Editorial
CNRI – « En recevant Mme Radjavi, nous avons donné une bonne leçon à lambassadeur iranien », a déclaré la vice-présidente de la commission des affaires étrangères du parlement norvégien, Erna Solberg, en réponse aux journalistes qui linterrogeait sur les efforts du régime iranien pour empêcher cette visite.
La réaction déterminée et rapide des hauts responsables du gouvernement norvégien et des parlementaires face aux menaces du régime de Téhéran sur la venue en Norvège de la présidente élue de la Résistance iranienne, Maryam Radjavi, nest pas seulement un témoignage de lengagement de la Norvège dans les principes et traditions auxquels le pays sidentifie depuis toujours, mais aussi un exemple pour les autres pays européens, montrant que la seule façon efficace de réagir face à linsolence des mollahs était de faire preuve de fermeté.
A lannonce de cette visite, Téhéran a convoqué lambassadeur de Norvège au ministère des Affaires étrangères et la averti que ce voyage aurait des conséquences néfastes sur les relations entre Téhéran et Oslo. « Lambassadeur de Norvège a été convoqué. Des efforts diplomatiques ont été entrepris. Les mises en garde nécessaires ont été formulées », a déclaré Mohammad Ali Hosseini, porte-parole du ministère des Affaires étrangères des mollahs, à Associated Press à Téhéran.
A Oslo, lambassadeur des mollahs a rencontré Olav Akselsen, président de la commission des affaires étrangères du parlement. Dans une dépêche datée dOslo, Associated Press a annoncé : « Lambassadeur iranien en Norvège a averti la nation nordique que la réunion la semaine prochaine entre les législateurs norvégiens et le leader de lopposition iranienne aurait de graves conséquences sur les relations bilatérales ».
Toutefois, les hauts responsables norvégiens ne se sont pas laissés impressionner par le stratagème de Téhéran. Le secrétaire dEtat aux Affaires étrangères, Raymond Johansen, a affirmé que ni des émissaires ni de gouvernements étrangers ne pouvaient décider qui le parlement pouvait rencontrer. « Nous nentretenons pas de relations très amicales avec Téhéran, relations qui font pourtant lobjet des menaces du régime iranien », a-t-il souligné.
Morten Höglund, membre de la commission des affaires étrangères du parlement norvégien, a ajouté : « Il est inconcevable quun diplomate haut placé à Oslo puisse faire preuve dun tel manque de respect pour la démocratie norvégienne et son parlement et puisse proférer de telles menaces au nom dun régime en conflit avec la communauté internationale dans bien des domaines et un des plus tyranniques au monde », a déclaré Hoglund à Associated Press.
« Des menaces aussi directes contre la Norvège de la part de lambassadeur dun autre pays est un fait extrêmement rare », a affirmé Gerrit Loeberg, responsable de la sécurité au parlement, au journal norvégien VG.
La position solidaire et décisive des dirigeants norvégiens a donné une claque aux religieux iraniens, dont les menaces se sont complètement retournées contre eux. Chose plus importante encore, cela confirme ce que la Résistance iranienne a souvent souligné, le fait que les mollahs ne comprennent que le langage de la fermeté et que céder à leurs demandes ne fait quavoir leffet inverse.
Le temps est peut-être venu pour que dautres pays plus puissants en Europe suivent lexemple de la Norvège et campent sur leurs principes face à lintransigeance de Téhéran.

