
Intervenant lors de la deuxième journée du sommet mondial « Iran libre 2026 » à Paris, l’ancienne sénatrice et candidate à la présidence colombienne, Ingrid Betancourt, a prononcé un discours passionné axé sur le coût humain de la tyrannie de Téhéran. Mme Betancourt a dénoncé la terreur psychologique quotidienne que subissent les prisonniers politiques en Iran. Elle a rendu un hommage particulier à Babak Alipour et Pouya Ghobadi — deux des six jeunes hommes exécutés par le régime le 31 mars 2026 — en citant leurs derniers messages par lesquels ils rejetaient tant les mollahs que la monarchie au profit d’une république démocratique.
Mme Betancourt a exprimé sa profonde « douleur, sa honte et son dégoût » face à la récente décision des autorités françaises d’interdire un rassemblement pacifique à Paris pour protester contre ces exécutions de masse en Iran. Qualifiant cette interdiction de contradiction douloureuse avec les principes historiques de la France en matière de droits de l’homme, elle a averti que la complaisance occidentale permet au régime iranien d’exporter sa répression intérieure vers les pays libres. Elle a rappelé à l’auditoire le complot à la bombe déjoué en 2018 contre l’opposition près de Paris, soulignant que la politique de complaisance et la lâcheté ont un prix élevé.
En conclusion, Mme Betancourt a affirmé que le champ de bataille décisif réside dans la formation de l’opinion publique mondiale et dans la reconnaissance du fait qu’une véritable voie vers la liberté ne peut être imposée par des marionnettes à la solde de l’étranger ou par un retour aux dictatures du passé. Elle a déclaré que la solution tant recherchée par la communauté internationale existe déjà au sein de la Résistance iranienne organisée.
Le discours d’Ingrid Betancourt :
Demain, quelque part en Iran, un autre jeune prisonnier pourrait entendre des pas s’approcher de sa cellule. Il saura ce que signifient ces pas. Il saura que le régime veut le voir choisir entre la peur et la reddition. Et il saura, comme tant d’autres avant lui, que sa vie pourrait s’achever avant le lever du soleil.
Telle est la réalité de l’Iran aujourd’hui. Il ne s’agit ni de diplomatie, ni de géopolitique, ni de gros titres. Il s’agit d’une femme ou d’un homme attendant le bruit d’une clé tournant dans la serrure d’une porte de prison. Certains d’entre nous, en particulier ceux qui se trouvent à Ashraf 3, connaissent ce sentiment.
Le 31 mars — il y a quelques jours —, six jeunes hommes ont été conduits à la potence : Babak Alipour, Pouya Ghobadi et quatre autres courageux camarades.
Le régime pensait qu’en les exécutant, il pourrait étouffer leurs idées. Au lieu de cela, il a amplifié leurs voix.
Depuis leurs cellules, ils ne nous ont pas laissé des messages de désespoir, mais des messages de force.
Babak Alipour a écrit : « Je m’engage à lutter et à résister jusqu’au bout pour le renversement de ce régime inhumain et l’instauration d’une République démocratique. »
Et Pouya Ghobadi a déclaré : « Je rejette les mollahs et je rejette les chahs. »
🔸 Les paroles de Mme @IBetancourtCol résonnent particulièrement aujourd’hui
Avec sincérité et lucidité, elle porte un message d’espoir pour un Iran libre :#NCRIAlternative #OurChoiceMaryamRajavi pic.twitter.com/6p6cdnWJSp
— CNRI Femmes (@CNRIfemmes) June 21, 2026
Leurs paroles révèlent une vérité profonde : la lutte pour l’Iran n’est pas un combat entre le passé et le présent. Ce n’est pas un choix entre une dictature et une autre.
C’est le combat d’une nouvelle génération déterminée à bâtir une République démocratique.
C’est pourquoi le régime tue. Non pas parce qu’il est fort, mais parce qu’il a peur des jeunes qui refusent de se rendre. Peur des femmes qui refusent de se soumettre.
Peur des travailleurs, des étudiants, des prisonniers et des unités de résistance qui continuent de s’organiser malgré une répression inimaginable. Ils savent que les exécutions ne sauveront pas ce régime. Et la potence n’est pas un instrument de gouvernement.
Mais elle constitue l’ultime refuge d’un système moribond qui fait la guerre à son propre peuple.
Et parce que le régime comprend où réside la véritable menace, il cherche à l’étouffer non seulement à l’intérieur de l’Iran, mais aussi au-delà de ses frontières.
Hier, les autorités françaises ont interdit un rassemblement pacifique à Paris, organisé pour protester contre les exécutions de masse en cours en Iran.
Quelle douloureuse contradiction pour le pays — mon pays, mon second pays, mais mon pays tout de même — de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.
Je ressens de la douleur, tout comme nous, Français ici présents ; j’éprouve de la honte et du dégoût, car je crains que tout ne soit fait pour que mes compatriotes français ne soient pas informés de ce qui s’est passé hier.
Lorsque ceux qui s’élèvent contre les exécutions sont réduits au silence, nous devons nous interroger: ces droits constituent-ils toujours des principes universels, ou ne sont-ils plus que des mots couchés sur le papier ?
Le régime iranien exporte le terrorisme depuis des décennies, nous le savons. Mais aujourd’hui, il exporte la répression. Une répression qui s’exerce jusque dans nos pays, sur ces terres libres que sont les nôtres.
Réduire au silence un rassemblement pacifique à Paris revient à étouffer l’indignation mondiale face aux exécutions en Iran, alors même que de courageux jeunes Iraniens paient de leur vie leur résistance à cette tyrannie que les nations démocratiques cherchent à endiguer. Pourtant, on a tenté de faire taire nos voix solidaires.
Former Colombian Senator @IBetancourtCol: “The @Mojahedineng is not just an option. It is the only option. It is the foundation of change and the face of hope for #Iran. The free world must embrace this mission now.” pic.twitter.com/v63p23X5Ob
— NCRI-FAC (@iran_policy) August 6, 2025
Quel message cela envoie-t-il ? Que nous sommes prêts à affronter la tyrannie lorsque notre propre sécurité est menacée, mais pas lorsque c’est la liberté elle-même qui est attaquée ? Que nos intérêts priment sur nos principes ?
Un monde libre ne peut se défendre en reniant ses valeurs. Nous ne pouvons laisser une telle chose se produire.
Ce régime a déjà prouvé que sa violence ne s’arrête pas aux frontières de l’Iran. Vous souvenez-vous de 2018 ?
Des agents liés au régime iranien ont été condamnés pour avoir comploté un attentat à la bombe contre un grand rassemblement de l’opposition près de Paris, auquel nombre d’entre nous ici présents — ainsi que des milliers d’autres personnes et des dignitaires internationaux — avaient pris part.
Son objectif était clair : faire taire l’opposition au-delà des frontières iraniennes par la peur et la terreur.
Car si nos sociétés libres ne parviennent pas à défendre leurs principes partout où ils sont menacés dans le monde, ces mêmes menaces finiront par atteindre notre propre sol.
L’histoire nous enseigne que la lâcheté a un prix. La complaisance a un prix. La politique de complaisance a un prix. Et trop souvent, ce prix se paie en vies humaines.
Soyons clairs : nous reconnaissons et saluons les efforts de ceux qui ont affronté cette tyrannie et affaibli sa machine répressive.
Et oui, le silence sert la tyrannie, car il la renforce.
La bataille décisive ne se joue pas entre des États étrangers et Téhéran, mais tient à la possibilité que nous avons, ici en France, de porter la voix des Iraniens qui ne peuvent s’exprimer dans leur propre pays.
C’est là que se situe le champ de bataille aujourd’hui. Un champ de bataille qui est celui de l’opinion publique, où nous devons faire comprendre ce qui se passe en Iran. Il ne s’agit pas seulement de bombes et de missiles, mais de vies, de personnes qui comptent.
L’histoire nous a également enseigné d’autres leçons ; par exemple, que le chemin vers la liberté ne passe pas par une marionnette imposée de l’extérieur. Il ne s’agit pas d’un retour au passé.
La voie vers la liberté en Iran passe par la Résistance iranienne organisée, issue du peuple lui-même.
Cela signifie que nous détenons la solution. La solution que la communauté internationale recherche depuis des décennies est là ; elle est parmi nous.
Car nous avons ici, parmi nous, la seule solution possible à la crise iranienne : la force, l’organisation, l’engagement, ainsi que les valeurs et principes démocratiques que nous partageons et défendons. Mais surtout, la légitimité. Tout est une question de légitimité.
Maryam Radjavi a été élue par l’opposition, par l’ensemble des mouvements et organisations qui s’opposent à ce régime en Iran.
Le choix d’unir l’opposition et d’élire Maryam Radjavi à sa tête a constitué une méthode démocratique pour résoudre les problèmes internes.
Nous avons la solution, nous avons la dirigeante et nous avons la légitimité.
C’est avec Maryam Radjavi, avec les Unités de résistance, avec les prisonniers d’opinion, avec la jeunesse, avec les femmes, avec les hommes et avec les étudiants que l’Iran changera, car c’est là que réside la véritable force de changement.
C’est pourquoi le régime vous redoute. C’est pourquoi il craint même un rassemblement pacifique organisé à des milliers de kilomètres de l’Iran.
Oui, l’alternative démocratique existe déjà. Nous l’avons répété maintes fois ici.
Le plan en dix points de Maryam Radjavi propose une vision pour une République laïque et démocratique, fondée sur des élections libres, l’égalité entre les sexes, la séparation de la religion et de l’État, l’abolition de la peine de mort et des lois misogynes, le respect des droits humains et un Iran exempt d’armes nucléaires.
Il s’agit, avec vous, d’une transition de l’obscurantisme vers la lumière.
Il faut le dire — et je tiens à m’adresser à nos héros et héroïnes d’Ashraf 3, ainsi qu’aux prisonniers qui continuent de résister dans les geôles iraniennes et aux jeunes qui refusent de céder dans les rues d’Iran — : vous incarnez, tous autant que vous êtes, une force pure.
Vous êtes le moteur d’un changement vers la liberté et la démocratie.
Votre victoire est toute proche.
Et ce sera la victoire de la liberté elle-même, non seulement pour l’Iran, mais pour le monde entier. Nous voici donc tous réunis, et nous affirmons — pour que le monde entier l’entende — ce que vous dites depuis toujours : nous sommes prêts pour la liberté, prêts pour la justice, prêts pour la démocratie. Nous sommes prêts pour l’Iran.
« Ma hazerim », comme vous le dites : Hazer, Hazer, Hazer.
Nous avons la solution, nous avons le dirigeant et nous avons la légitimité.
Et c’est avec Maryam Radjavi, avec les Unités de la Résistance, avec les prisonniers d’opinion, avec la jeunesse, avec les femmes, avec les hommes et avec les étudiants que l’Iran changera, car c’est là la véritable force du changement.
C’est pourquoi le régime vous redoute. Et c’est pourquoi il redoute même un rassemblement pacifique organisé à des milliers de kilomètres de l’Iran.
Oui, l’alternative démocratique existe déjà. Nous l’avons répété maintes fois ici.
Le Plan en dix points de Maryam Rajavi offre une vision d’une République laïque et démocratique fondée sur des élections libres, l’égalité des sexes, la séparation de la religion et de l’État, l’abolition de la peine de mort, l’abolition des lois misogynes, le respect des droits humains et un Iran non nucléaire.
Avec vous, c’est une transition de l’obscurantisme à la lumière.
Et nous devons le dire – et je m’adresse à nos héros et héroïnes d’Ashraf 3, ainsi qu’aux prisonniers qui continuent de résister dans les prisons iraniennes, et aux jeunes Iraniens qui refusent de se soumettre dans les rues d’Iran – vous êtes, vous tous, la force incarnée.
Vous êtes le moteur d’un changement libre et démocratique.
Et votre victoire est très proche.
Ce sera la victoire de la liberté elle-même, non seulement en Iran, mais pour le monde entier.
Nous voici donc tous réunis, et nous proclamons haut et fort ce que vous dites toujours : nous sommes prêts pour la liberté, nous sommes prêts pour la justice, nous sommes prêts pour la démocratie. Nous sommes prêts pour l’Iran.

