
Sommet mondial pour un Iran libre 2025 – Rome, Italie, 31 juillet 2025
Ces derniers jours, l’appareil de propagande du régime iranien a intensifié sa campagne de diffamation contre l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK), reconnaissant indirectement le statut de l’OMPI comme seule alternative politique organisée à son régime.
Ce dernier épisode fait suite au Sommet pour un Iran libre 2025, qui s’est tenu le 31 juillet en Italie, ainsi qu’à deux conférences connexes au Parlement et au Sénat italiens, qui ont réuni un large éventail de personnalités politiques européennes. En réponse, le régime a publié une déclaration intitulée « Lettre de protestation des familles de victimes du terrorisme aux autorités italiennes ». Le langage et le ton utilisés ne laissent guère de doute sur le fait qu’elle a été rédigée sous la supervision du ministère des Affaires étrangères, l’« Association Nejat » du régime, affiliée au ministère du Renseignement (VEVAK), servant de façade publique.
Selon l’agence de presse officielle Defa, le 8 août 2025, la lettre a été présentée comme « une lettre de protestation ouverte adressée aux autorités judiciaires et aux présidents de la Chambre des députés et du Sénat italiens ».
La lettre reconnaît la position internationale de l’OMPI
Ironiquement, le texte reconnaît à plusieurs reprises le préstige internationale de l’OMPI et détaille même le profil politique élevé des participants à la conférence de Rome.
Elle note, avec une frustration apparente : « Certains responsables politiques italiens, pour des raisons inconnues, soutiennent ce groupe et organisent même des programmes pour le promouvoir en Italie. L’action du vice-président du Parlement italien, qui a récemment décerné un prix à l’un des membres de ce groupe, et l’invitation récente de certains responsables politiques italiens à la dirigeante de ce groupe le 30 juin à Rome, où elle a prononcé un discours au Parlement italien… Ces responsables politiques sont députés et représentants du peuple italien.»
La lettre du régime va plus loin, révélant l’ignorance intrinsèque de la dictature théocratique des normes démocratiques. Elle vise à faire la leçon aux législateurs européens sur leurs propres lois, menaçant que « la promotion d’activités terroristes par les médias ou tout autre moyen public constitue un crime passible d’emprisonnement ».
Aveux involontaires sur le retrait de l’OMPI de la liste des organisations terroristes de l’UE Par un autre aveu révélateur, la lettre contredit des années de propagande des groupes de pression et des porte-parole du régime, qui affirment depuis longtemps que le retrait de l’OMPI de la liste des organisations terroristes de l’UE est le résultat de pressions politiques ou de campagnes de relations publiques. Elle concède au contraire que la radiation de 2009 « était due à des décisions judiciaires » – reconnaissant ainsi que la décision était fondée sur la loi et non sur des accords secrets.
Cette reconnaissance réticente sape le discours mensonger du régime depuis des décennies et réaffirme la légalité de l’OMPI.
La véritable source de la fureur de Téhéran
La véritable indignation du régime réside dans le fait que le Sommet pour un Iran libre à Rome, auquel participait Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), s’est déroulé en totale conformité avec les cadres juridiques italien et européen. Les thèmes centraux de l’événement – la dénonciation des atrocités commises par le régime iranien en matière de droits humains, notamment les exécutions, les amputations et la répression politique – ont trouvé un fort écho auprès des législateurs italiens et européens.
Le plus irritant pour Téhéran a été le soutien public exprimé par des députés européens et italiens au Plan en dix points de Maryam Radjavi pour un Iran libre, démocratique et dénucléarisé.
La crainte du régime d’une contestation judiciaire ouverte
La Résistance iranienne a invité à plusieurs reprises le régime à présenter toutes les prétendues « familles des victimes du terrorisme » et les documents connexes contre l’OMPI devant un tribunal international, s’engageant à faire de même avec ses preuves et ses témoins. Le régime n’a jamais osé accepter cette contestation.
Au lieu de cela, le régime orchestre des spectacles grossiers – tels que des mises en scène de « familles du terrorisme » et un prétendu procès contre 104 membres de la Résistance iranienne – pour tenter d’échapper au droit international et d’occulter la légitimité historique et les 46 ans de lutte de l’OMPI pour la liberté en Iran.
La dernière tentative de diffamation, tout comme les précédentes, ne fait que souligner la peur du régime : l’OMPI représente la seule alternative organisée, crédible et démocratique capable de remplacer la théocratie à Téhéran.

