » subsistaient au sein de l’appareil sécuritaire du régime.

Le sénateur Terzi a exprimé sa profonde inquiétude face à ces affirmations, d’autant plus que, à l’époque, l’Union européenne, avec le plein soutien de l’Italie, avait désigné à l’unanimité le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) dans son intégralité comme organisation terroriste.

S’appuyant largement sur le livre de Struan Stevenson, Countdown to Collapse : Iran’s Regime on the Brink, le sénateur Terzi cite les déclarations faites par Pahlavi lors d’une conférence de presse le 23 juin 2025 à Paris. Selon le récit de Stevenson, Pahlavi a déclaré qu’il était en contact direct avec le CGRI – décrit comme la force de maintien de l’ordre du régime, semblable à la Gestapo – et qu’il considérait ces forces nécessaires non seulement pour promouvoir le changement mais aussi pour maintenir l’ordre après le renversement du régime. mollahs.

Pahlavi aurait déclaré mettre en place « un canal officiel permettant aux militaires, aux forces de sécurité et à la police de me contacter directement – ​​moi, mon équipe et notre opération en expansion ». Il a ajouté : « Je connais ces officiers, ces soldats. Ces hommes courageux existent parce qu’ils me contactent et me disent vouloir participer à ce salut national. Mais une meilleure coordination est désormais nécessaire. »

Décrire les membres des Gardiens de la révolution et des Bassidj – forces responsables de décennies d’arrestations, de tortures et de meurtres – comme des « hommes courageux », souligne Terzi, susciterait, à juste titre, l’indignation des dizaines de milliers de familles dont les proches ont été arrêtés, torturés et tués par l’appareil répressif du régime.

La conclusion, souligne le sénateur Terzi, est sans appel : il n’est pas surprenant que le peuple iranien rejette à la fois la théocratie criminelle actuelle et la monarchie cruelle du passé.

Alors que les manifestations se poursuivent, alimentées par une répression implacable, l’effondrement économique et les revendications d’une démocratie laïque, l’intervention du sénateur Terzi met en lumière une fracture critique au sein du discours de l’opposition. En pointant du doigt les liens présumés de Pahlavi avec le régime, le soutien numérique amplifié et une rhétorique qui risque d’insulter les victimes des dictatures passées et présentes, le sénateur italien le rejette fermement comme un leader crédible et rassembleur.

À la lumière de la désignation officielle du groupe terroriste par l’Union européenne… L’avertissement du sénateur Terzi, du Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC), est clair : toute transition entachée par une association avec les structures répressives du régime trahirait le courage des manifestants iraniens et risquerait de perpétuer des cycles de pouvoir autoritaire plutôt que d’apporter la liberté qu’ils réclament.