dimanche, février 5, 2023
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Iran: 158 députés américains apportent leur soutien au combat des Iraniens pour la démocratie

L’Organisation des comités irano-américains (OIAC) a tenu cette semaine une conférence sur Zoom pour un évènement important. Les participants ont écouté les interventions d’une vingtaines de membres de la Chambre des représentants américains qui s’étaient joints en tant que coauteurs de la résolution, H. Res. 118, un projet de loi condamnant les violations des droits de l’homme et apporte son soutien à l’opposition iranienne.

La résolution a été présentée le mois dernier par les représentants californiens Tom McClintock et Brad Sherman, un démocrates et un républicain, qui ont également rédigé conjointement une lettre au président Biden le 11 février, annonçant la résolution et exhortant l’administration à soutenir ses objectifs.

«Avec l’introduction de cette résolution, une coalition bipartisane de membres du Congrès encourage les efforts pour reconnaître les droits du peuple iranien et sa lutte pour une république démocratique, laïque et non nucléaire en Iran, et pour tenir le régime au pouvoir responsable de ses comportements néfastes », affirme la lettre.

Ce langage reflète celui de la résolution qui porte le titre : « Soutien aux aspirations du peuple iranien pour une République iranienne démocratique, laïque et non nucléaire et condamnation des violations des droits de l’homme et du terrorisme d’État du régime iranien ».  La résolution compte 158 signataires.

Cosponsors of H.Res 118 in 117th Congress as of March 3, 2021

Video : Les Co-parrains de la résolution H.Res 118 au Congrès américain, mars 2021

Son évaluation des aspirations du peuple iranien repose en grande partie sur l’expression du sentiment anti-régime lors de multiples soulèvements nationaux depuis 2017. La résolution note que «des manifestations ont éclaté dans plus de 100 villes et se sont poursuivies pendant plusieurs jours, entraînant une forte recrudescence de la répression par les autorités iraniennes ».

Le pire de cette répression a été enregistré en novembre 2019, lorsqu’un soulèvement national encore plus important que celui de décembre 2017 a éclaté en Iran. La résolution souligne que 1 500 manifestants iraniens ont été tués au cours d’une période de moins de deux semaines après que le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), et d’autres organes répressives ont ouvert le feu sur la foule dans plusieurs villes.

La résolution de la Chambre mentionne que des manifestations ont continué à émerger en Iran depuis la répression de novembre 2019. Il note, par exemple, que lorsque le CGRI a abattu un avion de ligne commercial au-dessus de Téhéran en janvier 2020, « des manifestants se sont rassemblés à travers l’Iran et ont scandé contre le guide suprême du régime, Ali Khamenei ».

Dans son intervention à cette conférence, le représentant Don Bacon du Nebraska a qualifié le régime iranien de «menace pour le monde entier, pas seulement pour son propres peuple », et a cité comme preuve un complot terroriste déjoué en 2018 près de Paris, visant l’opposition iranienne et ses partisans.

Ce complot a été évoqué à maintes reprises dans les interventions d’autres orateurs et était l’un des sujets de la Résolution. Il a noté que « le 4 février 2021, un tribunal belge a condamné le diplomate iranien Assadollah Assadi à la peine maximale de 20 ans d’emprisonnement pour son rôle dans la planification de l’attentat à la bombe contre le rassemblement pour l’Iran libre à Villepinte, en France ».

Le représentant du Texas, Dan Crenshaw, a commenté cette décision en affirmant qu’elle «confirme ce que beaucoup d’entre nous savent déjà sur la cruauté du régime iranien et son attitude cavalière envers les normes internationales ». Il a particulièrement attiré l’attention sur le fait qu’Assadi a utilisé une valise diplomatique pour faire passer en contrebande les matières explosives d’Iran vers l’Europe.

Par ailleurs, le député Sherman a parlé de preuves qui montrent «la volonté du régime d’utiliser ses diplomates et ses ambassades dans la poursuite d’objectifs terroristes ».

Sherman, un démocrate, a été le deuxième à prendre la parole lors de l’événement de mercredi dernier, après son collègue McClintock, un républicain. Leur collaboration reflète un modèle plus large de bipartisme à l’appui de la résolution H. Res. 118.

Tous ont exprimé leurs convictions pour un avenir démocratique pour Iran. McClintock a déclaré à la communauté d’activistes iraniens: «Vous n’êtes pas seul dans votre combat pour la liberté». Il a exhorté la Maison Blanche à « engager de manière constructive le dialogue avec Madame Radjavi dans l’intérêt d’aider ses partisans en Iran à réaliser le programme jeffersonien, exprimé dans un projet en dix points pour un Iran libre ».

H. Res. 118 déclare clairement que la Chambre des représentants «se tient aux côtés du peuple iranien qui continue d’organiser des manifestations légitimes et pacifiques » et «reconnaît les droits du peuple iranien et sa lutte pour établir une République démocratique, laïque et non nucléaire en Iran ».

Faisant référence à aux agressions étrangères et aux violations des droits de l’homme en Iran, la représentante de la Géorgie, Jody Hice, a déclaré: «Franchement, le régime en Iran ne devrait pas avoir de place sur la scène internationale tant qu’il continuera son comportement néfaste.»

Le membre du Congrès Michael Guest, du Mississippi, a déclaré dans une déclaration écrite à l’adresse du gouvernement américain: «Nous devons continuer à nous opposer au régime iranien dans les termes les plus forts, y compris en prolongeant les sanctions et d’autres pressions pour dissuader le régime dans sa politique déstabilisatrice. »