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Général James Jones : Le plan en 10 points, feuille de route jeffersonienne pour un Iran démocratique

Général James Jones : Le plan en 10 points, feuille de route jeffersonienne pour un Iran démocratique
L’ancien conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, le général James Jones, s’adresse au Sommet mondial pour un Iran libre en 2023.

Dans un discours poignant prononcé lors d’une conférence en ligne organisée par le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) le 5 mars 2026, le général James Jones, ancien conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, a qualifié la situation actuelle en Iran de « début de la fin » pour la théocratie au pouvoir. Revenant sur près de cinquante ans d’oppression systémique, le général Jones a souligné la répression brutale du soulèvement de janvier 2026 comme une ultime tentative, vouée à l’échec, d’étouffer l’aspiration humaine à la liberté.

Le général Jones a apporté son soutien au plan en dix points de Maryam Radjavi, le qualifiant de « document jeffersonien » incarnant des principes universaux tels que les élections libres, l’égalité des sexes et la séparation de la religion et de l’État. Il a appelé la communauté internationale et le gouvernement des États-Unis à reconnaître le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) comme l’autorité intérimaire légitime durant la transition à venir vers une république démocratique.

Soulignant que le peuple iranien rejette à la fois la théocratie actuelle et l’ancienne monarchie Pahlavi, Jones a salué le courage des unités de résistance dirigées par l’OMPI et a prédit que le « jour de la victoire » approche à grands pas.

Voici le texte du discours du général Jones :

Cette conférence arrive à point nommé, car nous assistons à un moment historique. Les événements qui se déroulent aujourd’hui en Iran ne constituent pas un simple chapitre de plus dans la longue saga de la répression et du ressentiment. Ils marquent le début de la fin d’un système tyrannique qui a tenu une grande nation en otage pendant près d’un demi-siècle.

Pendant près de cinq décennies, ce régime a mené une guerre contre son propre peuple. Des centaines de milliers d’Iraniens en ont payé le prix. Le monde a de nouveau été témoin de la barbarie du régime lors du soulèvement de janvier 2026, lorsque des milliers de personnes ont été massacrées pour avoir osé réclamer la liberté. Mais la tyrannie, aussi impitoyable soit-elle, ne peut éteindre l’aspiration humaine à la liberté.

Le peuple iranien a fait preuve d’une endurance, d’une résilience et d’un courage extraordinaires. Leur combat vise l’instauration d’une république démocratique fondée sur la volonté du peuple. Et dans cette lutte historique, le rôle de la Résistance iranienne a été indispensable. Connaissant le Conseil national de la Résistance iranienne et l’OMPI depuis 15 ans, je tiens à vous exprimer ma profonde admiration, Madame Radjavi.

À la tête de ce mouvement remarquable, vous avez fait preuve d’un leadership inébranlable dans des circonstances parmi les plus difficiles qui soient. Et dans cette lutte historique, le rôle de la Résistance iranienne a été indispensable.

Pendant des décennies, nombreux sont ceux qui, en Occident, ont choisi la voie de l’apaisement. Ils croyaient qu’en marginalisant et en sacrifiant une résistance vieille de soixante ans, incarnation de la lutte séculaire du peuple iranien, ils pourraient modérer le comportement des dirigeants moyenâgeux de Téhéran. L’histoire leur donne aujourd’hui tort.

Il est donc significatif que le CNRI ait fait preuve de perspicacité politique et de clairvoyance en présentant une feuille de route claire pour l’avenir de l’Iran. L’annonce d’un gouvernement provisoire fondé sur le plan en dix points de Madame Radjavi est une vision de l’Iran qui peut et doit émerger après la chute de la théocratie.

Le plan en dix points est, par essence, un document jeffersonien. Il incarne les principes universels de liberté, d’élections libres, de séparation de la religion et de l’État, d’égalité des sexes et d’abolition de la peine de mort.

Pour cette raison, la communauté internationale et mon propre gouvernement doivent reconnaître ce gouvernement provisoire comme l’autorité intérimaire légitime de l’Iran. Comme le stipule clairement la feuille de route, ce gouvernement guidera le pays durant une période de transition jusqu’à la tenue d’élections libres pour une assemblée législative nationale et une assemblée constituante, chargées de rédiger la constitution de la république démocratique.

Mesdames et Messieurs, le peuple iranien ne retournera pas aux sombres années de la dynastie Pahlavi. Les slogans scandés à travers l’Iran, « Non à l’oppresseur, qu’il soit le Shah ou le Guide suprême », ne laissent aucune place à l’ambiguïté. Le peuple iranien rejette toute forme de dictature. Son avenir repose sur une république démocratique choisie par le peuple lui-même.

Enfin, je salue le courage des Unités de Résistance en Iran. Même en ces jours et ces nuits périlleux, où les bombes tombent et où le régime déchaîne la terreur, elles poursuivent leur combat avec une détermination et un courage remarquables. Ces jeunes hommes et femmes courageux prouvent que le destin de l’Iran ne sera pas décidé par des puissances étrangères, ni par les vestiges des dictatures passées, mais par le peuple iranien lui-même et sa résistance organisée.

Mesdames et Messieurs, le jour de la victoire approche. Restons fermes aux côtés du CNRI et de Madame Radjavi en ce moment décisif de l’histoire. Lorsque le peuple iranien hissera le drapeau de la liberté sur Téhéran, l’histoire se souviendra de ces hommes et femmes courageux réunis ici, à Ashraf 3, et dans tout l’Iran, et du rôle qu’ils ont joué pour éclairer le chemin de cette victoire.

Merci beaucoup.