CNRI – « la combinaison de ces trois éléments : votre organisation, cette extraordinaire équipe juridique et politique et notre modeste travail, a fini par produire ce résultat », a déclaré Alejo Vidal-Quadras dans une conférence de presse.
Le Vice-président du Parlement européen s’exprimait le 27 janvier à Bruxelles dans une conférence de presse sur la sortie de liste de l’OMPI, aux côtés de Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, et de très nombreux parlementaires et personnalités politiques venus de toute l’Europe célébrer la radiation de l’OMPI de la liste noire de l’UE.
Voici des extraits de son intervention :
Je pense que nous avons tiré quelques leçons de cette grande victoire. Une leçon est très pratique : si vous résistez suffisamment longtemps, vous gagnez. Et nous avons résisté et nous nous sommes battus pendant des années jusqu'à ce que ce jour arrive.
Il y a une autre leçon, et c’est que, même lentement et avec beaucoup de difficultés, notre système fonctionne. Et l’état de droit finit par l'emporter et la justice par gagner.
Aujourd'hui, je suis fier d'être Européen, parce que pendant toutes ces années de lutte, je n'ai pas été fier parfois. Mais aujourd'hui, je porte en moi la fierté d'être un citoyen européen, car nous avons vu que notre état de droit fonctionne.
Désormais ceux qui ne sont pas terroristes ne sont pas sur de la liste, et les terroristes sont ceux qui sont au gouvernement. La prochaine étape est de mettre les terroristes dans la liste, mais il s'agit de la seconde moitié de notre travail, qui je l'espère, ne prendra pas de si nombreuses années. Nous avons fait 50% du travail.
Madame la Présidente, je tiens vraiment à vous féliciter, car le facteur de ce combat et de cet heureux résultat final a été votre leadership. Lorsque j'ai commencé, avec tous mes collègues du Parlement européen, dont beaucoup sont ici, c’est Paulo Casaca et Struan Stevenson qui m’y ont amené. Bien sûr, ils m'ont parlé de votre mouvement, de la situation, de vos objectifs. Puis j'ai rencontré M. Mohadessine. Mais lorsque j'ai décidé de m’engager réellement, c'est quand je vous ai rencontrée, Mme Radjavi, parce que vous m'avez convaincu. J’ai discuté avec vous, je vous ai écoutée, j’ai appris à vous connaître, à connaître votre vie, vos réalisations, vos rêves pour l'Iran, c'est là que j'ai vraiment compris. Alors je vous félicite, parce que votre leadership a été essentiel et j'espère qu’il se poursuivra jusqu'à la victoire finale.
Aujourd'hui, nous avons eu une étape très importante. Il y aura un avant et un après cette bataille que nous avons gagné. La chose la plus importante à venir est d'apporter à l’Iran le même système politique et démocratique que nous avons en Europe. Ce jour-là, notre tâche sera accomplie.
Il y a une autre leçon à tirer : ce fut un travail d'équipe, car il y avait trois volets. Votre organisation, qui est vraiment exemplaire dans la façon dont vous organisez les choses, votre engagement, votre détermination. Vous semblez ne jamais être fatigués de quelque chose. C'est extraordinaire. Donc, ce fut essentiel. Une autre partie déterminante a été le travail de l'équipe juridique. Je ne peux qu’exprimer mon admiration pour cette équipe juridique, elle a été vraiment merveilleuse. J'ai eu le plaisir d'assister au travail au Luxembourg, ils ont été superbes. Immédiatement après les avoir écoutés, j’ai su que le juge serait également convaincu parce que vous êtes très, très bon. Donc, félicitations.
Et le troisième élément a été l'action politique. C'est là que nous avons travaillé au Parlement européen, autant que possible. Et aussi de nombreux autres parlementaires en Europe. Donc, toutes ces milliers de parlementaires ont exercé des pressions politiques sur les gouvernements et vous ont apporté publiquement leur soutien. Permettez-moi de dire avec modestie que nous avons aussi apporté notre pierre à l’édifice de sorte que la combinaison de ces trois éléments : votre organisation, cette extraordinaire équipe juridique et politique et notre modeste travail, a fini par produire ce résultat.
Et maintenant, Madame la Présidente, nous commençons un nouvel Iran. J'ai toujours dit qu'il était très difficile pour vous de travailler politiquement avec les mains liées par cette décision injuste et cette étiquette injuste. Maintenant vous avez les mains libres, votre travail gagnera en efficacité et notre capacité à fonctionner avec vous, à vous aider, va se multiplier, après cette grande victoire politique. A présent il ne reste qu’une chose à vous dire, Madame la Présidente : Rendez-vous à Téhéran.

