CNRI Le 7 juin se tenait à Paris un colloque parlementaire sur le changement démocratique en Iran rassemblant des élus et des personnalités de tout léventail politique français. Présidé par le député de lArdèche Pascal terrasse, il accueillait aux côtés dEdith Cresson, ancien Premier ministre, Mme Radjavi, présidente élue du CNRI.
Lors des multiples interventions, Jean-Paul Benoît, chargé des relations internationales au PRG, a rappelé que le dossier juridique touchant la résistance iranienne était une aberration et que linstauration de la démocratie en Iran était une nécessité :
« Je suis ancien parlementaire européen et un des responsables de lassociation des parlementaires européens. Je suis avocat et responsable des relations internationales du Parti radical de Gauche. Donc je vais être extrêmement bref puisque Gérard Charasse sest exprimé au nom du PRG.
Cette réunion prouve que les forces démocratiques de ce pays se rassemblent quand il sagit de défendre la démocratie quelque part et il faut le faire bien évidemment en Iran.
Je voudrais aborder trois points : la situation juridique de votre mouvement. Cette situation juridique est une aberration au regard du droit, et une aberration politique. Ayant eu à connaître certains aspects du dossier en tant quavocat je peux confirmer ceci. Il est urgent de faire en sorte que cette procédure ne senlise pas dans une espèce de non dit qui vous porte un préjudice considérable, politique, psychologique et international.
Deuxièmement en ce qui concerne la démocratie, il est sûr que les terroristes sont en Iran et quils ne sont pas à Auvers sur Oise, il faut le marteler. Même si dans cette affaire il ne faut pas faire nimporte quoi, il est très difficile de négocier et de passer un contrat avec un régime de la nature de celui des mollahs. En ce qui concerne le rétablissement de la démocratie, bien sûr votre mouvement sera au cur de ce processus du rétablissement de la démocratie. Je pense quil faut avoir une attitude ouverte. Mais il faut faire appel à lensemble des mouvements iraniens qui veulent lutter pour le rétablissement de la démocratie et bien évidement ce sera aux Iraniens de choisir la voie qui est la meilleure et bien entendu votre mouvement sera au cur de ce débat.
Il faut surtout éviter que le régime qui sétablira en Iran à la suite des mollahs soit imposé de lextérieur ou apparaisse comme imposer de lextérieur. Je ne vise personne, mais je pense à des puissances importantes qui ont toujours la tentation dimposer un système. Il faut que le régime qui succèdera aux mollahs naisse de la volonté des Iraniens et vous êtes un des éléments très importants.
Le nucléaire enfin. Lors dune rencontre avec Mme Radjavi il y a deux ans à Auvers-sur-Oise, nous avions longuement parlé de ce problème. Vous maviez dit, et moi je partageais ce sentiment, que ce serait le débat majeur des années à venir. Dans ce dossier il faut à la fois être très pertinent et ne pas faire nimporte quoi et toute intervention extérieure ou une tentation militaire serait une aberration. En même temps la négociation avec un régime comme celui des mollahs est extrêmement complexe. Car toute négociation apparaît dune certaine manière comme une légitimation. Nous ne pouvons pas avoir confiance dans la signature dun régime qui procède de lidéologie, du fanatisme politique et religieux de celui des mollahs. »

