jeudi, février 2, 2023
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La Chambre des communes britannique demande au gouvernement de proscrire les pasdaran et de soutenir le soulèvement iranien

La Chambre des communes britannique demande au gouvernement de proscrire les pasdaran et de soutenir le soulèvement iranien
Chambre des Communes du Royaume Uni

Le 12 janvier, à l’issue d’un débat parlementaire à la Chambre des communes britannique, les députés ont adopté à l’unanimité et de manière multipartite la motion initiée et présentée par Bob Blackman, demandant au gouvernement du Royaume-Uni de proscrire le Corps des gardiens de la révolution (pasdaran) du régime iranien en tant qu’entité terroriste et de soutenir le soulèvement iranien.

Avant l’adoption de la motion, certains députés ont demandé au gouvernement de sanctionner Téhéran pour les violations des Droits de l’Homme, de fermer l’ambassade du régime à Londres et d’expulser ses diplomates du sol britannique, de soutenir le peuple iranien dans ses aspirations à un Iran libre, démocratique et laïc, de renvoyer l’effroyable dossier des Droits de l’Homme du régime au Conseil de sécurité de l’ONU et de cesser toute négociation avec Téhéran.

Certains députés ont clairement exprimé leur soutien à la Résistance iranienne et au plan en 10 points de la présidente élue du CNRI, Mme Maryam Radjavi, comme feuille de route pour la transition vers une république libre, démocratique et laïque.

Le texte ci-dessous reflète une sélection partielle de la substance des déclarations des députés. Des modifications mineures ont été apportées pour plus de clarté :

Les déclarations complètes peuvent être consultées sur le site web du Hansard à l’adresse suivante :

https://hansard.parliament.uk/commons/2023-01-12/debates/8B0B0A39-4FF0-4EFF-960D-8D3A51F0ED79/Iran

Sir Iain Duncan Smith (Chingford and Woodford Green/Con) :

Sur la proscription – je suis co-président du groupe multipartite sur les sanctions Magnitsky – les États-Unis et de nombreux autres pays ont déjà proscrit et sanctionné les pasdaran en Iran, alors pourquoi le gouvernement britannique traîne-t-il les pieds sur ce qui est clairement une action requise, étant donné que les pasdaran sont si fortement impliqués dans la violence et les meurtres ?

Layla Moran (Oxford West and Abingdon/LD) :

Puis-je ajouter ma voix et celle de mes collègues libéraux démocrates à l’appel à la proscription, car il est plus que temps ? Le ministre aurait le soutien de toutes les parties de l’Assemblée s’il choisissait de l’annoncer aujourd’hui à la Dispatch Box, et nous espérons sincèrement qu’il le fera.

Dr Matthew Offord (Hendon/Con) :

Le régime des mollahs ne respecte pas l’état de droit dans son propre pays. S’il est prêt à agir de la sorte et à ignorer sa propre législation, nous avons certainement beaucoup plus de poids pour proscrire les pasdaran.

Téhéran poursuit ses tactiques agressives, y compris une cyber-attaque contre ce même Parlement. Téhéran a fait la même tentative sur les services publics en Albanie lors d’un rassemblement de l’opposition. Téhérran soutient également les actions militaires au Yémen et en Syrie. Il a déstabilisé le processus politique au Liban et à Gaza par son soutien actif au Hezbollah. Un ambassadeur iranien en poste a coordonné et fourni des explosifs qui auraient pu tuer des centaines d’élus à Paris en 2018, dont moi-même et mon ami le député de Harrow East. Ces actes ont été coordonnés par le Corps des gardiens de la révolution islamique (pasdaran), qui cherche à propager le terrorisme dans le monde entier.

J’ai le sentiment que le gouvernement britannique n’a pas agi aussi rapidement ou n’est pas allé aussi loin qu’il le pouvait. La confusion demeure quant à savoir si les pasdaran ont été ou doivent être proscrit dans leur intégralité.

Le fait de ne pas proscrire les pasdaran en vertu de la loi sur le terrorisme de 2000 ne fait qu’encourager le gouvernement des mollahs à poursuivre la répression contre son peuple.

Mais nous avons besoin d’autres actions. Je veux que tous les liens politiques soient coupés et qu’il n’y ait plus de négociations avec le régime islamique d’Iran. Je veux voir la fin du plan d’action global conjoint (JCPOA) dans son intégralité. Je veux que l’on invoque les mécanismes de sanction instantanée prévus par la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies. Je veux voir la fermeture de tous les centres islamiques financés par l’Iran au Royaume-Uni. Je veux voir le rappel de l’ambassadeur britannique en Iran. Je veux voir l’expulsion de l’ambassadeur iranien et de tous les diplomates du Royaume-Uni et le gel de tous les avoirs des responsables du régime islamique et de leurs familles. Mais surtout, je veux voir le maintien des sanctions et des interdictions de visa pour toute personne liée à ce régime malfaisant.

John Spellar (Warley/Lab) :

Le gouvernement a continué à ne pas proscrire les pasdaran, comme ce fut le cas avec le Hezbollah jusqu’à ce qu’il doive finalement le faire. N’est-il pas temps maintenant de proscrire les pasdaran, qui déstabilisent la région par des activités terroristes et des organisations écran, qui pratiquent le gangstérisme international et qui constituent le fondement absolu du soutien à ce régime théocratique ?

Bob Blackman (Harrow East/Con) :

Le peuple iranien s’est levé pour vaincre la tyrannie religieuse, sa répression et son terrorisme. Il a choisi de payer le prix de la liberté avec son sang. Le Royaume-Uni et l’ensemble de la communauté internationale devraient faire preuve de solidarité en aidant le peuple iranien à réaliser ses aspirations démocratiques, ce que le gouvernement britannique peut faire en prenant les mesures nécessaires suivantes.

Le gouvernement doit exiger du régime des mollahs qu’il mette immédiatement fin aux procès, aux condamnations et aux exécutions de manifestants en Iran. Le gouvernement britannique est à la traîne par rapport à ses homologues européens, qui vont jusqu’à parrainer des manifestants individuels qui sont en prison et risquent fortement d’être exécutés. Nous pourrions suivre cet exemple. Nous devrions reconnaître la légitimité de la lutte du peuple iranien contre les forces maléfiques et terroristes des pasdaran et reconnaître officiellement la révolution du peuple iranien pour établir une république basée sur des valeurs démocratiques.

Nous devons reconnaître que le peuple iranien dispose d’une alternative démocratique, dont les objectifs sont inscrits dans le plan en 10 points formulé par Mme Maryam Radjavi, la présidente élue du CNRI. Le gouvernement doit soutenir cette solution iranienne, comme l’ont recommandé plus de 230 députés de tous les partis de la Chambre des communes et de la Chambre des lords dans notre déclaration commune de décembre 2022.

Le gouvernement doit soumettre le dossier effroyable des violations systématiques des Droits de l’Homme et des crimes contre l’humanité par le régime au Conseil de sécurité des Nations unies pour l’adoption de mesures dissuasives contraignantes. Les dirigeants du régime doivent être traduits en justice pour mettre fin à l’impunité et empêcher le cycle du crime et de la terreur.

Ensuite, nous devrions interdire le Corps des gardiens de la révolution islamique (pasdaran) dans son intégralité afin de le priver des fonds et des ressources dont il a besoin pour écraser le soulèvement national et exporter le terrorisme à l’étranger.

Nous devons fermer l’ambassade du régime et ses institutions affiliées, et expulser les diplomates et les agents du régime au Royaume-Uni qui soutiennent la répression violente des dissidents et des militants au Royaume-Uni. Nous devons élargir les sanctions pour cibler les dirigeants politiques responsables de la conduite du régime – le Guide Suprême, le président, le Corps des gardiens de la révolution et tous les membres de la structure dirigeante – et encourager nos alliés à faire de même.

Nous devons cesser toute forme de négociation ou de concession aux dirigeants criminels de l’Iran. Compte tenu des condamnations à mort prononcées à l’encontre des manifestants détenus au cours du soulèvement actuel, nous devons agir immédiatement, avec nos partenaires internationaux, pour faire en sorte que la mission internationale d’établissement des faits créée par le Conseil des Droits de l’Homme des Nations unies se rende dans les prisons iraniennes et s’entretienne avec les manifestants et les prisonniers politiques détenus dans les meilleurs délais.

Conjointement avec nos alliés du P3, nous devons annoncer la fin définitive et permanente des efforts visant à obtenir un accord nucléaire. L’activité nucléaire de l’Iran n’est qu’un symptôme. Nous devrions nous attaquer à la maladie : le régime lui-même. Il ne suffit pas de dire, comme l’ont fait les États-Unis, que l’accord n’est pas le sujet du moment. Les manifestants iraniens veulent voir une ligne plus dure. La dissuasion, plutôt que le dialogue, est la position appropriée.

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