CNRI – Le président de l’organisation irakienne des droits de l’homme, M. Hassan Chaaban, a souligné que les résidents du camp d’Achraf ont droit à une protection internationale et qu’il n’existe aucune justification à leur déplacement, a rapporté Radio Free Irak le 14 décembre.
A ses yeux, céder aux exigences du régime iranien sur les résidents d’Achraf constitue une violation du droit international.
« Il a appelé le gouvernement irakien à accepter les réalités qui prévalent, le respect des droits de ces personnes, évitez de les harceler de quelque manière qui soit et de les empêcher de s’immiscer dans les affaires intérieures du pays », a dit la radio en le citant.
Le camp d’Achraf situé au nord de Bagdad dans la province de Diyala, abrite quelque 3400 membres de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) qui y vivent depuis plus de vingt ans.
Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, dans une déclaration d’abord publiée sur son site Internet a annoncé des plans de «transfert des résidents du camp d’Achraf à Noqrat al-Salman» au sud de l’Irak comme «une étape vers leur expulsion (d’Irak) ».
La Résistance iranienne a dénoncé les propos du Premier ministre irakien comme illicite pour céder honteusement aux ordres du fascisme religieux en Iran en plein soulèvement national.
Le régime iranien a fait de la répression des résidents d’Achraf en Irak une condition préalable à son soutien à Al-Maliki lors des prochaines élections législatives en Irak.

